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mardi 28 octobre 2014

La Vie religieuse au Liban sous l'Empire romain - Hermon est - Presses de l’Ifpo

La Vie religieuse au Liban sous l'Empire romain - Hermon est - Presses de l'Ifpo

Hermon est

1Architecture : Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 256-264, 292-293, pl. 110-115 et 118, 27 (état des lieux en 1905, compléments en 1933) ; Dentzer-Feydy 1999, p. 531-532 et 551 (notes et dessins de W.J. Bankes) ; Chéhab 1949-1950, p. 111 (tête tourelée de Tyché). Photos : Taylor 1971, p. 86-89 ; Blas de Roblès, Pieri & Yon 2004, p. 179-180 ; Nordiguian 2005, p. 104-105. Site revu.
Épigraphie : IGLS 11, 4 (dédicace).
2Le village moderne de Deir el-Aachaiyer (1250 m d'altitude) est établi sur les terrasses qui surplombent le poljé de Birket el-Bouhairi, au pied du Jabal el-Qabchouniyé. Il occupe le site d'une bourgade antique sans doute appelée Kiboreia. D. Krencker et W. Zschietzschmann se concentrent sur l'édifice le mieux conservé, un grand temple romain, qu'ils placent parmi les bâtiments cultuels récents de la montagne. Ils proposent d'identifier à des propylées ou à un autre temple romain l'un des édifices qui s'élevaient en contrebas, vers l'est.
3Ouvert à l'est, le grand temple repose sur un massif de fondation qui compense la pente du terrain. Il s'élève sur un haut podium de quatre assises (fig. 242). Rien ne subsiste de son escalier monumental. Le temple était initialement conçu comme un périptère d'ordre ionique avec un pronaos et une cella au fond de laquelle la plate-forme d'un adyton devait s'élever au-dessus d'une crypte. Au-dessus du podium, le stylobate est dallé ; comme il ne présente aucune trace d'installation de colonne, il est possible que le péristyle n'ait jamais été réalisé.
Fig. 242. Deir el-Aachaiyer (105) : le temple, vue du nord-ouest.
Fig. 242. Deir el-Aachaiyer (105) : le temple, vue du nord-ouest.
Photo J. Aliquot 2002.
4Les murs de la cella sont dressés en appareil simple, avec des blocs de moyen appareil de dimension assez régulière. En façade, ils se prolongent par des antes. À l'arrière du bâtiment, ils sont pourvus de pilastres d'angle qui reposent sur une base attique. Avec leurs volutes obliques et leur gorgerin orné d'un méandre en svastikas, les chapiteaux d'antes et de pilastres d'angle ressemblent à ceux du grand temple de Rakhlé (106 B). Au fond du pronaos, la façade de la cella présente une baie axiale unique aux chambranles moulurés ; de part et d'autre de l'entrée, des niches cintrées sont aménagées au niveau de la troisième, de la quatrième et de la cinquième assise.
5À l'intérieur du temple, les murs gouttereaux et les angles de la cella sont ornés d'une succession de pilastres engagés peu saillants et autrefois surmontés de chapiteaux corinthiens. L'adyton occupe le tiers ouest de la pièce. Il présente une organisation tripartite, avec un escalier intégré dans la plate-forme, deux portes latérales menant à la crypte, une façade à colonnes largement ouverte sur la cella et des cages d'escalier permettant d'accéder aux parties hautes du temple (fig. 243).
Fig. 243. Deir el-Aachaiyer (105) : la plate-forme de l'adyton.
Fig. 243. Deir el-Aachaiyer (105) : la plate-forme de l'adyton.
Photo J. Aliquot 2002.
6La dédicace trouvée en contrebas du temple laisse supposer que le sanctuaire est consacré aux dieux de Kiboreia et que son culte est placé sous la responsabilité d'un grand-prêtre en 132 apr. J.-C. Le siège cultuel qu'elle mentionne a dû servir à transporter l'image des divinités locales en procession.

7Architecture : Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 222-230, pl. 94-97 et 118, 34 (état des lieux en 1905). Site revu.
Épigraphie : IGLS 11, 20-35.
8Rakhlé (1500 m d'altitude) occupe une petite dépression cernée de rochers au nord-est de l'Hermon. Son nom conserve celui de la bourgade antique de Rakhla, tardivement promue au rang de cité sous le nom de Zénonopolis. Les membres de la mission allemande ont étudié ses ruines en détail en 1905. La continuité d'occupation du site depuis l'époque romaine empêche d'identifier et de dater tous les édifices. Les bâtiments les plus clairement reconnaissables appartiennent à deux sanctuaires villageois situés respectivement au nord/nord-est (A) et à l'ouest (B) du bourg moderne, mais il existait peut-être un troisième temple (C).

