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dimanche 15 février 2015

Eusebe de Cesarėe dans l'Audience Générale, 13 juin 2007

Audience Générale, 13 juin 2007

http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2007/documents/hf_ben-xvi_aud_20070613.html
Benoît XVI évoque en 2007 l'apport très précieux d'Eusebe de Cesarėe à la culture et à la Foi chrétienne 
Proche de l'empereur Constantin , vivant entre Cesarėe et Tyr , Eusebe a joué un rôle très important dans l'histoire de l'Eglise et du Liban , notamment l'histoire de La ville de Tyr.

Audience Générale, 13 juin 2007
BENOÎT XVI
AUDIENCE GÉNÉRALE
Mercredi 13 juin 2007

Eusèbe de Césarée

Chers frères et sœurs,
Dans l'histoire du christianisme antique, la distinction entre les trois premiers siècles et ceux qui suivirent le Concile de Nicée de 325, le premier Concile œcuménique, est fondamentale. Presque comme une "charnière" entre les deux périodes se trouvent ce qu'on appelle le "tournant constantinien" et la paix de l'Eglise, ainsi que la figure d'Eusèbe, Evêque de Césarée en Palestine. Il fut le représentant le plus qualifié de la culture chrétienne de son époque dans des contextes très variés, de la théologie à l'exégèse, de l'histoire à l'érudition. Eusèbe est en particulier célèbre comme le premier historien du christianisme, mais il fut également le plus grand philologue de l'Eglise antique.
A Césarée, où il faut probablement situer autour de 260 la naissance d'Eusèbe, Origène s'était réfugié en arrivant d'Alexandrie, et c'est là qu'il avait fondé une école et une importante bibliothèque. C'est précisément sur ces livres que devait se former, quelques décennies plus tard, le jeune Eusèbe. En 325, en tant qu'Evêque de Césarée, il joua un rôle important dans le Concile de Nicée. Il en approuva le Credo et l'affirmation de la pleine divinité du Fils de Dieu, défini pour cela "de la même substance" que le Père (homooúsios tõ Patrí). C'est pratiquement le même Credo que nous récitons chaque dimanche dans la sainte Liturgie. Admirateur sincère de Constantin, qui avait donné la paix à l'Eglise, Eusèbe en reçut à son tour l'estime et la considération. Il célébra l'empereur, non seulement dans ses œuvres, mais également dans des discours officiels, prononcés lors du vingtième et du trentième anniversaire de son accession au trône, et après sa mort, qui eut lieu en 337. Deux ou trois ans plus tard, Eusèbe mourut lui aussi.
Chercheur inlassable, dans ses nombreux écrits, Eusèbe se propose de réfléchir et de faire le point sur trois siècles de christianisme, trois siècles vécus sous la persécution, en puisant largement aux sources chrétiennes et païennes conservées en particulier dans la grande bibliothèque de Césarée. Ainsi, malgré l'importance objective de ses œuvres apologétiques, exégétiques et doctrinales, la réputation éternelle d'Eusèbe reste surtout liée aux dix livres de son Histoire ecclésiastique. C'est le premier qui a écrit une Histoire de l'Eglise, qui reste fondamentale grâce aux sources qu'Eusèbe a mises à notre disposition pour toujours. Avec cette Histoire, il réussit à sauver d'un oubli certain de nombreux événements, personnages et œuvres littéraires de l'Eglise antique. Il s'agit donc d'une source primordiale pour la connaissance des premiers siècles du christianisme.
Nous pouvons nous demander de quelle façon il a structuré et avec quelles intentions il a rédigé cette œuvre nouvelle. Au début de son premier livre, l'historien dresse avec précision la liste des thèmes qu'il entend traiter dans son œuvre:  "Je me suis proposé de mettre par écrit les successions des saints apôtres et les temps écoulés, à partir de ceux de notre Sauveur jusqu'à nous; toutes les grandes choses que l'on dit avoir été accomplies au cours de l'histoire de l'Eglise; tous ceux qui ont dirigé et guidé de manière éminente les plus illustres diocèses; et ceux qui, au cours de chaque génération, ont été des messagers de la Parole divine à travers la parole et les écrits; quelles et combien ont été les personnes, et à quelle époque, qui, poussées par un désir de nouveauté, après avoir persévéré le plus possible dans l'erreur, sont devenues des interprètes et des promoteurs d'une fausse doctrine, et comme des loups cruels, ont dévasté sans pitié le troupeau du Christ; ...et le nombre et les moyens avec lesquels, et à quelle époque, la Parole divine fut combattue par les païens; et les grands hommes qui, pour la défendre, sont passés à travers de dures épreuves de sang et de tortures; et, enfin, les témoignages de notre temps, et la miséricorde et la bienveillance de notre Sauveur envers nous tous" (1, 1, 1-2). Eusèbe traite de divers secteurs:  la succession des Apôtres comme ossature de l'Eglise, la diffusion du message, les erreurs, puis les persécutions de la part des païens et les grands témoignage qui sont la lumière de cette Histoire. Dans tout cela transparaissent pour lui la miséricorde et la bienveillance du Sauveur. Eusèbe inaugure ainsi l'historiographie ecclésiastique, poussant son récit jusqu'en 324, année où Constantin, après la défaite de Licinius, fut acclamé unique empereur de Rome.
C'est l'année précédant le grand Concile de Nicée qu'il offre ensuite la "Summa" de ce que l'Eglise - d'un point de vue doctrinal, moral et aussi juridique - avait appris au cours de ses 300 ans.
La citation que nous venons de mentionner, tirée du premier livre de l'Histoire ecclésiastique, contient une répétition certainement intentionnelle. A trois reprises en quelques lignes seulement, revient le titre christologique de Sauveur, et il est explicitement fait référence à sa "miséricorde" et à sa "bienveillance". Nous pouvons ainsi saisir la perspective fondamentale de l'historiographie eusébienne:  son histoire est une histoire "christocentrique" dans laquelle se révèle progressivement le mystère de l'amour de Dieu pour les hommes. Avec un étonnement authentique, Eusèbe reconnaît "qu'auprès de tous les hommes du monde entier seul Jésus est dit, confessé, reconnu Christ [c'est-à-dire Messie et Sauveur du monde], qu'il est rappelé avec ce nom également par les grecs et par les barbares, qu'aujourd'hui encore, il est honoré comme un roi par ses disciples présents dans le monde, admiré plus qu'un prophète, glorifié comme le vrai et unique prêtre de Dieu; et, plus encore, en tant que Logos de Dieu préexistant et tiré de l'être avant tous les temps, il a reçu du Père un honneur digne de vénération, et il est adoré comme Dieu. Mais la chose la plus extraordinaire de toutes est que, lorsque nous lui sommes consacrés, nous le célébrons non seulement avec les voix et le son des paroles, mais avec toutes les dispositions de l'âme, de sorte que nous plaçons avant nos vies elles-mêmes le témoignage que nous  lui rendons" (1, 3, 19-20). C'est ainsi qu'apparaît au premier plan une autre caractéristique, qui restera constante  dans  l'antique historiographie ecclésiastique:  c'est "l'intention morale" qui préside au récit. L'analyse historique  n'est  jamais  une  fin  en elle-même; elle n'est pas seulement faite pour connaître le passé; elle vise plutôt de manière décidée à la conversion, et à un authentique témoignage de vie chrétienne de la part des fidèles. Elle est un guide pour nous-même.
De cette manière, Eusèbe interpelle vivement les croyants de chaque époque à propos de leur façon d'aborder les événements de l'histoire, et de l'Eglise en particulier. Il nous interpelle nous aussi:  quelle est notre attitude à l'égard des événements de l'Eglise? Est-ce l'attitude de celui qui s'y intéresse par simple curiosité, peut-être en recherchant à tout prix ce qui est sensationnel ou scandaleux? Ou bien l'attitude pleine d'amour, et ouverte au mystère, de celui qui sait - par foi - pouvoir retrouver dans l'histoire de l'Eglise les signes de l'amour de Dieu et les grandes œuvres du salut qu'il a accomplies? Si telle est notre attitude, nous ne pouvons que nous sentir encouragés à une réponse plus cohérente et généreuse, à un témoignage de vie plus chrétien pour laisser les signes de l'amour de Dieu également aux générations futures.
"Il y a un mystère", ne se lassait pas de répéter cet éminent expert des Pères de l'Eglise que fut le Cardinal Jean Daniélou:  "Il y a un contenu caché dans l'histoire... Le mystère est celui des œuvres de Dieu, qui constituent dans le temps la réalité authentique, cachée derrière les apparences... Mais cette histoire que Dieu réalise pour l'homme, il ne la réalise pas sans lui. S'arrêter pour contempler les "grandes choses" de Dieu signifierait ne voir qu'un aspect des choses. Face à celles-ci se trouve la réponse des hommes" (Essai sur le mystère de l'histoire - "Saggio sul mistero della  storia",  éd.  it.,  Brescia 1963, p. 182). Après tant de siècles, aujourd'hui aussi Eusèbe de Césarée invite les croyants, il nous invite, à nous étonner, à contempler dans l'histoire les grandes œuvres de Dieu pour le salut des hommes. Et avec tout autant d'énergie, il nous invite à la conversion de notre vie. En effet, face à un Dieu qui nous a aimés de cette manière, nous ne pouvons pas rester inertes. L'instance propre à l'amour est que la vie tout entière doit être orientée vers l'imitation de l'Aimée. Faisons donc tout notre possible pour laisser dans notre vie une trace transparente de l'amour de Dieu.
***
Je salue cordialement les pèlerins francophones présents ce matin, les invitant à porter un regard plein d'espérance sur le monde, que Dieu aime et dans lequel il les appelle à témoigner du Christ Sauveur.
© Copyright 2007 - Libreria Editrice Vaticana


Envoyé de mon Ipad 

mardi 28 octobre 2014

(9) ‫جبل حرمون + Mount Hermon‬

(9) ‫جبل حرمون + Mount Hermon‬

جبل حرمون + Mount Hermon

جبل حرمون ( او جبل الشيخ كما يطلق عليه حاليا )
ويسمي بجبل الشيخ كناية إلى الرأس المكلل بالثلج، كما يكلل الشيب رأس الشيخ.
لانه دائما مغطى بالثلوج و مميز ببياضها الناصع
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ترنيمة المصاعد لداود ( مزمور 133 )
هوذا ما احسن وما اجمل ان يسكن الاخوة معا.
مثل الدهن الطيب على الراس النازل على اللحية لحية هرون النازل الى طرف ثيابه.
مثل ندى حرمون النازل على جبل صهيون.لانه هناك امر الرب بالبركة حياة الى الابد
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جبل الشيخ أو جبل حرمون هو جبل يقع في سوريا ولبنان. يمتـد من بانياس وسهل الحولة في الجنوب الغربي إلى وادي القرن ومجاز وادي الحرير في الشمال الشرقي .
وهو بذلك يشكل القسم الأكبر والأهم والأعلى من سلسلة جبال لبنان الشرقية التي تمتد بين سوريا ولبنان.

يحـدّه من الشرق والجنوب منطقة وادي العجم وإقليم البلان وهضبة الجولان في سوريا، ومن الشمال والغرب القسم الجنوبي من سهل البقاع ووادي التيم في لبنان. فيه ثلاث قمم الأولى في الشرق وتعلو 2145م والثانية في الغرب وتعلو 2294م والثالثة، تسمى شارة الحرمون وهي الأعلى وتعلو 2814م.
.ويسمي بجبل الشيخ كناية إلى الرأس المكلل بالثلج، كما يكلل الشيب رأس الشيخ
الغابات الكثيفة التي كانت منتشـرة أكسـبت هذا الجبل مسـحة رائعة الجمال ورونقاً بديعـاً ، فقممه بيضـاء ناصعة يليها زنار عريض أخضر يتدرج حتى الأودية وأهم الأشـجار كان السـنديان أو البلوط والملول والقيقب واللبنا والزعرور والبطم والفرعم وغيرها، وقد أمدت المناطق المجاورة والبعيدة بكميات ضخمة من الأخشـاب للصناعة والتدفئة ومع الأسـف فالجبل اليوم أصبح أجرداً بينما كان زاهراً يُضرب بخضرته وأشـجاره المثل.