9Architecture : Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 223-226, pl. 97.
10Au nord/nord-est du village, les blocs d'un sanctuaire païen ont été remployés pour construire une basilique chrétienne à l'époque protobyzantine. Au début du xxe s., le site de ces bâtiments cultuels se présentait déjà sous l'aspect d'un champ de ruines confus. Seuls quelques vestiges étaient visibles sur place, recouverts eux aussi par la basilique chrétienne pareillement détruite. Des travaux effectués plus récemment ont abouti à la dispersion complète de ces vestiges dans le quartier nord du village. Aucun élément repéré autrefois n'étant resté en place, à l'exception de la base et de la première assise d'un pilastre d'angle, il faut toujours se reporter à la publication de D. Krencker et W. Zschietzschmann pour l'étude architecturale du temple romain (fig. 244-245). Ces derniers le restituent sous la forme d'un temple sur podium à antes ou prostyle, d'ordre ionique, ouvert à l'est et pourvu de pilastres d'angle à l'arrière. Le bloc tympanal médian du fronton a été taillé et remployé dans la construction de la basilique : il était orné d'un gorgoneion en haut-relief, à l'intérieur d'un bouclier.
Fig. 244. Rakhlé (106) : site de la basilique chrétienne et du sanctuaire nord/nord-est (A), état des lieux en 1905.
Fig. 244. Rakhlé (106) : site de la basilique chrétienne et du sanctuaire nord/nord-est (A), état des lieux en 1905.
Dessin T. von Lüpke, dans Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 222, fig. 328.
Fig. 245. Rakhlé (106) : base et première assise du pilastre d'angle nord-ouest du temple nord/nord-est (A).
Fig. 245. Rakhlé (106) : base et première assise du pilastre d'angle nord-ouest du temple nord/nord-est (A).
Photo J. Aliquot 2003.
11Le lieu de culte est vraisemblablement consacré à Leucothéa, la déesse tutélaire du village, éventuellement associée à un grand dieu. Les inscriptions qui se rapportent à son aménagement et à sa gestion par la communauté locale sont datées entre la seconde moitié du ier s. apr. J.-C. et la fin du iiie s. apr. J.-C. (IGLS 11, 20-30). L'existence du sanctuaire est attestée dès 60 apr. J.-C., date à laquelle des diocètes supervisent des travaux (IGLS 11, 20). Entre 253 et 294 apr. J.-C., des constructions et des restaurations sont à nouveau effectuées (IGLS 11, 22-25). D'autres inscriptions non datées (IGLS 11, 27-30) pourraient se rapporter à des travaux plus importants à une époque antérieure : cette deuxième étape, qui concerne les fondations d'un bâtiment, une colonnade prostyle, des colonnes, une porte et des niches, correspondrait à l'état du temple restitué par D. Krencker et W. Zschietzschmann avec ses annexes.

12Architecture : Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 226-228, pl. 94-97 et 118, 34 ; Gawlikowski 1989, p. 338-339 ; Dentzer-Feydy 1999, p. 533-534, fig. 8-9 (vue panoramique et plan de W.J. Bankes).
13Un petit temple s'élève sur l'éminence rocheuse qui domine le village à l'ouest (fig. 246). Ouvert à l'est, il repose sur un podium précédé d'un escalier et se présente sous l'aspect d'un édifice distyle in antis d'ordre ionique, comprenant un pronaos et une cella en forme d'exèdre. Le bâtiment présente la particularité de comporter une abside hémisphérique couverte par une coupole. Cette partie constituant l'adyton est creusée dans le roc. Un décor de niches à colonnettes ornait les murs de part et d'autre de la niche centrale. Une crypte était peut-être aménagée sous le pronaos et sous la plate-forme de l'adyton.
Fig. 246. Rakhlé (106) : le temple ouest (B), vue en coupe longitudinale et restitution de la façade.
Fig. 246. Rakhlé (106) : le temple ouest (B), vue en coupe longitudinale et restitution de la façade.
Dessins T. von Lüpke, dans Krencker & Zschietzschmann 1938, pl. 95-96.
14Deux dédicaces rappellent que deux frères ont financé l'élévation des colonnes du pronaos en 158 apr. J.-C. (IGLS 11, 31-32). Elles fournissent un terminus ante quem pour la construction du temple.

15Description : Conder 1881, p. 113-115 ; Jalabert 1907, p. 269-270 ; Mouterde 1959, p. 78. Linteau : Seyrig 1933, p. 255-256, fig. 15 (AntSyr 1, p. 104-105) (fragment gauche) ; Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 229-230, fig. 346-347 (fragment droit) ; Nordiguian 2005, p. 73 (fragment gauche, attribué à tort au temple d'El-Hadet, 55).
16C.R. Conder, L. Jalabert et R. Mouterde évoquent l'existence d'un troisième temple à Rakhlé. Il n'en reste plus rien aujourd'hui, mais il est possible de lui attribuer le linteau orné d'un aigle éployé qui a été remployé dans la basilique chrétienne (fig. 247). D. Krencker et W. Zschietzschmann soulignent que son relief de facture archaïque est d'une époque antérieure à celle des deux autres temples. L'usage du motif de l'aigle éployé laisse en outre supposer que l'édifice était consacré à un grand dieu. Ce dernier aurait été le parèdre masculin de Leucothéa. Selon certains, son nom ou l'un de ses noms pourrait être Durahlun, « Celui de Rakhla », dieu attesté uniquement à Palmyre, où il est cité à plusieurs reprises comme parèdre de Baalshamin dans le sanctuaire de ce dieu (en dernier lieu Kaizer 2002, p. 29, 81-86, 249, pour les textes araméens, et p. 226-227, avec la restitution peu vraisemblable du théonyme en grec d'après J.-T. Milik).
Fig. 247. Rakhlé (106) : fragment de linteau à l'aigle éployé.
Fig. 247. Rakhlé (106) : fragment de linteau à l'aigle éployé.
Photo © Ifpo, photothèque.

17Architecture : Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 231-244, 296, pl. 98-105 (état des lieux en 1905, compléments en 1933) ; Deichmann 1939, p. 116, n° 10 (christianisation) ; Freyberger 1990 ; Ruprechtsberger 1992b, 1994 et 1996. Étude : Aliquot 2007 (avec les sources sur Burqush-Barkousa). Site revu.
18Burqush (1580 m d'altitude) occupe la crête et les versants du Jabal Burqush, à l'ouest du Ouadi Baqdouch, au-dessus de Qatana et de la plaine de Sahra. Depuis J.L. Burckhardt (1822, p. 50), le premier voyageur européen à avoir rendu compte d'une visite sur place, le site est surtout décrit comme un lieu de culte comportant des édifices religieux païens et chrétiens. On y trouve en effet un temple à abside, au nord (A), et un grand temple pseudo-périptère, au sud (B), recouvert à l'époque protobyzantine par un ensemble de bâtiments chrétiens. Ces édifices font l'objet d'un chapitre dans la publication de D. Krencker et W. Zschietzschmann, que les études plus récentes ne dispensent pas de consulter. Deux nécropoles romaines, diverses installations rupestres et une zone d'habitat sont aussi repérables aux abords des sanctuaires. La première nécropole, sur une éminence rocheuse au sud-ouest du site, comprend des tombes rupestres à nefesh. La seconde, au nord du temple nord, comporte plusieurs sarcophages partiellement taillés dans le rocher. Le rocher au sud-est du temple nord est aménagé sur plusieurs niveaux. Enfin, six bâtiments rectangulaires de grande taille, à moitié rupestres, occupent le versant ouest de la colline où se trouvent les sanctuaires, tandis que le versant est de cette colline est occupé par une trentaine de bâtiments en appareil quadrangulaire irrégulier de dimensions plus réduites (fig. 248-249). Si la fonction des premiers édifices demeure indéterminée, celle des seconds ne semble pas faire de doute : il s'agit de maisons. Il est donc très probable qu'à l'époque romaine, les sanctuaires de Burqush aient été associés à un village. Cette agglomération est vraisemblablement Barkousa, bourgade tardivement promue au rang de cité sous le nom de Justinianopolis.
Fig. 248. Burqush (107) : bâtiments au sud-ouest de la terrasse des sanctuaires.
Fig. 248. Burqush (107) : bâtiments au sud-ouest de la terrasse des sanctuaires.
Photo J. Aliquot 2003
Fig. 249. Burqush (107) : habitat à l'est de la terrasse des sanctuaires.
Fig. 249. Burqush (107) : habitat à l'est de la terrasse des sanctuaires.
Photo J. Aliquot 2003.