لقد شـهدت سـفوح هذا الجبل وأوديته والسـهول المحيطة به أحداثاً تاريخية هامة جداً في الأزمنة القديمة والمتوسـطة والحديثة والحالية فكان لها التأثير الهام على العمران والسـكن وحياة الناس ، لقد جرت معارك كبيرة فانتصرت جيوش وتقهقرت أخرى وبنيت قلاع وتهدمت حصون نتيجة المعارك والصراعات والزلازل، كما أقيمت دور عبادة وصوامع للمتعبدين والزهـّاد وأختبأت جماعات كثيرة خوفاً من الغزاة أو الحكام.
تعتبر الوجهة الغربية من جبل الشيخ منطقة جبلية نائية تخلو من التواجد السكاني، خلافاً لحال السلسلة الغربية وقد يعود ذلك إلى أسباب أمنية أو جغرافية، نسبة إلى بعدها عن المدينة. وهذه المرتفعات لا تقل شأناً عن جارتها السلسلة الغربية لجهة ما تشكله من أهمية على صعيد السياحة على مدار السنة. وجبل الشيخ المرتفع 2814 متراً عن سطح البحر، كان عبر التاريخ ولا يزال موطن الثلوج طوال أيام السنة، مما يسمح بممارسة رياضة التزلج وإقامة المجمعات السياحية، في المرتفعات الجنوبية حيث تسيطر اسرائيل أقامت منذ سنوات مجمعاً سياحياً عند قمة الزلقا ومركزاً للتزلج.

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من أعظم وأبرز معالم الجولان السوري بل وغدى رمزاً يكاد لا يذكر الجولان دون ذكره، قلعة صامدة أبية كللت بالبياض الناصع عاكسة تاريخاً عريقاً.

حرمون وباسمه الحديث، جبل الشيخ، هو أعلى جبال السلسلة الشرقية، الممتدة على الطرف الشرقي لسهل البقاع، بطول 170 كم في وضع متواز تقريبا مع السلسلة الغربية. وهي تنحدر سريعا نحو الغرب باتجاه البقاع، تحت تأثير الأخدود الإنهدامي. بينما تنحدر ببطء شديد إلى الشرق حيث البادية السورية. يخترقها شق عرضي عند وادي القرم، ويقسمها إلى قسمين: القسم الشمالي: وهو الكتلة الرئيسية، ويبلغ أقصى ارتفاعه 2629 في قمة موسى القسم الجنوبي، وهو أقل اتساعا من القسم الشمالي، ولكنه أكثر ارتفاعا، وفيه جبل حرمون وارتفاعه 2816م. يقع الجبل على الحدود المشتركة لسوريا ولبنان وفلسطين، ويمتد من مدينة بانياس السورية في الجنوب، إلى جبل المازر المتاخم لقرية دير العشائر قضاء راشيا، بطول 60 كم وعرض 30 كم. يرتفع إلى أعلى بشكل هرمي، يتصاعد باضطراد من الأودية السحيقة إلى القمة الشاهقة. وبالنظر لانحرافه منفردا عن بقية الجبال من حوله، فإن في وسع من يقف على هذه القمة أن يرى الشواطئ اللبنانية والفلسطينية حتى جزيرة قبرص، وأن يشاهد القدس وجبل عجلون، وسهول سوريا حتى بادية الشام، وسهل البقاع حتى بعلبك، وجبال لبنان حتى صنين.

يتربـع هـذا الجبـل على مسـاحة واسـعـة تمتـد من بانيـاس وسـهل الحـولة في الجـنوب الغـربي إلى وادي القـرن ومجـاز وادي الحـريـر في الشـمال الشــرقي وهو بذلـك يشـكل القـسـم الأكبر والأهـم والأعـلى من سـلسـلة جبـال لبــنان الشــرقية المعـروفة بآنتي ليـبـون.

يحـدّه من الشـرق والجنـوب منـطـقة وادي العـجـم وإقليـم البـلان وهـضـبة الجـولان في ســوريا، ومن الشـمال والغـرب القـســم الجنـوبي من سـهل البقـاع ووادي التـيـم في لبــنان وفيه عـدة قمـم أعـلاها قمـة جبـل الـشـيـخ المـعـروفـة بقـصـر عنتـر أو شـبيـب وتعـلو 2816 م عن سـطح البـحـر ويبلغ امتـداده الطـولي 60 كلم.

تسميته حرمون قديمة، فقد ذكر المؤرخ فيليب حتي قوله: "إن جبل الحرمون بفضل تكوينه الطبيعي وموقعه الجغرافي، هو أجمل قمة في هذه السلسلة وأشدها روعة وجلالا، وأبرزها إلى عين الرائي من مسافات بعيدة، وقد سمّاه الأموريون "شنير" وسماه الفينيقيون "سيريون". وكان هذا الجبل مقدسا للإله بعل حرمون الذي ظلت عبادته معروفة إلى زمن طويل بعد كتابة أسفار العهد القديم. عرّفه جغرافيو العرب بجبل الثلج، وقد تكون هذه التسمية ترجمة لاسمه في الآرامية "طور تلجا". وقد تبقى الآن اسـمان فقط من هذه الأسـماء، همـا جبل الشـيخ أو حـرمــون يعرف بهما وتعتمدهما الكتب والموسـوعات الجغرافية والتاريخية وسـائر الدراسـات والابحاث والوثائق التي تتعلق بالمنطقة.

أما تسـمية جبل الشـيخ وجبل الثلج، أو الجبل الشـيخ فهي أسـماء عربيـة اعتمـدها الكتـّاب والشـعراء والجغرافيون العـرب وقد وردت في الكثير من النصـوص الأدبية والجغرافية لا سيما عند الرحـالة والجغرافيين العـرب وفي بعض الأشـعار العربية ، وقد أكـد فيليـب حـتـى ان الأسـم الأصـح هو الجبـل الشــيخ.

وفي رحـلة ابن جبير يصف مدينة دمشـق فيقول: والمدينة تشـرف على سـهل يمتد جنـوباً في غرب نحو قمة مهيبة من قمم لبـنان يسـميها العـرب جبل الشـيخ لأنها مجـللة أبـداً بالثلوج.

كما ورد في كتاب المقدسـي أحـدث التقاسـيم في معرفة الأقاليم: جبل الشـيخ أو جبل الثلج وقد أتاه سـكانه عمومـاً من شـرق سـورية.

ويصـف أبو الفداء بانيـاس بقوله: أنها في لحف جبل الثلج.

وكثير من مؤرخي الغسـاسـنة اعتمدوا أقوال شـعرائهم بتحديد ملكهم من جبل الشـيخ حتى خليج العقبة، وقد ورد ذلك في شـعر حسـان بن ثابـت إذ قال في إحـدى قصـائده.

ملكـاً من جبل الشـيخ الى جانبي أيلـة من عبـدٍ وحـرّ

وأسـماه العرب جبل الشـيخ لوجود الثلج على قممه غالبية أيام السـنة حيث يشـبه بياض العمامة على راس الشـيخ أو الجبل الشـيخ لمهابته وعظمته وكبره عما حوله لقدسـيته.

ولا غرابة إن تعددت أسـماء هذا الجبل فهو في قلب منطقة حفلت بالاحداث التاريخية منذ أقدم العصـور حتى اليوم وتعاقب فوق ثراها الكثير من الشـعوب والعديد من الامـم وشـهدت حـروبا ً ومعـارك لا تعد ولا تحصـى وإذا أتيح للمؤرخين أن يدونوا الكثير منها فلا شـك ان الكثير قد ضـاع وأغفل أيضـا ً.

لقد قامت امبراطوريات وممالـك وإمارات ثم زالت كما ازدهرت حضـارات وانتشـرت عقائد وأديان وكلها تأثرت بشـكل أو بآخر بهذا الجبـل وبموقعـه الذي أحبـه سـاكنوه وتعـّشـقوا أرضـه وذادوا عن حياضـه، هـابه جيرانه فقـدّسـوه وعبدوه آلهـة واسـتجار به آخـرون ولجأوا اليه وأقاموا معابـد لهم. كلهم زالوا وبقى بهامتـه الشـاهقة شـاهـداً على ما جـرى محـتضـناً آثارهم في الأودية وعلى جوانبـه أو على قمـمـه فهو لـدة الدهـر ورفيـق التاريـخ.

لقد عرفه الأموريون الذين سـيطروا في القرن الثالث قبل الميلاد على رؤوس التلال والمواقع الاسـتراتيجية في ســوريا الجنوبيـة باســم " شـنير" وعبـده بعض الأقدمين بأسـم بعل حـرمـون، كما أُطلق عليه اسـم سـعير.

هذا الجبل الشـامخ المهيب يطل على أماكن واسـعة جداً من البلاد السـورية، فالواقف على ذراه ولا سـيما على قمة قصـر عنترة (قصر شبيب) بإمكانه مشـاهدة مدينة دمشـق وسـهول حوران وبادية الشـام وهضبة الجولان في سـوريا وقسـماً من المناطق الشـمالية الاردنية وعلى هضـاب فلسـطين وجبال الجليل والخليل وسـهل الحولة جـورة الذهـب وبحيرة طبريا في فلسـطين، كما يطل على سـهلي البقاع ومرجعيون وجبل عامـل وجبل الريحـان وهضـاب سـلسـلة جبال لبـنان الغربية وقممها المطلة على البقاع كما يمكن رؤية البحـر الابيض المتوسـط وجزيرة قبرص.

حرمون إضافة إلى هيبته الكبيرة، يبدو للرائي الجوّال، في هضابه وأوديته وتضاريسه المدببة والمسطحة، خميلة مدهشة الألوان والانعكاسات. فأي إطلالة عليه تضفي لونا مختلفا، يتبدّل ويتنوّع في النهار الواحد بتبدل الساعات ومواقع الشمس. هذا التنوع يبلغ ذروته، عندما تميل الشمس إلى المغيب، فتتحوّل السمرة التي تغلب على الجبل إلى صفراء، وتغدو تربته بنفسجية، ينعكس عليه الشفق، فتغدو حمراء فاتحة، ثم ينمحي المشهد المزخرف عند هبوط الليل وتتوشى على تلك الكتل السامقة بالضوء الفضي تحت ضوء القمر المنسكب عليها من السماء. يقصده الزوار للاستمتاع بمشهد شروق الشمس وغروبها، والسهر مع القمر وشعشعة النجوم، التي يشعر المرء أنه قادر على التقاطها لقربها من السماء، هذه الروعة قد لا تجد لها مثيلا في العالم. وتوجد في جبل حرمون تربة خاصة بسبب التضاريس الطبيعية، وأوضاع المياه فيه، ولذلك فهو يحتوي على نباتات فريدة من نوعها. فقد كان حرمون عامرا بالأحراج في العهود السابقة، أكثر من الوقت الحاضر. وكل المصادر التاريخية كانت تتحدث عن غابة غضة كانت تغطي حرمون، تتشابك فيها جميع أنواع الشجر، الذي ما زال ينمو في محيط الجبل منها: السنديان، الملول، البلوط، الشوح، الزعرور، الشربين، البطم، البرقوق، القيقب، والعجرم. وتشير المصادر التاريخية، أن أخشاب لبنان عامة وحرمون على الخصوص، كانت تموّل دور الصناعة في العالم القديم، لا سيما صناعة السفن، وأدوات الحرب، وتزيين القصور والمعابد. وهذا ما أدّى في فترات تاريخية متعاقبة، إضافة لعوامل الطبيعة، إلى زوال هذه الغابة. وذكرت مراسلات تل العمارنة أن جالية مصرية كانت تقيم في جبيل، أوفدها الفراعنة إلى المنطقة، لتزويد مصر بالأخشاب اللبنانية. وقُدّرت شحنة الخشب الواحدة في عهد الفرعون سنفرو، بحمولة أربعين سفينة، ووُجدت بقايا أخشاب الأرز في قبور الفراعنة المكتشفة حديثا. يمتاز حرمون بغطاء عشبي كثيف متنوع، نادرا ما يعرف اليبوسة، بفعل الوشاح الثلجي الأبيض، الذي يغطي المنطقة معظم أيام السنة. ومنها ما هو صالح للأكل، كالخبازي والهندباء والرشاد والشومر والزعتر، ومنه ما هو صالح للحيوانات، وآخر يدخل في عداد الأعشاب الطبية الفريدة، حيث يمكن وصف حرمون بالصيدلية الطبية الغنية بصنوف لا تتوفر في أي مكان في العالم يقصدها العرب والأجانب من أماكن بعيدة، في سياق ما يصح تسميته بالسياحة العلاجية. ويروي المسنّون، أن المغاربة كانوا يقصدون جبل الشيخ في الخمسينات، للحصول على عشبة قاتلة للأمراض، تبعث إشارات ضوئية ويضعون عليها الرماد لتمييزها في الصباح بعد شروق الشمس. وفي المدة الأخيرة ظهر نبات الزلّوع، الذي يمتاز بخصائص طبية مميزة. وفي العالم العربي والعالم أجمع، يشتهر عسل جبل الشيخ فهو مشهور في الدول العربية.