19Le temple s'élève à environ 60 m au nord de la basilique chrétienne (fig. 250-251). Partiellement rupestre, il repose sur un massif qui s'ajuste aux irrégularités du terrain : tandis que le long côté est et le mur de façade s'appuient sur un massif fait de blocs d'un module inférieur à celui des blocs du mur, l'angle nord-ouest de l'édifice repose directement sur le sol. Le bâtiment se présente sous la forme d'une petite chapelle absidale, ouverte au sud/sud-ouest, peut-être voûtée, et fermée en façade. Moins puissant que les murs gouttereaux, le mur d'entrée présente une porte axiale précédée d'un escalier. La porte était encadrée par un ordre complet dont seuls les piédestaux sont encore en place, tandis que les blocs où sont taillés les demi-colonnettes engagées, les demi-chapiteaux corinthiens, l'entablement et le fronton sont épars autour du bâtiment. Il semble que l'on pouvait également entrer dans le bâtiment par une petite porte ménagée dans le mur de fond au nord.
Fig. 250. Burqush (107) : temple nord (A).
Fig. 250. Burqush (107) : temple nord (A).
Photo J. Aliquot 2003.
Fig. 251. Burqush (107) : temple nord (A), façade restituée.
Fig. 251. Burqush (107) : temple nord (A), façade restituée.
Dessin T. von Lüpke, dans Krencker & Zschietzschmann 1938, pl. 101.
20Le temple se compose d'une cella rectangulaire, dont le sol est surbaissé de quelques marches par rapport au niveau du seuil. Au fond à l'intérieur, l'abside est à un niveau encore plus bas et son axe est déporté vers la gauche par rapport à celui du temple et de la porte principale, de sorte que les passages latéraux de part et d'autre sont de largeur inégale. Malgré ces irrégularités, le temple doit être rapproché des autres édifices cultuels à abside du Proche-Orient romain, dont l'aménagement intérieur correspondrait au mode d'exposition des statues cultuelles. Peu nombreux, les bâtiments de ce type se trouvent soit dans l'arrière-pays montagneux des cités phéniciennes, soit dans le Hauran. M. Gawlikowski (1998a, p. 39-40) en dénombre quatre en plus de celui de Burqush, l'exèdre à abside de Hosn Souleiman dans le Jabal el-Saheliyé (Ansariyé), le temple à abside de Rakhlé (106 B) sur l'Hermon, le Tychaion de Sanamein en Batanée et le prétendu « prétoire » de Mismiyé au nord-ouest du Léja. À Burqush comme dans le Tychaion de Sanamein et comme dans les temples de Nébi Safa (99) et d'Habbariyé (103) (dont l'allure est toutefois plus classique), des cages d'escalier occupent le fond de la cella : elles permettaient peut-être d'accéder à une pièce située au-dessus de la chapelle. La présence d'éboulis dans le corps du bâtiment effondré empêche de vérifier l'existence d'une crypte sous l'abside. Dans l'état actuel de la documentation, on ne peut retenir l'identification du temple à un mithréum, proposée sans argument par D. Krencker et W. Zschietzschmann. Le titulaire du temple est inconnu.
21Quant à la datation du bâtiment, elle ne peut être déterminée de manière précise en l'absence d'inscription. Non sans réserves, D. Krencker et W. Zschietzschmann placent le temple nord de Burqush parmi les temples de la montagne libanaise édifiés au cours du ier s. apr. J.-C. Plus récemment, K.S. Freyberger (1990, p. 160-161) a proposé de faire remonter la construction de l'édifice cultuel à l'époque augustéenne, en se fondant sur l'analyse du demi-chapiteau corinthien qui détermine l'ordre de sa porte. Le rapprochement de ce demi-chapiteau avec ceux du péribole du sanctuaire de Bel à Palmyre est peut-être probant, mais, si l'on suit M. Gawlikowski (1998a, p. 43), ces derniers dateraient au plus tôt de l'époque flavienne. La présence de l'abside, élément importé dans l'architecture religieuse de la Syrie, fournit un autre élément de comparaison utile pour dater l'édifice de Burqush : la construction des autres édifices cultuels à abside du Proche-Orient romain ne semble pas remonter plus haut que le début du iie s. apr. J.-C. Si l'on ne dispose d'information précise ni sur la chronologie de l'abside de Hosn Souleiman ni sur celle du temple à abside de Rakhlé (106 B), on peut néanmoins faire l'hypothèse que ce dernier était encore en cours d'aménagement en 158 apr. J.-C. (IGLS 11, 31-32). Des inscriptions attestent que les édifices cultuels de Mismiyé et de Sanamein ont été construits respectivement entre 161 et 169 apr. J.-C. et en 191 apr. J.-C. (Waddington, I. Syrie 2413 f, pour Sanamein, et 2528, pour Mismiyé). Les caractéristiques du temple nord de Burqush sont donc également présentes au nord de l'Hermon et dans les régions voisines sur des monuments du dernier tiers du ier et du iie s. apr. J.-C., ce qui suggère de retenir cette époque comme date de sa construction.

22Un second temple occupait la terrasse où l'on voit actuellement par les vestiges de la basilique chrétienne. Son axe médian nord-est/sud-ouest est perpendiculaire à celui de l'église. Cette orientation le place face au temple nord, selon un principe d'alignement qui se retrouve sur l'Hermon à Arné (113). En l'absence de traces d'un péribole, on ne sait si les deux temples de Burqush étaient englobés ou non dans l'enceinte d'un seul sanctuaire.
23Il ne reste du temple sud que quelques vestiges de la base finement moulurée du podium encore en place du côté nord-est (fig. 252-253). Le bâtiment (ou ce qui en restait) a été arasé à l'occasion des travaux de terrassement nécessaires à l'aménagement de l'esplanade où s'élevait la basilique (arasement des rochers d'une part, aplanissement et consolidation du terrain par la construction de murs et de substructions d'autre part). Les demi-colonnes du bâtiment ont été remployées dans les piliers de l'édifice chrétien. En partant de ces maigres vestiges, D. Krencker et W. Zschietzschmann restituent un temple pseudo-périptère sur podium d'ordre ionique. Au Proche-Orient, seuls deux bâtiments cultuels présentent un plan au sol comparable : un temple de Baalbek (54 D), peut-être construit au début du ier s. apr. J.-C. et d'ordre corinthien, et le grand temple ionique de Hosn Souleiman-Baetocécé, daté du iie ou du iiie s. apr. J.-C. Le riche décor du temple de Burqush n'est connu que par quelques fragments, à savoir un chapiteau ionique, qui permet d'identifier l'ordre du bâtiment cultuel, un chapiteau d'ante à volutes obliques, plusieurs blocs d'architrave-frise et de corniche, ainsi qu'un linteau de porte.
Fig. 252. Burqush (107) : temple sud (B), base du podium.
Fig. 252. Burqush (107) : temple sud (B), base du podium.
Photo J. Aliquot 2003.
Fig. 253. Burqush (107) : basilique à piliers, plan au sol des vestiges.
Fig. 253. Burqush (107) : basilique à piliers, plan au sol des vestiges.
Dessin H. Kohl, dans Krencker & Zschietzschmann 1938, pl. 98.
24Sur la datation du bâtiment, D. Krencker et W. Zschietzschmann (1938, p. 239 et 296) sont contradictoires : ils estiment tout d'abord que l'édifice fait partie des temples anciens de la région, puis le classent implicitement avec l'ensemble des bâtiments hermoniens dans la catégorie des temples construits au cours des iie et iiie s. apr. J.-C. Pour sa part, K.S. Freyberger (1990, p. 156-160) propose une datation augustéenne d'après des arguments stylistiques et des rapprochements discutables entre le décor de ce temple et celui du temple de Bel à Palmyre ou celui des bâtiments les plus anciens de la Syrie du Sud. Le décor du temple de Burqush comporte plusieurs éléments caractéristiques du répertoire ornemental habituel en Syrie à partir de la fin du ier s. apr. J.-C., à une époque où la survivance de formes décoratives locales ou importées s'accompagne d'emprunts aux productions de l'Asie Mineure (cf. Aliquot 2007, p. 253-258). Les rapprochements invoqués par K.S. Freyberger permettent plutôt d'identifier des survivances de l'art décoratif de la Syrie hellénistique dans le décor architectural des monuments de Burqush comme dans celui d'autres temples hermoniens et hauranais. La chronologie des édifices cultuels présentant des caractéristiques semblables à celles du temple sud amène à privilégier l'hypothèse d'une datation du dernier tiers du ier s. ou du iie s. apr. J.-C., contemporaine de celle du temple nord.
25Le temple sud a été recouvert à l'époque protobyzantine par une basilique chrétienne à piliers et à trois nefs. Dans l'angle sud-ouest de la nef et dans la sacristie méridionale, deux volées d'escalier conduisent à une vaste galerie partiellement souterraine située à l'extérieur du long côté méridional de l'ensemble architectural. Selon D. Krencker et W. Zschietzschmann (1938, p. 231-234), cette construction aurait été utilisée comme un bâtiment conventuel. J. Lassus (1947, p. 111 n. 2) n'adopte cette solution que par défaut. Il faut peut-être considérer la galerie comme une simple dépendance de l'église. Du reste, si la basilique de Burqush est la cathédrale de Barkousa, comme on peut le supposer, il convient de renoncer à l'identification d'un monastère. La datation de l'ensemble ecclésial, quant à elle, peut se fonder sur l'étude du plan de la basilique chrétienne. Celle-ci appartient au groupe des églises à piliers. L'extension de ce modèle architectural dans la région paraît consécutive à son développement en Syrie du Nord à partir de la fin du ve s. apr. J.-C. Près de l'Hermon, les basiliques de Baalbek (54), de Hosn Niha (60) et de Yanouh (24) fournissent des exemples comparables à celui de Burqush : si les deux premières ne sont pas précisément datées, en revanche, celle de Yanouh est datée du viie s. apr. J.-C. La construction de l'église de Burqush pourrait être elle aussi très tardive. La christianisation du site a pu avoir lieu longtemps après la fermeture et l'abandon des deux temples païens.

26Description : von Kremer 1853, p. 173-174. Site revu.
27Dans la partie ancienne du bourg de Qatana (850 m d'altitude), près du maqâm du cheikh Hassan al-Qatani, des fûts de colonne, des chapiteaux et un linteau de calcaire sont remployés à l'entrée d'un hammam (fig. 254). Ces vestiges pourraient appartenir au bâtiment antique décrit comme un temple par le voyageur A. von Kremer.
Fig. 254. Qatana (108*) : blocs antiques à l'entrée du hammam.
Fig. 254. Qatana (108*) : blocs antiques à l'entrée du hammam.
Photo J. Aliquot 2003.

28Épigraphie : IGLS 11, 38 (Qalaat Jendal), 39 (Ain el-Bourj). Site revu.
29Qalaat Jendal (1450 m d'altitude) occupe les pentes du vallon d'un affluent du Nahr el-Aouaj. L'éperon rocheux qui domine le village porte les ruines d'une forteresse médiévale. Les maisons modernes remploient de nombreux blocs appartenant à des bâtiments antiques. La dédicace d'une niche à Zeus par le prêtre Julius Hadrianus et sa famille, gravée sur l'un de ces blocs, indique l'existence d'un sanctuaire romain. Il faut peut-être rapporter au même lieu de culte la dédicace à la déesse Leucothéa de Ségeira trouvée en remploi à Ain el-Bourj, à 2 km en contrebas du village.