ويقول فيليـب حتـي: كان عدد من القبائل العربية قد أوغل في هذا الجبل ولا سـيما من الجنوب ومع ذلك فقد بقيت فيه غابات كثيرة وكان المسـافر حتى أواخر القرن الرابع عشـر يصـادف الاسـود والدببة والخنازير البرية والحمير الوحشـية، ويضيف: نظراً لكثرة الفواكه البرية والبقول الصالحة للطعام وغزارة المياه العذبة غدا ملجأ ً مسـتحباً لرهبان النصـارى ومتصوفة المسـلمين مناخـه: يتميز بالاعتدال صيفاً والجفاف وطيب الهواء ورطوبة وبرودة قارسـة شـتاءً، حيث تهطل الامطـار غزيرة على الاودية والمنخـفـضـات وأما الهضـاب والسـفوح والتلال والقمم فتتسـاقط عليها الثلوج، لا سـيما في أشـهر كانون الاول وكانون الثاني وشــباط وآذار، وربمـا تتســاقط في نيسـان وحـزيران أوان الحـصـاد.

تبلغ سـماكة الثلج عدة أمتـار في بعض السـنوات وقد تصل إلى عشرة أمتار، مما يسـمح للجبل بإختزان كميـات لابأس بها من المياه التي تتفجر ينابيع على جوانبه وفي أوديته، منها ينابيع عرنـة وبيت جن وبانياس أحد روافد نهر الاردن في ســوريا ونبع اللدان في فلسـطين والحاصباني والوزاني وينابيع شــبعـا في لبــنان فضـلاً عن ينابيع وعيون كثيرة.

إن جبل الشـيخ الذي يختزن هذه الكميات الضخمة من المياه في جوفه كان يزدان بخضرة بديعة تكسـو جوانبه وسـفوحه حتى ارتفاع ما دون الألفي متر عن سـطح البحر المعروف بخط الأشـجار.

لقد شـهدت سـفوح هذا الجبل وأوديته والسـهول المحيطة به أحداثاً تاريخية هامة جداً في الأزمنة القديمة والمتوسـطة والحديثة والحالية فكان لها التأثير الهام على العمران والسـكن وحياة الناس، لقد جرت معارك كبيرة فانتصرت جيوش وتقهقرت أخرى وبنيت قلاع وتهدمت حصون نتيجة المعارك والصراعات والزلازل، كما أقيمت دور عبادة وصوامع للمتعبدين والزهـّاد وأختبأت جماعات كثيرة خوفاً من الغزاة أو الحكام، فهو موئل المضطهدين ومحط رحال الرجال الاحرار أباة الضيم

وفي فترات السـلم تطور العمران ونشـطت الزراعة وتعززت التجارة وعبرت القوافل واقيمت الأسـواق وبعض التجمعات التجارية الصغيرة فضلأً عن الصناعات النشـيطة والحرف البسـيطة

إن جبل الشـيخ يضم في حناياه وعلى منحدراته وسـفوحه وقممه كما في أوديته آثاراً مهمة فلو نطق التراب وتحدث الصخر لكان لدينا الآلاف من الروايات والأحاديث التي تروي ما جرى من أحداث ولأفصحت عن التضحيات التي بذلها الأجداد وفي ظل كل شـجرة من أشـجاره ووراء كل صخرة من صخوره وفي شـعابه آلاف من حكايات المجد وقصص البطولة تتحدث عن شـجاعة أبناء جبلنا وكفاحهم وصلابتهم


قـداســة جبـل الـشــيخ

لا شك أن هذا الجبل الضخـم المهيـب المرتفع عما حوله والذي يطل ويشـرف على أراضٍ وصحـاري شـاسـعة مترامية الاطراف لا سـيما في الشـرق والجنـوب، قد شـغل أفكـار الناس المحيطين به الاقربين والابعدين على السـواء فاختلفت نظرتهم إليه بين إعجاب ودهشـة ورهبـة وخـوف أو محبـة وعشـق وتقديـس. فمنهم من أعجب بمناظره الخلابة فتغنى به واعتبره مصدر خير وعطاء. ومنهم من هابه وخافه فعبده وقدّســه وأقام له مركز عبادة، ومنهم من التجئ إليه خوفاً من الأعداء ومهما تعـددت واختلفـت النظرات إليه فقد بقي محط أنظار الناس حوله منذ القدم فكان معبوداً لبعضهم ومقدســاً لدى البعض ومكان عبادة لآخرين. وما يؤكد ذلك إنتشــار المزارات وأماكن العبادة ســواء على الذرى ورؤوس التلال أو في الحنايا والأودية والهضاب والكثير منها ما زال قائماً حتى اليوم ومنها ما تعرض للتدمير والخراب بسـبب الحروب والزلازل فتهدم. وبقيت آثار بعضها وزال أثر البعض الآخر.

تاريخيا كان الجبل العظيم أقدس الجبال، وأهم مركز العبادات عند السوريين الأقدمين. فقد عبده الفينيقيون، وأطلقوا عليه اسم أحد آلهتهم، البعل حرمون. وقد أقاموا لبعلهم هيكلا إلى جانب الصخرة الكبيرة التي تكلل قمته، ولا تزال آثار المعبد باقية، وهو مبني بالحجر الأزرق المدقوق دقة ناعمة، وقد أحاط الفينيقيون الهيكل بسور مستدير من الحجر ذاته والدقة ذاتها في خرزات متساوية الأحجام، يبلغ طول كل واحد منها، حوالي المتر، بقيت متلاحمة في السور، بسبب دقة صنعها، وضبط بنيانها. ويطلق الأهالي على الهيكل والسور اسم"قصر شبيب" وهو أحد ملوك تُبّع، فقد ورد أن الملك شبيب، كان يأتي من اليمن ليقضي الصيف في هذا القصر. وكان الفينيقيون يحجّون إلى حرمون أواخر الصيف لتقديم القرابين. وكان من عاداتهم سكب جرار الماء التي يحملونها من البحر على أرضه، إيمانا منهم بأن فعلتهم هذه تنيلهم رضا الإله حرمون، فيستمر بتزويد الينابيع بالمياه إلى آخر الصيف. وقد لاقت المعابد في حرمون اهتماما بالغا من الرومان، الذين أعادوا تجديدها وتوّجوا أعلى الجدران بتيجان مشابهة لمعابد باخوس وجوبتار في بعلبك، وبقيت هذه المعابد تتمتع باحترام كبير، وبحركة حج تكمل زيارة بعلبك ومعابدها حتى القرن الخامس للميلاد. وقد عدّد الرحالة الانجليزي تومسون الذي زار البلاد بحدود عام 1852 أنه دار حول جبل الشيخ، وسجّل عشرين معبدا، أضخمها وأجملها تنظيما معبد هبّاريا ".

لقد اهتم الكنعانيون بجبل حرمون وأعجبوا به وهو الذي يشــرف على بلادهم بمهابة فأقاموا على قمته هياكل للعبادة ولقبوه باسـم بعل حرمون أي حرم الإله بعل، وكان لهم أماكن مقدسـة ومزارات على رؤوس التلال في الهواء الطلق.

كما ان الكثير من الاقوام الذين سـكنوا المناطق المحيطة به كانت تعبده. كذلك اقام الرومان معابد على قممه لعل أهمها المعبد المقام في أعلى قمة من الجبل والتي ترتفع 2816 م عن سـطح البحر والمعروفة بـ قصر عنترة أو شـبيب وما زال البعض يســميها المحرق الروماني.

وآثار بعض الهياكل موجودة على التلال والهضاب وأهمها الآثار الموجودة على أعلى قمة للجبل، حيث توجد أحجـار ضخمة منحوتة.

وقد نظرت بعض الاقوام إليه كمصدر عطاء وخير وبركة فكانوا يحجون اليه في نهاية الصيف، أي عند انتهاء جني المواسـم الزراعية وجمعها للشــكر وطلب المزيد وحتى لا يكون حرمان أو نقص في المواسـم خلال العام المقبل. وكانت لهم مزاراتهم حيث يقيمون الاحتفالات.

وجاء في التاريخ الكنسي المسيحي عن مسألة تجلي السيد المسيح على جبل حرمون، فقد صعد المسيح عليه السلام، وثلاثة من تلامذته من بانياس على الجبل العالي، وعاد ليشفي صبيا. وقد جاء في النص الإنجيلي: "أخذ يسوع بطرس ويعقوب وأخاه يوحنا وانفرد بهم على جبل عال، وتجلى بمشهد منهم وأشرق وجهه كالشمس، وصارت ثيابه بيضاء كالنور، وبينما هو يتكلم ظللتهم سحابة مضيئة.
كما ورد في مقال الفرد دوران اليســوعي تحت عنوان هل زار الســيد المســيح مدينة بيـروت، ما يؤكد على أن الســيد المســيح تحقق أن أعداءه يكيدون له المكائد ويطلبون هلاكه، أراد ثانية الابتعاد عن الجليل. ويتابع الكاتـب حديثه عن رحلة الســيد المســيح الذي واصل طريقه الى الشــمال صاعداً على ضفة الاردن الشـمالية الى عيونه في لحف جبل الشـيخ، وفي عطف هذا الجبل مغارة تعرف باســم بانوين أي مغارة الاله بان لاختصـاصها بعبادة هذا المعبود من قديم الزمان، والتي عرفت فيما بعد بقيســارية فيليونــس وفوق بقاياها تقوم اليوم بانياس الحديثة. وتقراء هناك نقوش باليونانية ما معناه: بانياس مدينة الملجـأ.

ثم يتابع المؤلف فيقول: ولا نظن ان الســيد المســيح أطال المكث في قيســارية فلم يؤثر في قلبه شيء من محاسـنها وفخامة أبنيتها وبهجة مناظرها الطبيعية من أشـجار باسقة وآكام تتوجها الثلوج وإنما كانت نفسـه مفعمة بإكدار السـاعة تتوق إلى الوحدة والانفراد فكان تارة يصعد إلى مشـارف حرمـون وتارة يتبطن الاودية ويتـابع الكاتب: وكأني به أي الســيد المســيح يردد صـلاة لداوود توافق أحواله أي موافقة.

لماذا تكتئبين يا نفسـي وتقلقين في... إلهي أذكرك من أرض الاردن وجبال حرمون

ولما انتهى من صلاته ومن مناجاة الرب أراد أن يكشـف عن أبصـار تلاميذه شـيئاً من حجاب الغيب بإزاء تلك المحاسـن الطبيعية البديعة في لحف تلك المشـارف التي خصها البشـر بعبادة الاصنام لا سـيما بعل حرمون وفي هذه المنطقة تجلى إيمان بطرس حيث تم تطويبه.

كما ازدهرت الكنائـس والاديرة في هذه البقاع، لا سـيما في العهد البيزنطي عهد الغسـاسـنة، وما زالت آثار بعض الاديرة قائمة حتى الان فضلاً عن الكنائـس المنتشـرة في غالبية القرى والبلدات المعروفة.

واما في العهد الاسـلامي فقد انتشـرت الديانة الاسـلامية في منطقة جبل الشـيخ خلال العهد الاموي وما بعده واقيمت المســاجد ودور العبادة وهي قائمة حتى الان ولعل أهمها وأقدسـها المســجد الموجود في المشــهد والمعروف بمقام الخليل ابراهيم والذي سـبق ذكره.

وجاء في تاريخ العرب أن الكعبة المشرّفة بُنيت من حجارة أحضِرت من خمسة جبال، كان حرمون المقدس أحدها.

إن الحديث عن العبادة والمقامات والهياكل والمزارات يطول، ويطول جداً ولكن ما يمكن اسـتخلاصه وتأكيده أن جبل الشــيخ له قدسـيته لدى الجميع.

أما في عهد الرسـالات السـماوية فكان لها انتشـار واسـع لا سـيما المسـيحية والاسـلام. أضف هذا إلى كله ان جبل الشـيخ كان دائماً مقصـد النسـّـاك والمتصوفين والمتعبدين وملجـأً لهم وملهمـاً.