30Description (A) : Saulcy 1853, p. 565-568, pl. 50 ; Benzinger 1891, p. 72 ; Aliquot 2002, p. 241-246. Site revu.
Épigraphie : IGLS 11, 45.
31Le village de Kafr Hawar (1050 m d'altitude) s'étend de part et d'autre d'un affluent du Nahr el-Aouaj. Son nom conserve un toponyme syriaque signifiant « village blanc ». Son site pourrait correspondre à celui de la station ad Ammontem de la Table de Peutinger. La Lettre des archimandrites d'Arabie (trad. J.-B. Chabot, p. 153) signale la présence d'un couvent à Kafr Hawar au vie s. apr. J.-C.

32F. de Saulcy décrit de la manière la plus complète le petit temple sur podium qui s'élevait encore à Kafr Hawar au milieu du xixe s. (fig. 255). Le bâtiment a disparu depuis la fin de ce siècle. J. Benzinger signale que ses éléments ont été remployés pour construire un khan voisin, sans doute celui de Saassa, sur la route de Damas à Qouneitra. Dans la partie ancienne du village, néanmoins, la concentration de quelques blocs de grand appareil en calcaire blanc indique toujours l'emplacement du sanctuaire. La dédicace d'un autel découvert aux abords des ruines suggère d'attribuer le temple à Atargatis.
Fig. 255. Kafr Hawar (110) : podium du temple (A).
Fig. 255. Kafr Hawar (110) : podium du temple (A).
Dessin dans Saulcy 1851, pl. 50.

33Au sud du village, l'escarpement rocheux du Jabal el-Qalaa surplombe la vallée sur la rive droite du cours d'eau. Ses pentes sont occupées par une carrière de calcaire blanc (d'où les blocs du temple ont dû être extraits), une nécropole antique et des installations rupestres. Parmi ces dernières, la plus remarquable se présente sous la forme d'un petit lieu de culte rupestre connu localement sous le nom de Korsei el-Debb : ce « Fauteuil de l'Ours » est un autel monumental taillé dans la roche, au fond d'une pièce rectangulaire ouverte au nord/nord-est ; de chaque côté, une volée de quatre marches permet d'accéder à l'espace situé derrière l'autel (fig. 256).
Fig. 256. Kafr Hawar (110) : sanctuaire rupestre (B).
Fig. 256. Kafr Hawar (110) : sanctuaire rupestre (B).
Photo J. Aliquot 2003.

34Architecture : Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 267. Site revu.
Épigraphie : IGLS 11, 46-47 (inscriptions du temple), 48-51 (épitaphes), 52 (cuve cultuelle dédiée par un trésorier sacré).
35Le village de Hiné (1060 m d'altitude), établi sur un tell archéologique (fig. 257), correspond à l'antique Ina, bourgade sans doute comprise dans les domaines de l'Ituréen Zénodoros, puis dans ceux de l'Hérodien Philippe, avant d'être attribuée à la cité de Damas (cf. IGLS 11, p. 81). La Lettre des archimandrites d'Arabie (trad. J.-B. Chabot, p. 149, 152-153) mentionne les couvents de Hiné et de ses environs au vie s. apr. J.-C.
Fig. 257. Hiné (111) : le tell.
Fig. 257. Hiné (111) : le tell.
Photo J. Aliquot 2008.
36Deux nécropoles antiques sont repérées à l'ouest et à l'est du village. Les ruines d'un grand temple romain ouvert à l'est d'au moins 40 m de long occupent le sommet du tell. Les membres de la mission allemande n'ont pu relever que deux assises du soubassement et la base du podium du bâtiment (fig. 258). Aujourd'hui, la route asphaltée recouvre le soubassement et le podium a été en grande partie démonté. Deux inscriptions étaient gravées sur ces parties du temple. Elles se rapportent à l'aménagement du sanctuaire sous la surveillance d'épimélètes. La plus longue indique qu'entre 179 et 182 apr. J.-C., la construction du temple et de son péribole a été ordonnée de manière exceptionnelle par le gouverneur de la province de Syrie (le futur empereur Pertinax) et financée grâce aux fonds sacrés (IGLS 11, 46).
Fig. 258. Hiné (111) : le podium du temple.
Fig. 258. Hiné (111) : le podium du temple.
Dessin D. Krencker, dans Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 267, fig. 412.

37Épigraphie : IGLS 11, 41. Site revu.
38À Rimé, dans la haute vallée du Nahr el-Aouaj, une dédicace commémore la fondation d'un temple de Théandrios par un certain Munatius et sous sa propre autorité en 198-199 apr. J.-C. L'emplacement du bâtiment est indéterminé, mais l'occupation du site à l'époque romaine est bien attestée. D. Krencker et W. Zschietzschmann (1938, p. 269, pl. 116) relèvent le plan d'un tombeau romain. Des blocs décorés (fûts de colonne, chapiteau) sont remployés dans les maisons modernes. Des installations rupestres (citerne, tombes, niches) sont aménagées sur l'éperon rocheux qui domine le village.

39Description : Warren 1870c, p. 224-225 ; Mouterde 1959, p. 83. Site revu.
Épigraphie : IGLS 11, 42.
40Arné (1400 m d'altitude) occupe la tête de la haute vallée du Nahr el-Aouaj, sous la crête de l'Hermon. D'après une inscription remployée sur place dans une maison moderne, son nom actuel conserve celui l'antique Ornéa. Le même texte indique aussi qu'en février 330 apr. J.-C. le dieu tutélaire d'Ornéa a financé la réalisation du décor d'un temple tandis que deux responsables (diocètes) supervisaient l'aménagement de terrains sacrés appartenant au village. Le temple n'est pas localisé. Il pourrait appartenir à l'un des deux sanctuaires repérés à proximité de la source d'Ain el-Qasr, sur le site de Qasr Chbib, qui surplombe le village au nord-est, à environ 1550 m d'altitude. C. Warren et R. Mouterde signalent déjà les ruines des deux sanctuaires alignés l'un derrière l'autre et ouverts tous les deux au nord/nord-est. Plus à l'est, on peut encore voir la carrière d'où proviennent les blocs de calcaire gris-bleu utilisés dans la construction des bâtiments cultuels.

41Le sanctuaire présente un plan au sol rectangulaire. Il occupe une terrasse. Tout son long côté nord, dont la longueur totale atteint environ 80 m, est majoritairement constitué de la paroi rocheuse inégalement taillée. Des blocs complètent le mur là où la paroi présente des imperfections. En revanche, le long côté sud, vers la pente, est appareillé (fig. 259-260). La plupart des éléments constitutifs du mur d'entrée et du long côté sud du temple se sont effondrés sur place ou vers le sud. Plusieurs éléments du bâtiment sont épars : il s'agit de plusieurs fûts de colonne monolithes, du chambranle et du linteau de la porte d'entrée, de chapiteaux doriques uniquement épannelés, et de blocs moulurés appartenant à l'entablement du temple.
Fig. 259. Arné (113) : ruines du sanctuaire est (A).
Fig. 259. Arné (113) : ruines du sanctuaire est (A).
Photo J. Aliquot 2003.
Fig. 260. Arné (113) : ruines du sanctuaire est (A).
Fig. 260. Arné (113) : ruines du sanctuaire est (A).
Photo J. Aliquot 2003.

42Un second sanctuaire de plan rectangulaire se trouve à une trentaine de mètres à l'ouest du premier. Sa construction tire également parti de la configuration du terrain. Son mur de fond et sa partie postérieure sont entièrement rupestres. Le rocher qui le domine au nord a lui-même été aménagé : plusieurs degrés d'un escalier rupestre y sont visibles. À l'est, le site est totalement bouleversé. Il ne ressemble plus qu'à un vaste éboulis (fig. 261). Le tracé du mur d'entrée du péribole et du long côté méridional reste cependant identifiable, de même que l'angle sud-est du temple. La plate-forme de l'adyton doit à son caractère rupestre d'avoir été préservée des destructions naturelles ou artificielles (fig. 262). On y accède par une volée de quatre ou cinq marches, encadrée par deux murs. Plusieurs blocs repérés parmi les éboulis signalent la présence de niches cintrées.
Fig. 261. Arné (113) : ruines du sanctuaire ouest (B).
Fig. 261. Arné (113) : ruines du sanctuaire ouest (B).
Photo J. Aliquot 2003.
Fig. 262. Arné (113) : adyton rupestre du temple ouest (B).
Fig. 262. Arné (113) : adyton rupestre du temple ouest (B).
Photo J. Aliquot 2003.
43En contrebas du sanctuaire, plusieurs terrasses ont été aménagées sur le versant abrupt de la colline. On y trouve des installations rupestres, sous la forme de petites pièces carrées à ciel ouvert de 4 m de côté environ, dont le mur de fond est creusé d'une cavité rectangulaire ou carrée peu profonde et dont les murs latéraux sont soit entièrement, soit partiellement rupestres.