إعداد مهند شاهر البيضه
منقول من

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إقامة كنيسة التجلي فوق إحدى قمم جبل حرمون
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سعيد معلاوي 26\6\2011 | النهار
في انتظار الاذن الرسمي من الدولة للمباشرة في البناء..
تجلّي السيد المسيح فوق احدى قمم جبل الشيخ قبل أكثر من الفي عام لا يزال يشغل العالم، ويحاكي الاجيال. وفي اشارة الى أهمية هذه المناسبة اقيم أخيراً قداس في كنيسة مار نقولا في راشيا الوادي، لوضع الحجر الأساس لاحقاً لكنيسة تقام فوق هذه التلال وتحمل اسم كنيسة التجلي، رعاه البطريرك اغناطيوس الرابع هزيم ممثلا بالمطران غطاس هزيم وفي حضور مطران صيدا وصور وتوابعهما للروم الارثوذكس الياس كفوري، وحشد من المؤمنين يتقدمهم ممثل رئيس الجمهورية ميشال سليمان.
عن فكرة بناء كنيسة في المكان قال المطران كفوري لـ"النهار": "أتيت مطراناً على هذه الابرشية المباركة منذ العام 1995. ومنذ وصولي وجدت ان الناس هنا ومن كل الطوائف معتادون أن يصعدوا في 5 آب من كل سنة الى جبل الشيخ، "جبل حرمون"، ويمضون الليل هناك، يتسلقون الى القمة ويصعد معهم الكهنة ليقيموا القداديس بمناسبة عيد التجلي. هذا تقليد قديم لم أخترعه أنا أو الذين معي اليوم". لكن لماذا المشروع حالياً؟
الجبل للجميع
يقول المطران كفوري "نحن نقرأ في الاناجيل الثلاثة، متى، مرقص ولوقا أن السيد المسيح أتى الى هذا الجبل وتجلى على قمته، هو وبطرس ويعقوب ويوحنا ومعه كان موسى وايليا. وهذا حدث مهم في ايماننا المسيحي، حدث التجلي كالمعمودية، والقيامة. يحب الناس هذه المناسبة، ويؤمنون بها، يأتون من كل المناطق. العام الفائت، كان هناك زوار من صور وطرابلس وبيروت ومن الجبل ومن زحلة، من أجل ذلك وبناء لإلحاح المؤمنين، وليس قراراً مني، استمررنا في هذا التقليد وعملنا على تطويره، فأخذنا نقيم الصلاة على الجبل، والبعض عمّد أولاده فوق، في ظل أجواء من الفرح، ويختلط الشباب من كل الطوائف في مشهد رائع وجميل. لذا ارتأينا أن يستمر هذا التقليد. وأثناء التداول مع أصحاب الشأن والمعنيين بهذه المناسبة، فكرنا أن نبني كنيسة صغيرة على هذا الجبل، وهذا الامر ليس تحدياً لأحد، وليس تعدياً على أحد، وليس انتقاصاً من كرامة أحد. قيل لنا ان الارض للدولة، فليأتٍ من يشاء ويبني جامعاً وحسينية وخلوة وسائر العبادات، هذا جبل مقدس واسمه هكذا حرمون من قديم الزمان، قبل حتى المسيحية، هو لكل الاديان ولكل الطوائف".
الاذن الرسمي أولاً
وعن الخطوة الاولى في هذا الاتجاه قال المطران كفوري: "نحن نسعى للحصول على اذن من الدولة، لا نريد أن نعتدي على ارض الدولة أو أية اراض خاصة، نحن ننتقد من يعتدون على اراضي الدولة، وإذا لم نُعطَ الاذن فهناك ملك خاص لأحد أبناء الرعية قريب من تلك التلة، فسنبني عليه، ولن نبدأ بالبناء قبل أن نحصل على الرخصة الرسمية من الدولة". وعن تمويل المشروع قال انه من التبرعات، "وننتظر ايفاء وعود كثيرة، وهناك اتصالات من خارج لبنان ايضاً أبدى أصحابها استعدادهم لكل ما يطلب منهم لدعم هذا المشروع الحلم". واضاف "في هذه المناسبة أتقدم بالشكر من كل الذين تبرعوا والذين أبدوا رغبة في التبرع ايضاً، لأن هذا المشروع هو للجميع، أكرر وليس لنا فقط، وخصوصاً أولئك الذين من غير أبناء الطائفة المسيحية، هؤلاء لهم أجران، أجر مضاعف ونشكرهم جداً".
في حال أذنت الدولة بالبناء، متى بدء العمل؟
يجيب المطران كفوري "ما من شك في أننا جاهزون للعمل. أما بالنسبة الى الطريق التي تربط تلك التلة براشيا الوادي والتي يبلغ طولها 12 كيلومتراً والتي لا تزال ترابية، فهل سيتم تأهيلها وتعبيدها تسهيلاً لانتقال المؤمنين الى تلة التجلي قال: "الطريق يجب تأهيلها، هناك أناس يقولون بعدم تعبيدها حرصاً على وضع الجبل الأثري، لا مشكلة المهم تأهيلها بطريقة ما. وفي نظري لا شيء يمنع أن تكون معبدة، وخصوصاً ان قمة جبل الشيخ التي تعلو 2814 متراً تبقى بعيدة عن تلة التجلي أكثر من 1400 متر، آملاً في تسهيل وصول الناس الى التلة".
ورداً عما اذا كان هذا المشروع يعزز السياحة يجيب: "طبعاً يعززها كثيراً، وأكرر انه موقع عالمي، فالناس من الخارج من كندا واميركا واوستراليا، بدأوا بالتوافد الى المنطقة بمجرد علمهم بالمشروع، اعتمر قلوبهم الفرح، لأن هذا رمز للمسيحية ولكل الناس. ان السيد المسيح تجلى على هذا الجبل، على جبلنا، هذه نعمة كبرى بالنسبة الينا. أما التسمية فستكون "كنيسة التجلي".
ويختم المطران كفوري مكرراً "محبتنا لكل الناس، وخصوصاً الذين تعاونّا معهم"، داعياً الجميع الى المشاركة في 5 و6 آب المقبل في الاحتفالات الكنسية فوق تلة التجلي.
منقول من
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جبل حرمون ( او جبل الشيخ فى سوريا كما يطلق عليه حاليا )
ويسمي بجبل الشيخ كناية إلى الرأس المكلل بالثلج، كما يكلل الشيب رأس الشيخ.
لانه دائما مغطى بالثلوج و مميز ببياضها الناصع
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ترنيمة المصاعد لداود ( مزمور 133 )
هوذا ما احسن وما اجمل ان يسكن الاخوة معا.
مثل الدهن الطيب على الراس النازل على اللحية لحية هرون النازل الى طرف ثيابه.
مثل ندى حرمون النازل على جبل صهيون.لانه هناك امر الرب بالبركة حياة الى الابد
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جبل الشيخ أو جبل حرمون هو جبل يقع في سوريا ولبنان. يمتـد من بانياس وسهل الحولة في الجنوب الغربي إلى وادي القرن ومجاز وادي الحرير في الشمال الشرقي .
وهو بذلك يشكل القسم الأكبر والأهم والأعلى من سلسلة جبال لبنان الشرقية التي تمتد بين سوريا ولبنان.

يحـدّه من الشرق والجنوب منطقة وادي العجم وإقليم البلان وهضبة الجولان في سوريا، ومن الشمال والغرب القسم الجنوبي من سهل البقاع ووادي التيم في لبنان. فيه ثلاث قمم الأولى في الشرق وتعلو 2145م والثانية في الغرب وتعلو 2294م والثالثة، تسمى شارة الحرمون وهي الأعلى وتعلو 2814م.
ويسمي بجبل الشيخ كناية إلى الرأس المكلل بالثلج، كما يكلل الشيب رأس الشيخ
الغابات الكثيفة التي كانت منتشـرة أكسـبت هذا الجبل مسـحة رائعة الجمال ورونقاً بديعـاً ، فقممه بيضـاء ناصعة يليها زنار عريض أخضر يتدرج حتى الأودية وأهم الأشـجار كان السـنديان أو البلوط والملول والقيقب واللبنا والزعرور والبطم والفرعم وغيرها، وقد أمدت المناطق المجاورة والبعيدة بكميات ضخمة من الأخشـاب للصناعة والتدفئة ومع الأسـف فالجبل اليوم أصبح أجرداً بينما كان زاهراً يُضرب بخضرته وأشـجاره المثل.

لقد شـهدت سـفوح هذا الجبل وأوديته والسـهول المحيطة به أحداثاً تاريخية هامة جداً في الأزمنة القديمة والمتوسـطة والحديثة والحالية فكان لها التأثير الهام على العمران والسـكن وحياة الناس ، لقد جرت معارك كبيرة فانتصرت جيوش وتقهقرت أخرى وبنيت قلاع وتهدمت حصون نتيجة المعارك والصراعات والزلازل، كما أقيمت دور عبادة وصوامع للمتعبدين والزهـّاد وأختبأت جماعات كثيرة خوفاً من الغزاة أو الحكام.
تعتبر الوجهة الغربية من جبل الشيخ منطقة جبلية نائية تخلو من التواجد السكاني، خلافاً لحال السلسلة الغربية وقد يعود ذلك إلى أسباب أمنية أو جغرافية، نسبة إلى بعدها عن المدينة. وهذه المرتفعات لا تقل شأناً عن جارتها السلسلة الغربية لجهة ما تشكله من أهمية على صعيد السياحة على مدار السنة. وجبل الشيخ المرتفع 2814 متراً عن سطح البحر، كان عبر التاريخ ولا يزال موطن الثلوج طوال أيام السنة، مما يسمح بممارسة رياضة التزلج وإقامة المجمعات السياحية، في المرتفعات الجنوبية حيث تسيطر اسرائيل أقامت منذ سنوات مجمعاً سياحياً عند قمة الزلقا ومركزاً للتزلج.

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من أعظم وأبرز معالم الجولان السوري بل وغدى رمزاً يكاد لا يذكر الجولان دون ذكره، قلعة صامدة أبية كللت بالبياض الناصع عاكسة تاريخاً عريقاً.

حرمون وباسمه الحديث، جبل الشيخ، هو أعلى جبال السلسلة الشرقية، الممتدة على الطرف الشرقي لسهل البقاع، بطول 170 كم في وضع متواز تقريبا مع السلسلة الغربية. وهي تنحدر سريعا نحو الغرب باتجاه البقاع، تحت تأثير الأخدود الإنهدامي. بينما تنحدر ببطء شديد إلى الشرق حيث البادية السورية. يخترقها شق عرضي عند وادي القرم، ويقسمها إلى قسمين: القسم الشمالي: وهو الكتلة الرئيسية، ويبلغ أقصى ارتفاعه 2629 في قمة موسى القسم الجنوبي، وهو أقل اتساعا من القسم الشمالي، ولكنه أكثر ارتفاعا، وفيه جبل حرمون وارتفاعه 2816م. يقع الجبل على الحدود المشتركة لسوريا ولبنان وفلسطين، ويمتد من مدينة بانياس السورية في الجنوب، إلى جبل المازر المتاخم لقرية دير العشائر قضاء راشيا، بطول 60 كم وعرض 30 كم. يرتفع إلى أعلى بشكل هرمي، يتصاعد باضطراد من الأودية السحيقة إلى القمة الشاهقة. وبالنظر لانحرافه منفردا عن بقية الجبال من حوله، فإن في وسع من يقف على هذه القمة أن يرى الشواطئ اللبنانية والفلسطينية حتى جزيرة قبرص، وأن يشاهد القدس وجبل عجلون، وسهول سوريا حتى بادية الشام، وسهل البقاع حتى بعلبك، وجبال لبنان حتى صنين.

يتربـع هـذا الجبـل على مسـاحة واسـعـة تمتـد من بانيـاس وسـهل الحـولة في الجـنوب الغـربي إلى وادي القـرن ومجـاز وادي الحـريـر في الشـمال الشــرقي وهو بذلـك يشـكل القـسـم الأكبر والأهـم والأعـلى من سـلسـلة جبـال لبــنان الشــرقية المعـروفة بآنتي ليـبـون.

يحـدّه من الشـرق والجنـوب منـطـقة وادي العـجـم وإقليـم البـلان وهـضـبة الجـولان في ســوريا، ومن الشـمال والغـرب القـســم الجنـوبي من سـهل البقـاع ووادي التـيـم في لبــنان وفيه عـدة قمـم أعـلاها قمـة جبـل الـشـيـخ المـعـروفـة بقـصـر عنتـر أو شـبيـب وتعـلو 2816 م عن سـطح البـحـر ويبلغ امتـداده الطـولي 60 كلم.

تسميته حرمون قديمة، فقد ذكر المؤرخ فيليب حتي قوله: "إن جبل الحرمون بفضل تكوينه الطبيعي وموقعه الجغرافي، هو أجمل قمة في هذه السلسلة وأشدها روعة وجلالا، وأبرزها إلى عين الرائي من مسافات بعيدة، وقد سمّاه الأموريون "شنير" وسماه الفينيقيون "سيريون". وكان هذا الجبل مقدسا للإله بعل حرمون الذي ظلت عبادته معروفة إلى زمن طويل بعد كتابة أسفار العهد القديم. عرّفه جغرافيو العرب بجبل الثلج، وقد تكون هذه التسمية ترجمة لاسمه في الآرامية "طور تلجا". وقد تبقى الآن اسـمان فقط من هذه الأسـماء، همـا جبل الشـيخ أو حـرمــون يعرف بهما وتعتمدهما الكتب والموسـوعات الجغرافية والتاريخية وسـائر الدراسـات والابحاث والوثائق التي تتعلق بالمنطقة.

أما تسـمية جبل الشـيخ وجبل الثلج، أو الجبل الشـيخ فهي أسـماء عربيـة اعتمـدها الكتـّاب والشـعراء والجغرافيون العـرب وقد وردت في الكثير من النصـوص الأدبية والجغرافية لا سيما عند الرحـالة والجغرافيين العـرب وفي بعض الأشـعار العربية ، وقد أكـد فيليـب حـتـى ان الأسـم الأصـح هو الجبـل الشــيخ.

وفي رحـلة ابن جبير يصف مدينة دمشـق فيقول: والمدينة تشـرف على سـهل يمتد جنـوباً في غرب نحو قمة مهيبة من قمم لبـنان يسـميها العـرب جبل الشـيخ لأنها مجـللة أبـداً بالثلوج.

كما ورد في كتاب المقدسـي أحـدث التقاسـيم في معرفة الأقاليم: جبل الشـيخ أو جبل الثلج وقد أتاه سـكانه عمومـاً من شـرق سـورية.

ويصـف أبو الفداء بانيـاس بقوله: أنها في لحف جبل الثلج.

وكثير من مؤرخي الغسـاسـنة اعتمدوا أقوال شـعرائهم بتحديد ملكهم من جبل الشـيخ حتى خليج العقبة، وقد ورد ذلك في شـعر حسـان بن ثابـت إذ قال في إحـدى قصـائده.

ملكـاً من جبل الشـيخ الى جانبي أيلـة من عبـدٍ وحـرّ

وأسـماه العرب جبل الشـيخ لوجود الثلج على قممه غالبية أيام السـنة حيث يشـبه بياض العمامة على راس الشـيخ أو الجبل الشـيخ لمهابته وعظمته وكبره عما حوله لقدسـيته.

ولا غرابة إن تعددت أسـماء هذا الجبل فهو في قلب منطقة حفلت بالاحداث التاريخية منذ أقدم العصـور حتى اليوم وتعاقب فوق ثراها الكثير من الشـعوب والعديد من الامـم وشـهدت حـروبا ً ومعـارك لا تعد ولا تحصـى وإذا أتيح للمؤرخين أن يدونوا الكثير منها فلا شـك ان الكثير قد ضـاع وأغفل أيضـا ً.

لقد قامت امبراطوريات وممالـك وإمارات ثم زالت كما ازدهرت حضـارات وانتشـرت عقائد وأديان وكلها تأثرت بشـكل أو بآخر بهذا الجبـل وبموقعـه الذي أحبـه سـاكنوه وتعـّشـقوا أرضـه وذادوا عن حياضـه، هـابه جيرانه فقـدّسـوه وعبدوه آلهـة واسـتجار به آخـرون ولجأوا اليه وأقاموا معابـد لهم. كلهم زالوا وبقى بهامتـه الشـاهقة شـاهـداً على ما جـرى محـتضـناً آثارهم في الأودية وعلى جوانبـه أو على قمـمـه فهو لـدة الدهـر ورفيـق التاريـخ.

لقد عرفه الأموريون الذين سـيطروا في القرن الثالث قبل الميلاد على رؤوس التلال والمواقع الاسـتراتيجية في ســوريا الجنوبيـة باســم " شـنير" وعبـده بعض الأقدمين بأسـم بعل حـرمـون، كما أُطلق عليه اسـم سـعير.

هذا الجبل الشـامخ المهيب يطل على أماكن واسـعة جداً من البلاد السـورية، فالواقف على ذراه ولا سـيما على قمة قصـر عنترة (قصر شبيب) بإمكانه مشـاهدة مدينة دمشـق وسـهول حوران وبادية الشـام وهضبة الجولان في سـوريا وقسـماً من المناطق الشـمالية الاردنية وعلى هضـاب فلسـطين وجبال الجليل والخليل وسـهل الحولة جـورة الذهـب وبحيرة طبريا في فلسـطين، كما يطل على سـهلي البقاع ومرجعيون وجبل عامـل وجبل الريحـان وهضـاب سـلسـلة جبال لبـنان الغربية وقممها المطلة على البقاع كما يمكن رؤية البحـر الابيض المتوسـط وجزيرة قبرص.

حرمون إضافة إلى هيبته الكبيرة، يبدو للرائي الجوّال، في هضابه وأوديته وتضاريسه المدببة والمسطحة، خميلة مدهشة الألوان والانعكاسات. فأي إطلالة عليه تضفي لونا مختلفا، يتبدّل ويتنوّع في النهار الواحد بتبدل الساعات ومواقع الشمس. هذا التنوع يبلغ ذروته، عندما تميل الشمس إلى المغيب، فتتحوّل السمرة التي تغلب على الجبل إلى صفراء، وتغدو تربته بنفسجية، ينعكس عليه الشفق، فتغدو حمراء فاتحة، ثم ينمحي المشهد المزخرف عند هبوط الليل وتتوشى على تلك الكتل السامقة بالضوء الفضي تحت ضوء القمر المنسكب عليها من السماء. يقصده الزوار للاستمتاع بمشهد شروق الشمس وغروبها، والسهر مع القمر وشعشعة النجوم، التي يشعر المرء أنه قادر على التقاطها لقربها من السماء، هذه الروعة قد لا تجد لها مثيلا في العالم. وتوجد في جبل حرمون تربة خاصة بسبب التضاريس الطبيعية، وأوضاع المياه فيه، ولذلك فهو يحتوي على نباتات فريدة من نوعها. فقد كان حرمون عامرا بالأحراج في العهود السابقة، أكثر من الوقت الحاضر. وكل المصادر التاريخية كانت تتحدث عن غابة غضة كانت تغطي حرمون، تتشابك فيها جميع أنواع الشجر، الذي ما زال ينمو في محيط الجبل منها: السنديان، الملول، البلوط، الشوح، الزعرور، الشربين، البطم، البرقوق، القيقب، والعجرم. وتشير المصادر التاريخية، أن أخشاب لبنان عامة وحرمون على الخصوص، كانت تموّل دور الصناعة في العالم القديم، لا سيما صناعة السفن، وأدوات الحرب، وتزيين القصور والمعابد. وهذا ما أدّى في فترات تاريخية متعاقبة، إضافة لعوامل الطبيعة، إلى زوال هذه الغابة. وذكرت مراسلات تل العمارنة أن جالية مصرية كانت تقيم في جبيل، أوفدها الفراعنة إلى المنطقة، لتزويد مصر بالأخشاب اللبنانية. وقُدّرت شحنة الخشب الواحدة في عهد الفرعون سنفرو، بحمولة أربعين سفينة، ووُجدت بقايا أخشاب الأرز في قبور الفراعنة المكتشفة حديثا. يمتاز حرمون بغطاء عشبي كثيف متنوع، نادرا ما يعرف اليبوسة، بفعل الوشاح الثلجي الأبيض، الذي يغطي المنطقة معظم أيام السنة. ومنها ما هو صالح للأكل، كالخبازي والهندباء والرشاد والشومر والزعتر، ومنه ما هو صالح للحيوانات، وآخر يدخل في عداد الأعشاب الطبية الفريدة، حيث يمكن وصف حرمون بالصيدلية الطبية الغنية بصنوف لا تتوفر في أي مكان في العالم يقصدها العرب والأجانب من أماكن بعيدة، في سياق ما يصح تسميته بالسياحة العلاجية. ويروي المسنّون، أن المغاربة كانوا يقصدون جبل الشيخ في الخمسينات، للحصول على عشبة قاتلة للأمراض، تبعث إشارات ضوئية ويضعون عليها الرماد لتمييزها في الصباح بعد شروق الشمس. وفي المدة الأخيرة ظهر نبات الزلّوع، الذي يمتاز بخصائص طبية مميزة. وفي العالم العربي والعالم أجمع، يشتهر عسل جبل الشيخ فهو مشهور في الدول العربية.

ويقول فيليـب حتـي: كان عدد من القبائل العربية قد أوغل في هذا الجبل ولا سـيما من الجنوب ومع ذلك فقد بقيت فيه غابات كثيرة وكان المسـافر حتى أواخر القرن الرابع عشـر يصـادف الاسـود والدببة والخنازير البرية والحمير الوحشـية، ويضيف: نظراً لكثرة الفواكه البرية والبقول الصالحة للطعام وغزارة المياه العذبة غدا ملجأ ً مسـتحباً لرهبان النصـارى ومتصوفة المسـلمين مناخـه: يتميز بالاعتدال صيفاً والجفاف وطيب الهواء ورطوبة وبرودة قارسـة شـتاءً، حيث تهطل الامطـار غزيرة على الاودية والمنخـفـضـات وأما الهضـاب والسـفوح والتلال والقمم فتتسـاقط عليها الثلوج، لا سـيما في أشـهر كانون الاول وكانون الثاني وشــباط وآذار، وربمـا تتســاقط في نيسـان وحـزيران أوان الحـصـاد.

تبلغ سـماكة الثلج عدة أمتـار في بعض السـنوات وقد تصل إلى عشرة أمتار، مما يسـمح للجبل بإختزان كميـات لابأس بها من المياه التي تتفجر ينابيع على جوانبه وفي أوديته، منها ينابيع عرنـة وبيت جن وبانياس أحد روافد نهر الاردن في ســوريا ونبع اللدان في فلسـطين والحاصباني والوزاني وينابيع شــبعـا في لبــنان فضـلاً عن ينابيع وعيون كثيرة.

إن جبل الشـيخ الذي يختزن هذه الكميات الضخمة من المياه في جوفه كان يزدان بخضرة بديعة تكسـو جوانبه وسـفوحه حتى ارتفاع ما دون الألفي متر عن سـطح البحر المعروف بخط الأشـجار.

لقد شـهدت سـفوح هذا الجبل وأوديته والسـهول المحيطة به أحداثاً تاريخية هامة جداً في الأزمنة القديمة والمتوسـطة والحديثة والحالية فكان لها التأثير الهام على العمران والسـكن وحياة الناس، لقد جرت معارك كبيرة فانتصرت جيوش وتقهقرت أخرى وبنيت قلاع وتهدمت حصون نتيجة المعارك والصراعات والزلازل، كما أقيمت دور عبادة وصوامع للمتعبدين والزهـّاد وأختبأت جماعات كثيرة خوفاً من الغزاة أو الحكام، فهو موئل المضطهدين ومحط رحال الرجال الاحرار أباة الضيم

وفي فترات السـلم تطور العمران ونشـطت الزراعة وتعززت التجارة وعبرت القوافل واقيمت الأسـواق وبعض التجمعات التجارية الصغيرة فضلأً عن الصناعات النشـيطة والحرف البسـيطة

إن جبل الشـيخ يضم في حناياه وعلى منحدراته وسـفوحه وقممه كما في أوديته آثاراً مهمة فلو نطق التراب وتحدث الصخر لكان لدينا الآلاف من الروايات والأحاديث التي تروي ما جرى من أحداث ولأفصحت عن التضحيات التي بذلها الأجداد وفي ظل كل شـجرة من أشـجاره ووراء كل صخرة من صخوره وفي شـعابه آلاف من حكايات المجد وقصص البطولة تتحدث عن شـجاعة أبناء جبلنا وكفاحهم وصلابتهم


قـداســة جبـل الـشــيخ

لا شك أن هذا الجبل الضخـم المهيـب المرتفع عما حوله والذي يطل ويشـرف على أراضٍ وصحـاري شـاسـعة مترامية الاطراف لا سـيما في الشـرق والجنـوب، قد شـغل أفكـار الناس المحيطين به الاقربين والابعدين على السـواء فاختلفت نظرتهم إليه بين إعجاب ودهشـة ورهبـة وخـوف أو محبـة وعشـق وتقديـس. فمنهم من أعجب بمناظره الخلابة فتغنى به واعتبره مصدر خير وعطاء. ومنهم من هابه وخافه فعبده وقدّســه وأقام له مركز عبادة، ومنهم من التجئ إليه خوفاً من الأعداء ومهما تعـددت واختلفـت النظرات إليه فقد بقي محط أنظار الناس حوله منذ القدم فكان معبوداً لبعضهم ومقدســاً لدى البعض ومكان عبادة لآخرين. وما يؤكد ذلك إنتشــار المزارات وأماكن العبادة ســواء على الذرى ورؤوس التلال أو في الحنايا والأودية والهضاب والكثير منها ما زال قائماً حتى اليوم ومنها ما تعرض للتدمير والخراب بسـبب الحروب والزلازل فتهدم. وبقيت آثار بعضها وزال أثر البعض الآخر.