44Description : Porter 1855, 1, p. 293-296 ; Warren 1870b ; Conder 1874, p. 51-53 ; Clermont-Ganneau 1903d, p. 352-353 ; Mouterde 1951-1952, p. 22-23 ; Ehrl 1990 ; Ruprechtsberger 1992a, 1992b, 1994 et 1996. Site non revu.
Épigraphie : IGLS 11, 40.
45Dans son Onomasticon (s.v. Aermon), Jérôme mentionne le haut-lieu qui couronne le Mont Hermon, à 2814 m d'altitude, sur le site de Qasr Antar. Depuis Rachaiya el-Ouadi à l'ouest ou depuis Arné (113) à l'est, l'ascension pédestre jusqu'au site dure au moins six heures (fig. 263). Le sanctuaire occupe une terrasse naturelle, autour d'un cône rocheux creusé en son centre. Il se compose d'une enceinte ovale faite de blocs de grand appareil soigneusement dressés. Un petit temple ouvert à l'est s'élève au sud/sud-ouest du temenos (fig. 264). Une grotte se trouve au nord-est du sanctuaire. L'inscription grecque découverte au nord-ouest du péribole indique que le haut-lieu est consacré à un dieu qualifié de très grand et de saint. Le même texte laisse supposer que l'accès au site est réservé à des fidèles qui prêtent serment.
Fig. 263. Arné (113) et Qasr Antar (114) : le site de Qasr Chbib (en bas à droite) sous le sommet de l'Hermon.
Fig. 263. Arné (113) et Qasr Antar (114) : le site de Qasr Chbib (en bas à droite) sous le sommet de l'Hermon.
Photo J. Aliquot 2006.
Fig. 264. Qasr Antar (114) : plan du sanctuaire.
Fig. 264. Qasr Antar (114) : plan du sanctuaire.
Croquis d'après Warren 1870b.


Envoyé de mon Ipad 

samedi 20 février 2010

Lebanon de Samuel Maoz « Laterna Magica

Venise 2009/Lion d’Or

Ils sont jeunes, ils sont quatre, ils sont en guerre et ils sont confinés à l’intérieur d’un char. Le premier film de Samuel Moaz adopte un parti-prit audacieux en choisissant de construire une heure trente de métrage sans jamais quitter l’espace de l’intérieur du tank. A t’on déjà assisté à un huis-clos aussi étroit (sinon Phone Game éventuellement) ?

L’intégralité du film se déroule bien à l’intérieur du véhicule, et c’est un véritable tout-de-force que réussit le cinéaste, faisant preuve d’une ingéniosité de tous les instants. Lebanon est dans la lignée d’un certain cinéma israélien, toujours prompt à raconter la guerre, souvent celles opposant Tsahal au Liban, de l’intérieur.


Lebanon de Samuel Maoz « Laterna Magica

lundi 24 août 2009

Hauteurs du Golan, Basan de la Bible (BibléLieux.com)

Hauteurs du Golan, Basan de la Bible (BibléLieux.com): "Le mont Hermon se situe à l'extrémité sud de la chaîne de montagne de l'anti-Liban. Le plus haut sommet du Mt. Hermon atteint 2800 m (9230 pieds). En Israël, le plus haut point se situe à Mitzpe Shelagim, 'l'observatoire de neige,' à 2210 m (7295 pieds). L'emplacement est connu dans la Bible sous le nom de Ba’al Hermon, Sirion, et Sion. Psaume 133 donne une image de l'agréabilité et de la productivité de cette montagne. Il parle de l'abondance d'eau, d'un endroit recevant beaucoup de pluie. L'Hermon, en moyenne, reçoit 24 cm de précipitation par année (elle en reçu 40 cm en 1992). Il est fort possible que la transfiguration ait eu lieu quelque part sur les pentes du Mont Hermon, Jésus et ses disciples ayant été précédemment aperçus dans 'la région de Césarée de Philippe.' Césarée de Philippe se situant à la base du Mont Hermon, ce dernier pourrait ainsi être la montagne où Jésus emmena ses disciples."

mardi 9 septembre 2008

Dossier : le Liban dans la Bible

Dossier : le Liban dans la Bible
Dans la Bible, le Liban et en particulier ses cèdres symbolisent la beauté, l’abondance, la gloire, la force et l’élévation. Différents textes dénoncent le sentiment de supériorité qui émane du Liban et le conduit à la fierté et à l’arrogance, qui finalement, précipite sa chute. Ses richesses accumulées par son commerce seront réduites à néant (prophéties sur Tyr et Sidon, Éz. 27). La gloire du Liban sera abaissée jusqu’à terre, comme ses arbres, symboles de grandeur, de puissance et de magnificence (És. 10. 34 ; Jé. 22. 6)

Des images glorifiant la beauté du Liban parsèment le Cantique des Cantiques : « Viens avec moi du Liban, ma fiancée, viens avec moi du Liban ! Regarde du sommet de l’Amana, du sommet du Senir et de l’Hermon, des tanières des lions, des montagnes des léopards » (4. 8) ; « Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée ; il y a sous ta langue du miel et du lait, et l’odeur de tes vêtements est comme l’odeur du Liban » (4. 11) ; « Une fontaine des jardins, une source d’eaux vives, des ruisseaux du Liban » (4. 15) ; « Ses jambes sont des colonnes de marbre blanc, posées sur des bases d’or pur. Son aspect est comme le Liban, distingué comme les cèdres » (5. 15) ; « Ton cou est comme une tour d’ivoire [...]. Ton nez est comme la tour du Liban, qui regarde du côté de Damas » (7. 4).

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Psalm 89:12 (New International Version)

You created the north and the south;
Tabor and Hermon sing for joy at your name.