تاريخيا كان الجبل العظيم أقدس الجبال، وأهم مركز العبادات عند السوريين الأقدمين. فقد عبده الفينيقيون، وأطلقوا عليه اسم أحد آلهتهم، البعل حرمون. وقد أقاموا لبعلهم هيكلا إلى جانب الصخرة الكبيرة التي تكلل قمته، ولا تزال آثار المعبد باقية، وهو مبني بالحجر الأزرق المدقوق دقة ناعمة، وقد أحاط الفينيقيون الهيكل بسور مستدير من الحجر ذاته والدقة ذاتها في خرزات متساوية الأحجام، يبلغ طول كل واحد منها، حوالي المتر، بقيت متلاحمة في السور، بسبب دقة صنعها، وضبط بنيانها. ويطلق الأهالي على الهيكل والسور اسم"قصر شبيب" وهو أحد ملوك تُبّع، فقد ورد أن الملك شبيب، كان يأتي من اليمن ليقضي الصيف في هذا القصر. وكان الفينيقيون يحجّون إلى حرمون أواخر الصيف لتقديم القرابين. وكان من عاداتهم سكب جرار الماء التي يحملونها من البحر على أرضه، إيمانا منهم بأن فعلتهم هذه تنيلهم رضا الإله حرمون، فيستمر بتزويد الينابيع بالمياه إلى آخر الصيف. وقد لاقت المعابد في حرمون اهتماما بالغا من الرومان، الذين أعادوا تجديدها وتوّجوا أعلى الجدران بتيجان مشابهة لمعابد باخوس وجوبتار في بعلبك، وبقيت هذه المعابد تتمتع باحترام كبير، وبحركة حج تكمل زيارة بعلبك ومعابدها حتى القرن الخامس للميلاد. وقد عدّد الرحالة الانجليزي تومسون الذي زار البلاد بحدود عام 1852 أنه دار حول جبل الشيخ، وسجّل عشرين معبدا، أضخمها وأجملها تنظيما معبد هبّاريا ".

لقد اهتم الكنعانيون بجبل حرمون وأعجبوا به وهو الذي يشــرف على بلادهم بمهابة فأقاموا على قمته هياكل للعبادة ولقبوه باسـم بعل حرمون أي حرم الإله بعل، وكان لهم أماكن مقدسـة ومزارات على رؤوس التلال في الهواء الطلق.

كما ان الكثير من الاقوام الذين سـكنوا المناطق المحيطة به كانت تعبده. كذلك اقام الرومان معابد على قممه لعل أهمها المعبد المقام في أعلى قمة من الجبل والتي ترتفع 2816 م عن سـطح البحر والمعروفة بـ قصر عنترة أو شـبيب وما زال البعض يســميها المحرق الروماني.

وآثار بعض الهياكل موجودة على التلال والهضاب وأهمها الآثار الموجودة على أعلى قمة للجبل، حيث توجد أحجـار ضخمة منحوتة.

وقد نظرت بعض الاقوام إليه كمصدر عطاء وخير وبركة فكانوا يحجون اليه في نهاية الصيف، أي عند انتهاء جني المواسـم الزراعية وجمعها للشــكر وطلب المزيد وحتى لا يكون حرمان أو نقص في المواسـم خلال العام المقبل. وكانت لهم مزاراتهم حيث يقيمون الاحتفالات.

وجاء في التاريخ الكنسي المسيحي عن مسألة تجلي السيد المسيح على جبل حرمون، فقد صعد المسيح عليه السلام، وثلاثة من تلامذته من بانياس على الجبل العالي، وعاد ليشفي صبيا. وقد جاء في النص الإنجيلي: "أخذ يسوع بطرس ويعقوب وأخاه يوحنا وانفرد بهم على جبل عال، وتجلى بمشهد منهم وأشرق وجهه كالشمس، وصارت ثيابه بيضاء كالنور، وبينما هو يتكلم ظللتهم سحابة مضيئة.كما ورد في مقال الفرد دوران اليســوعي تحت عنوان هل زار الســيد المســيح مدينة بيـروت، ما يؤكد على أن الســيد المســيح تحقق أن أعداءه يكيدون له المكائد ويطلبون هلاكه، أراد ثانية الابتعاد عن الجليل. ويتابع الكاتـب حديثه عن رحلة الســيد المســيح الذي واصل طريقه الى الشــمال صاعداً على ضفة الاردن الشـمالية الى عيونه في لحف جبل الشـيخ، وفي عطف هذا الجبل مغارة تعرف باســم بانوين أي مغارة الاله بان لاختصـاصها بعبادة هذا المعبود من قديم الزمان،


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لبنان يحيي عيد التجلّي على قمة حرمون منذ ٢٠٠١

لبنان يحيي عيد التجلّي على قمة حرمون | الأخبار

لبنان يحيي عيد التجلّي على قمة حرمون (منذ عام ٢٠٠١  )

 

حرمون ــ عساف أبو رحال-   في قمة جبل الشيخ «حرمون» ثمة معبد قديم يُعزى الى الكنعانيين ويدعى اليوم «قصر شبيب». كانت قمم هذا الجبل بارتفاعها الشاهق «قرابة ثلاثة آلاف متر فوق سطح البحر»، وثلوجها الدائمة وسكينتها ومهابتها، مكانة عظيمة لدى الحضارات والشعوب الغابرة التي سادت المنطقة. وتوجّهت أنظار هؤلاء، ملوكاً وعامة الى الجبل حيث أقاموا مواقع للتعبد ووضع النذور. المعبد المذكور أحد هذه الأمكنة التي كان يُشدّ الرحال إليها بدليل النقوش التي عثر عليها منحوتة على حجارتها. وقد عمدت قوات الاحتلال الإسرائيلي الى تدمير أجزاء منه كانت ثابتة في مكانها عام 1967، فأزالت بذلك أحد أكثر المعالم الأثرية أهمية في هذه المنطقة. وإحياءً للقيمة التاريخية لقصر شبيب، وإدراجه على لائحة التراث الوطني لمديرية الآثار، أعلنت بلدية راشيا الوادي يومي 3 و4 من شهر آب موعداً للقيام برحلة الى قمة جبل الشيخ حيث الموقع الأثري المذكور لتصبح هذه المناسبة تقليداً سنوياً، وخصوصاً أن ثمة آثاراً لمعبد قديم آخر قبالة قصر شبيب يدعى قصر عنترة. 

التسمية والموقع يطل جبل حرمون على ثلاث دول هي لبنان وسوريا وفلسطين، ويقع في قلب منطقة المشرق العربي. وبسبب ارتفاعه الذي يقرب من ثلاثة آلاف متر فوق سطح البحر، كان محط أنظار الشعوب التي سكنت المنطقة منذ القدم، وأُطلقت عليه عبر التاريخ تسميات عدة. الآموريون سمّوه جبل «سينير» وتشير الكتابات المسمارية الآشورية اليه على نحو «سا ـ ني ـ رو»، والفينيقيون أطلقوا عليه اسم «سيريون»، والآراميون «طور ثلجا»، والرومان «فيوماجستو» ويعرف باسم جبل الشيخ أو جبل الثلج لدى العرب. ومن المؤكد أن جبل حرمون كان مكاناً مقدّساً منذ القدم فرض نفسه على كل الشعوب المحيطة به، التي نظرت بإعجاب الى عظمته ومهابته وعلوه، وتحول ظاهرة طبيعية بسبب تراكم الثلوج على قممه، التي يروى أنها كانت ترطّب موائد ملوك صيدون وصور وملوك الفراعنة في مصر، إذ كانت الثلوج تُقتطع منه لتملأ حمولة ثلاث سفن. وبالعودة الى الجغرافيا وعلم الجيولوجيا فإن أول قمة ظهرت فوق سطح المياه في العصر الجيولوجي الثاني هي قمة حرمون. كما يُعدّ من حيث التكوين الجيولوجي واحداً من أهم الخزّانات المائية في منطقة الشرق الأوسط ومنه منابع نهر الأردن، ولعل تشبّث الإسرائيليين باحتلال مزارع شبعا يعزى الى الكميات الكبيرة من المياه الجوفية في هذا الجبل.

  القصر والهيكل وبالنظر الى الجبل وامتداده الواسع، اتخذ الكنعانيون إلها سمّوه بعل حرمون، وأقاموا على قممه هياكل ومعابد لا تزال آثارها ظاهرة حتى اليوم، ولا تزال ماثلة للعيان بقايا الجدار العائد إلى أحد هذه الهياكل وطوله قرابة عشرة أمتار ويطلق عليه اليوم اسم «قصر شبيب» وداخل المعبد ثمة فتحة دائرية وصفها باحث الآثار الفرنسي «كلارمون غانو» بأنها ذات مساحة تراوح بين 26 و 30 قدماً مربعاً، وعمقها ثلاث أقدام كانت تستخدم في غابر الأزمنة مكاناً لإيداع النذور من جانب الصاعدين الى قمة الجبل، وقد وجد الرحالة البريطاني «السير تشارلز وون» قطعة من حجارة المعبد بطول 18 قدماً وعرضها 12 قدماً وسماكتها أربع أقدام، حفر عليها كتابات يونانية نقلها بعد نحتها الى دمشق في عهد رشيد باشا. ويفيد النقش بالمعنى الآتي: «بأمر من الإله الأعظم المقدس قدموا النذور في هذا المكان». ويميل هذا الرحالة الى الاعتقاد بأن هذه الإشارة كانت لإرشاد أصحاب النذور الى وجوب التعبد في هذا المكان حول الفتحة البيضاوية وتقع حالياً داخل موقع للقوات الدولية «الأندوف»، حيث هناك مغارة يعتقد أنها كانت معبداً للإله إيل.

  الاحتلال الإسرائيلي يذكر أن قصر شبيب كان شاهداً على أكبر المعارك العسكرية في حربي 1967 و 1973 وقد احتلته قوات الاحتلال الإسرائيلي عام 1967، وشقت طريقاً ترابية تربطه بباقي القمم الجنوبية لجبل الشيخ، ومنها إلى مزارع شبعا والجولان المحتل، ولا تزال هذه الطريق تُستخدم في التنقلات العسكرية الدولية في جزئها الشمالي، أما قسمها الجنوبي فلا يزال محتلاً يربط بين مراصد الاحتلال ومواقعه ويقول رعاة المواشي الذين يعرفون تضاريس المنطقة، إن جيش الإحتلال عمل في جرف بعض أجزاء القصر، ونقل قسماً من حجارته الى الجنوب عبر الطريق المذكور. أرضه مرصوفة ببلاط حجري تبلغ سماكته نحو 30 سنتمتراً وحجارته متفاوتة الأحجام ويشرف على الأراضي السورية بشكل مباشر، وكان الاحتلال الإسرائيلي قد جرف معبداً مكمّلاً له يقع شرق الموقع الأثري، وتدل على ذلك أنقاض من الحجارة لا تزال باقية هناك. وبذلك فقد أزال الاحتلال معلماً أثرياً يقصده السياح.
تعدّ الفترة الممتدة من أوائل تموز حتى منتصف أيلول، الأنسب في موقع القصر، قبل حلول الشتاء وتساقط الثلوج وتدني درجات الحرارة، وفي هذا السياق ونتيجة لاهتمام بلدية راشيا الوادي والجمعيات الأهلية في المنطقة يجري الاستعداد لرحلة تقام سنوياً للراغبين في الصعود الى قمة جبل الشيخ، وقد أعلن رئيس البلدية زياد العريان 5 و 6 آب من كل عام موعداً للقيام بهذه الرحلة إذ يلتقي الجمع حيث موعد الانطلاق تحضيراً للصعود الى القمة»، مؤكداً أن من يرغب المشاركة يطلب منه الاتصال بالبلدية. وقال: «يندرج هذا النشاط ضمن خطة عامة تهدف الى وضع حرمون على لائحة التراث الوطني لمديرية الآثار، إضافة الى المعالم الأثرية الأخرى المنتشرة في وادي التيم، كما يرمي الى تشجيع السياحة البيئية وتأكيد أهمية حرمون من ناحية التنوع البيولوجي والنباتي المتوافر في سفوحه، هذه المناسبة باتت مرحلة هامة في تاريخ راشيا، بدأتها البلدية منذ ست سنوات وتدعو كل اللبنانيين للمشاركة فيها ونأمل أن تصبح لجميع المسيحيين في العالم كما كانت قبل عام 550 م. قداس التجلي هذا العام أقامته البلدية في الهواء الطلق، وترأسه الأب ادوار شحادة بحضور نحو 500 مشارك من أهالي المنطقة وباقي المناطق اللبنانية الى جانبهم النائب السابق منيف الخطيب ورئيس البلدية. وألقى عظة العيد التي ركزت على وحي المناسبة التي تشارك فيها كل الطوائف، أعقبها عشاء قروي تبنته البلدية وسهرةٌ فنية امتدت حتى ساعات الصباح وسط برد حرمون القارس. ولمناسبة عيد التجلَي كرمت «جمعية محترف راشيا للثقافة والفنون»، لبنان الأب مارون عطا لله والمونسنيور بولس عقل والوفد المرافق من خلال الزيارة الروحية حيث قدّم رئيس الجمعية الفنان شوقي دلال مجموعة الإصدارات الأدبية والفكرية والشعرية لأبناء منطقة راشيا. وقالت ساندرا نجم من الحازمية إن هذه الزيارة هي الأولى لها إلى جبل حرمون المميز بموقعه الجغرافي، إضافة إلى الطابع الديني الذي يشد الكثيرين في هذه المناسبة. ورأى ميشال مالك رئيس جمعية حرمون الخيرية، أن الجمعية بدأت مسيرات حج الى قمة الجبل منذ عام 1996 بهدف وضع أسس أن التجلي تم في حرمون. وقال: «منذ سنوات غرسنا شتولاً من شجر الأرز عند القمة على ارتفاع 2814 متراً ولم تنجح مهمتنا بسبب الارتفاع والجو البارد، ثم عاودنا نشاطنا على ارتفاع 1800 متر بإقامة محمية من الأرز واللزاب». وأشار جورج صالح من دير الغزال البقاع إلى أن جبل حرمون يحوي نباتات يندر وجودها في أماكن أخرى مثل القتات، الشكرون، النعناع الجردي وغيرها. ويقول الدكتور منير مهنا إن نبتة الزلّوع تنبت تحت الثلوج بدءاً من ارتفاع 2500 متر وتنتشر حول القصر وتعرف باسم «روتس غالغامش». وكان عميد كلية الطب في جامعة ليون الفرنسية قد ذكر خلال رحلته الى قصر شبيب بين عامي 1880 و 1884 أنه عثر على نباتات مشابهة للزلوع في جبال الألب الفرنسية، كما أشار الى وجود الدببة الهوام المتنقّلة فوق الثلوج.


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La Vie religieuse au Liban sous l'Empire romain - Hermon est - Presses de l’Ifpo

La Vie religieuse au Liban sous l'Empire romain - Hermon est - Presses de l'Ifpo

Hermon est

1Architecture : Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 256-264, 292-293, pl. 110-115 et 118, 27 (état des lieux en 1905, compléments en 1933) ; Dentzer-Feydy 1999, p. 531-532 et 551 (notes et dessins de W.J. Bankes) ; Chéhab 1949-1950, p. 111 (tête tourelée de Tyché). Photos : Taylor 1971, p. 86-89 ; Blas de Roblès, Pieri & Yon 2004, p. 179-180 ; Nordiguian 2005, p. 104-105. Site revu.
Épigraphie : IGLS 11, 4 (dédicace).
2Le village moderne de Deir el-Aachaiyer (1250 m d'altitude) est établi sur les terrasses qui surplombent le poljé de Birket el-Bouhairi, au pied du Jabal el-Qabchouniyé. Il occupe le site d'une bourgade antique sans doute appelée Kiboreia. D. Krencker et W. Zschietzschmann se concentrent sur l'édifice le mieux conservé, un grand temple romain, qu'ils placent parmi les bâtiments cultuels récents de la montagne. Ils proposent d'identifier à des propylées ou à un autre temple romain l'un des édifices qui s'élevaient en contrebas, vers l'est.
3Ouvert à l'est, le grand temple repose sur un massif de fondation qui compense la pente du terrain. Il s'élève sur un haut podium de quatre assises (fig. 242). Rien ne subsiste de son escalier monumental. Le temple était initialement conçu comme un périptère d'ordre ionique avec un pronaos et une cella au fond de laquelle la plate-forme d'un adyton devait s'élever au-dessus d'une crypte. Au-dessus du podium, le stylobate est dallé ; comme il ne présente aucune trace d'installation de colonne, il est possible que le péristyle n'ait jamais été réalisé.
Fig. 242. Deir el-Aachaiyer (105) : le temple, vue du nord-ouest.
Fig. 242. Deir el-Aachaiyer (105) : le temple, vue du nord-ouest.
Photo J. Aliquot 2002.
4Les murs de la cella sont dressés en appareil simple, avec des blocs de moyen appareil de dimension assez régulière. En façade, ils se prolongent par des antes. À l'arrière du bâtiment, ils sont pourvus de pilastres d'angle qui reposent sur une base attique. Avec leurs volutes obliques et leur gorgerin orné d'un méandre en svastikas, les chapiteaux d'antes et de pilastres d'angle ressemblent à ceux du grand temple de Rakhlé (106 B). Au fond du pronaos, la façade de la cella présente une baie axiale unique aux chambranles moulurés ; de part et d'autre de l'entrée, des niches cintrées sont aménagées au niveau de la troisième, de la quatrième et de la cinquième assise.
5À l'intérieur du temple, les murs gouttereaux et les angles de la cella sont ornés d'une succession de pilastres engagés peu saillants et autrefois surmontés de chapiteaux corinthiens. L'adyton occupe le tiers ouest de la pièce. Il présente une organisation tripartite, avec un escalier intégré dans la plate-forme, deux portes latérales menant à la crypte, une façade à colonnes largement ouverte sur la cella et des cages d'escalier permettant d'accéder aux parties hautes du temple (fig. 243).
Fig. 243. Deir el-Aachaiyer (105) : la plate-forme de l'adyton.
Fig. 243. Deir el-Aachaiyer (105) : la plate-forme de l'adyton.
Photo J. Aliquot 2002.
6La dédicace trouvée en contrebas du temple laisse supposer que le sanctuaire est consacré aux dieux de Kiboreia et que son culte est placé sous la responsabilité d'un grand-prêtre en 132 apr. J.-C. Le siège cultuel qu'elle mentionne a dû servir à transporter l'image des divinités locales en procession.

7Architecture : Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 222-230, pl. 94-97 et 118, 34 (état des lieux en 1905). Site revu.
Épigraphie : IGLS 11, 20-35.
8Rakhlé (1500 m d'altitude) occupe une petite dépression cernée de rochers au nord-est de l'Hermon. Son nom conserve celui de la bourgade antique de Rakhla, tardivement promue au rang de cité sous le nom de Zénonopolis. Les membres de la mission allemande ont étudié ses ruines en détail en 1905. La continuité d'occupation du site depuis l'époque romaine empêche d'identifier et de dater tous les édifices. Les bâtiments les plus clairement reconnaissables appartiennent à deux sanctuaires villageois situés respectivement au nord/nord-est (A) et à l'ouest (B) du bourg moderne, mais il existait peut-être un troisième temple (C).

9Architecture : Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 223-226, pl. 97.
10Au nord/nord-est du village, les blocs d'un sanctuaire païen ont été remployés pour construire une basilique chrétienne à l'époque protobyzantine. Au début du xxe s., le site de ces bâtiments cultuels se présentait déjà sous l'aspect d'un champ de ruines confus. Seuls quelques vestiges étaient visibles sur place, recouverts eux aussi par la basilique chrétienne pareillement détruite. Des travaux effectués plus récemment ont abouti à la dispersion complète de ces vestiges dans le quartier nord du village. Aucun élément repéré autrefois n'étant resté en place, à l'exception de la base et de la première assise d'un pilastre d'angle, il faut toujours se reporter à la publication de D. Krencker et W. Zschietzschmann pour l'étude architecturale du temple romain (fig. 244-245). Ces derniers le restituent sous la forme d'un temple sur podium à antes ou prostyle, d'ordre ionique, ouvert à l'est et pourvu de pilastres d'angle à l'arrière. Le bloc tympanal médian du fronton a été taillé et remployé dans la construction de la basilique : il était orné d'un gorgoneion en haut-relief, à l'intérieur d'un bouclier.
Fig. 244. Rakhlé (106) : site de la basilique chrétienne et du sanctuaire nord/nord-est (A), état des lieux en 1905.
Fig. 244. Rakhlé (106) : site de la basilique chrétienne et du sanctuaire nord/nord-est (A), état des lieux en 1905.
Dessin T. von Lüpke, dans Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 222, fig. 328.
Fig. 245. Rakhlé (106) : base et première assise du pilastre d'angle nord-ouest du temple nord/nord-est (A).
Fig. 245. Rakhlé (106) : base et première assise du pilastre d'angle nord-ouest du temple nord/nord-est (A).
Photo J. Aliquot 2003.
11Le lieu de culte est vraisemblablement consacré à Leucothéa, la déesse tutélaire du village, éventuellement associée à un grand dieu. Les inscriptions qui se rapportent à son aménagement et à sa gestion par la communauté locale sont datées entre la seconde moitié du ier s. apr. J.-C. et la fin du iiie s. apr. J.-C. (IGLS 11, 20-30). L'existence du sanctuaire est attestée dès 60 apr. J.-C., date à laquelle des diocètes supervisent des travaux (IGLS 11, 20). Entre 253 et 294 apr. J.-C., des constructions et des restaurations sont à nouveau effectuées (IGLS 11, 22-25). D'autres inscriptions non datées (IGLS 11, 27-30) pourraient se rapporter à des travaux plus importants à une époque antérieure : cette deuxième étape, qui concerne les fondations d'un bâtiment, une colonnade prostyle, des colonnes, une porte et des niches, correspondrait à l'état du temple restitué par D. Krencker et W. Zschietzschmann avec ses annexes.

12Architecture : Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 226-228, pl. 94-97 et 118, 34 ; Gawlikowski 1989, p. 338-339 ; Dentzer-Feydy 1999, p. 533-534, fig. 8-9 (vue panoramique et plan de W.J. Bankes).
13Un petit temple s'élève sur l'éminence rocheuse qui domine le village à l'ouest (fig. 246). Ouvert à l'est, il repose sur un podium précédé d'un escalier et se présente sous l'aspect d'un édifice distyle in antis d'ordre ionique, comprenant un pronaos et une cella en forme d'exèdre. Le bâtiment présente la particularité de comporter une abside hémisphérique couverte par une coupole. Cette partie constituant l'adyton est creusée dans le roc. Un décor de niches à colonnettes ornait les murs de part et d'autre de la niche centrale. Une crypte était peut-être aménagée sous le pronaos et sous la plate-forme de l'adyton.
Fig. 246. Rakhlé (106) : le temple ouest (B), vue en coupe longitudinale et restitution de la façade.
Fig. 246. Rakhlé (106) : le temple ouest (B), vue en coupe longitudinale et restitution de la façade.
Dessins T. von Lüpke, dans Krencker & Zschietzschmann 1938, pl. 95-96.
14Deux dédicaces rappellent que deux frères ont financé l'élévation des colonnes du pronaos en 158 apr. J.-C. (IGLS 11, 31-32). Elles fournissent un terminus ante quem pour la construction du temple.

15Description : Conder 1881, p. 113-115 ; Jalabert 1907, p. 269-270 ; Mouterde 1959, p. 78. Linteau : Seyrig 1933, p. 255-256, fig. 15 (AntSyr 1, p. 104-105) (fragment gauche) ; Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 229-230, fig. 346-347 (fragment droit) ; Nordiguian 2005, p. 73 (fragment gauche, attribué à tort au temple d'El-Hadet, 55).
16C.R. Conder, L. Jalabert et R. Mouterde évoquent l'existence d'un troisième temple à Rakhlé. Il n'en reste plus rien aujourd'hui, mais il est possible de lui attribuer le linteau orné d'un aigle éployé qui a été remployé dans la basilique chrétienne (fig. 247). D. Krencker et W. Zschietzschmann soulignent que son relief de facture archaïque est d'une époque antérieure à celle des deux autres temples. L'usage du motif de l'aigle éployé laisse en outre supposer que l'édifice était consacré à un grand dieu. Ce dernier aurait été le parèdre masculin de Leucothéa. Selon certains, son nom ou l'un de ses noms pourrait être Durahlun, « Celui de Rakhla », dieu attesté uniquement à Palmyre, où il est cité à plusieurs reprises comme parèdre de Baalshamin dans le sanctuaire de ce dieu (en dernier lieu Kaizer 2002, p. 29, 81-86, 249, pour les textes araméens, et p. 226-227, avec la restitution peu vraisemblable du théonyme en grec d'après J.-T. Milik).
Fig. 247. Rakhlé (106) : fragment de linteau à l'aigle éployé.
Fig. 247. Rakhlé (106) : fragment de linteau à l'aigle éployé.
Photo © Ifpo, photothèque.

17Architecture : Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 231-244, 296, pl. 98-105 (état des lieux en 1905, compléments en 1933) ; Deichmann 1939, p. 116, n° 10 (christianisation) ; Freyberger 1990 ; Ruprechtsberger 1992b, 1994 et 1996. Étude : Aliquot 2007 (avec les sources sur Burqush-Barkousa). Site revu.
18Burqush (1580 m d'altitude) occupe la crête et les versants du Jabal Burqush, à l'ouest du Ouadi Baqdouch, au-dessus de Qatana et de la plaine de Sahra. Depuis J.L. Burckhardt (1822, p. 50), le premier voyageur européen à avoir rendu compte d'une visite sur place, le site est surtout décrit comme un lieu de culte comportant des édifices religieux païens et chrétiens. On y trouve en effet un temple à abside, au nord (A), et un grand temple pseudo-périptère, au sud (B), recouvert à l'époque protobyzantine par un ensemble de bâtiments chrétiens. Ces édifices font l'objet d'un chapitre dans la publication de D. Krencker et W. Zschietzschmann, que les études plus récentes ne dispensent pas de consulter. Deux nécropoles romaines, diverses installations rupestres et une zone d'habitat sont aussi repérables aux abords des sanctuaires. La première nécropole, sur une éminence rocheuse au sud-ouest du site, comprend des tombes rupestres à nefesh. La seconde, au nord du temple nord, comporte plusieurs sarcophages partiellement taillés dans le rocher. Le rocher au sud-est du temple nord est aménagé sur plusieurs niveaux. Enfin, six bâtiments rectangulaires de grande taille, à moitié rupestres, occupent le versant ouest de la colline où se trouvent les sanctuaires, tandis que le versant est de cette colline est occupé par une trentaine de bâtiments en appareil quadrangulaire irrégulier de dimensions plus réduites (fig. 248-249). Si la fonction des premiers édifices demeure indéterminée, celle des seconds ne semble pas faire de doute : il s'agit de maisons. Il est donc très probable qu'à l'époque romaine, les sanctuaires de Burqush aient été associés à un village. Cette agglomération est vraisemblablement Barkousa, bourgade tardivement promue au rang de cité sous le nom de Justinianopolis.
Fig. 248. Burqush (107) : bâtiments au sud-ouest de la terrasse des sanctuaires.
Fig. 248. Burqush (107) : bâtiments au sud-ouest de la terrasse des sanctuaires.
Photo J. Aliquot 2003
Fig. 249. Burqush (107) : habitat à l'est de la terrasse des sanctuaires.
Fig. 249. Burqush (107) : habitat à l'est de la terrasse des sanctuaires.
Photo J. Aliquot 2003.

19Le temple s'élève à environ 60 m au nord de la basilique chrétienne (fig. 250-251). Partiellement rupestre, il repose sur un massif qui s'ajuste aux irrégularités du terrain : tandis que le long côté est et le mur de façade s'appuient sur un massif fait de blocs d'un module inférieur à celui des blocs du mur, l'angle nord-ouest de l'édifice repose directement sur le sol. Le bâtiment se présente sous la forme d'une petite chapelle absidale, ouverte au sud/sud-ouest, peut-être voûtée, et fermée en façade. Moins puissant que les murs gouttereaux, le mur d'entrée présente une porte axiale précédée d'un escalier. La porte était encadrée par un ordre complet dont seuls les piédestaux sont encore en place, tandis que les blocs où sont taillés les demi-colonnettes engagées, les demi-chapiteaux corinthiens, l'entablement et le fronton sont épars autour du bâtiment. Il semble que l'on pouvait également entrer dans le bâtiment par une petite porte ménagée dans le mur de fond au nord.
Fig. 250. Burqush (107) : temple nord (A).
Fig. 250. Burqush (107) : temple nord (A).
Photo J. Aliquot 2003.
Fig. 251. Burqush (107) : temple nord (A), façade restituée.
Fig. 251. Burqush (107) : temple nord (A), façade restituée.
Dessin T. von Lüpke, dans Krencker & Zschietzschmann 1938, pl. 101.
20Le temple se compose d'une cella rectangulaire, dont le sol est surbaissé de quelques marches par rapport au niveau du seuil. Au fond à l'intérieur, l'abside est à un niveau encore plus bas et son axe est déporté vers la gauche par rapport à celui du temple et de la porte principale, de sorte que les passages latéraux de part et d'autre sont de largeur inégale. Malgré ces irrégularités, le temple doit être rapproché des autres édifices cultuels à abside du Proche-Orient romain, dont l'aménagement intérieur correspondrait au mode d'exposition des statues cultuelles. Peu nombreux, les bâtiments de ce type se trouvent soit dans l'arrière-pays montagneux des cités phéniciennes, soit dans le Hauran. M. Gawlikowski (1998a, p. 39-40) en dénombre quatre en plus de celui de Burqush, l'exèdre à abside de Hosn Souleiman dans le Jabal el-Saheliyé (Ansariyé), le temple à abside de Rakhlé (106 B) sur l'Hermon, le Tychaion de Sanamein en Batanée et le prétendu « prétoire » de Mismiyé au nord-ouest du Léja. À Burqush comme dans le Tychaion de Sanamein et comme dans les temples de Nébi Safa (99) et d'Habbariyé (103) (dont l'allure est toutefois plus classique), des cages d'escalier occupent le fond de la cella : elles permettaient peut-être d'accéder à une pièce située au-dessus de la chapelle. La présence d'éboulis dans le corps du bâtiment effondré empêche de vérifier l'existence d'une crypte sous l'abside. Dans l'état actuel de la documentation, on ne peut retenir l'identification du temple à un mithréum, proposée sans argument par D. Krencker et W. Zschietzschmann. Le titulaire du temple est inconnu.
21Quant à la datation du bâtiment, elle ne peut être déterminée de manière précise en l'absence d'inscription. Non sans réserves, D. Krencker et W. Zschietzschmann placent le temple nord de Burqush parmi les temples de la montagne libanaise édifiés au cours du ier s. apr. J.-C. Plus récemment, K.S. Freyberger (1990, p. 160-161) a proposé de faire remonter la construction de l'édifice cultuel à l'époque augustéenne, en se fondant sur l'analyse du demi-chapiteau corinthien qui détermine l'ordre de sa porte. Le rapprochement de ce demi-chapiteau avec ceux du péribole du sanctuaire de Bel à Palmyre est peut-être probant, mais, si l'on suit M. Gawlikowski (1998a, p. 43), ces derniers dateraient au plus tôt de l'époque flavienne. La présence de l'abside, élément importé dans l'architecture religieuse de la Syrie, fournit un autre élément de comparaison utile pour dater l'édifice de Burqush : la construction des autres édifices cultuels à abside du Proche-Orient romain ne semble pas remonter plus haut que le début du iie s. apr. J.-C. Si l'on ne dispose d'information précise ni sur la chronologie de l'abside de Hosn Souleiman ni sur celle du temple à abside de Rakhlé (106 B), on peut néanmoins faire l'hypothèse que ce dernier était encore en cours d'aménagement en 158 apr. J.-C. (IGLS 11, 31-32). Des inscriptions attestent que les édifices cultuels de Mismiyé et de Sanamein ont été construits respectivement entre 161 et 169 apr. J.-C. et en 191 apr. J.-C. (Waddington, I. Syrie 2413 f, pour Sanamein, et 2528, pour Mismiyé). Les caractéristiques du temple nord de Burqush sont donc également présentes au nord de l'Hermon et dans les régions voisines sur des monuments du dernier tiers du ier et du iie s. apr. J.-C., ce qui suggère de retenir cette époque comme date de sa construction.

22Un second temple occupait la terrasse où l'on voit actuellement par les vestiges de la basilique chrétienne. Son axe médian nord-est/sud-ouest est perpendiculaire à celui de l'église. Cette orientation le place face au temple nord, selon un principe d'alignement qui se retrouve sur l'Hermon à Arné (113). En l'absence de traces d'un péribole, on ne sait si les deux temples de Burqush étaient englobés ou non dans l'enceinte d'un seul sanctuaire.
23Il ne reste du temple sud que quelques vestiges de la base finement moulurée du podium encore en place du côté nord-est (fig. 252-253). Le bâtiment (ou ce qui en restait) a été arasé à l'occasion des travaux de terrassement nécessaires à l'aménagement de l'esplanade où s'élevait la basilique (arasement des rochers d'une part, aplanissement et consolidation du terrain par la construction de murs et de substructions d'autre part). Les demi-colonnes du bâtiment ont été remployées dans les piliers de l'édifice chrétien. En partant de ces maigres vestiges, D. Krencker et W. Zschietzschmann restituent un temple pseudo-périptère sur podium d'ordre ionique. Au Proche-Orient, seuls deux bâtiments cultuels présentent un plan au sol comparable : un temple de Baalbek (54 D), peut-être construit au début du ier s. apr. J.-C. et d'ordre corinthien, et le grand temple ionique de Hosn Souleiman-Baetocécé, daté du iie ou du iiie s. apr. J.-C. Le riche décor du temple de Burqush n'est connu que par quelques fragments, à savoir un chapiteau ionique, qui permet d'identifier l'ordre du bâtiment cultuel, un chapiteau d'ante à volutes obliques, plusieurs blocs d'architrave-frise et de corniche, ainsi qu'un linteau de porte.
Fig. 252. Burqush (107) : temple sud (B), base du podium.
Fig. 252. Burqush (107) : temple sud (B), base du podium.
Photo J. Aliquot 2003.
Fig. 253. Burqush (107) : basilique à piliers, plan au sol des vestiges.
Fig. 253. Burqush (107) : basilique à piliers, plan au sol des vestiges.
Dessin H. Kohl, dans Krencker & Zschietzschmann 1938, pl. 98.
24Sur la datation du bâtiment, D. Krencker et W. Zschietzschmann (1938, p. 239 et 296) sont contradictoires : ils estiment tout d'abord que l'édifice fait partie des temples anciens de la région, puis le classent implicitement avec l'ensemble des bâtiments hermoniens dans la catégorie des temples construits au cours des iie et iiie s. apr. J.-C. Pour sa part, K.S. Freyberger (1990, p. 156-160) propose une datation augustéenne d'après des arguments stylistiques et des rapprochements discutables entre le décor de ce temple et celui du temple de Bel à Palmyre ou celui des bâtiments les plus anciens de la Syrie du Sud. Le décor du temple de Burqush comporte plusieurs éléments caractéristiques du répertoire ornemental habituel en Syrie à partir de la fin du ier s. apr. J.-C., à une époque où la survivance de formes décoratives locales ou importées s'accompagne d'emprunts aux productions de l'Asie Mineure (cf. Aliquot 2007, p. 253-258). Les rapprochements invoqués par K.S. Freyberger permettent plutôt d'identifier des survivances de l'art décoratif de la Syrie hellénistique dans le décor architectural des monuments de Burqush comme dans celui d'autres temples hermoniens et hauranais. La chronologie des édifices cultuels présentant des caractéristiques semblables à celles du temple sud amène à privilégier l'hypothèse d'une datation du dernier tiers du ier s. ou du iie s. apr. J.-C., contemporaine de celle du temple nord.
25Le temple sud a été recouvert à l'époque protobyzantine par une basilique chrétienne à piliers et à trois nefs. Dans l'angle sud-ouest de la nef et dans la sacristie méridionale, deux volées d'escalier conduisent à une vaste galerie partiellement souterraine située à l'extérieur du long côté méridional de l'ensemble architectural. Selon D. Krencker et W. Zschietzschmann (1938, p. 231-234), cette construction aurait été utilisée comme un bâtiment conventuel. J. Lassus (1947, p. 111 n. 2) n'adopte cette solution que par défaut. Il faut peut-être considérer la galerie comme une simple dépendance de l'église. Du reste, si la basilique de Burqush est la cathédrale de Barkousa, comme on peut le supposer, il convient de renoncer à l'identification d'un monastère. La datation de l'ensemble ecclésial, quant à elle, peut se fonder sur l'étude du plan de la basilique chrétienne. Celle-ci appartient au groupe des églises à piliers. L'extension de ce modèle architectural dans la région paraît consécutive à son développement en Syrie du Nord à partir de la fin du ve s. apr. J.-C. Près de l'Hermon, les basiliques de Baalbek (54), de Hosn Niha (60) et de Yanouh (24) fournissent des exemples comparables à celui de Burqush : si les deux premières ne sont pas précisément datées, en revanche, celle de Yanouh est datée du viie s. apr. J.-C. La construction de l'église de Burqush pourrait être elle aussi très tardive. La christianisation du site a pu avoir lieu longtemps après la fermeture et l'abandon des deux temples païens.

26Description : von Kremer 1853, p. 173-174. Site revu.
27Dans la partie ancienne du bourg de Qatana (850 m d'altitude), près du maqâm du cheikh Hassan al-Qatani, des fûts de colonne, des chapiteaux et un linteau de calcaire sont remployés à l'entrée d'un hammam (fig. 254). Ces vestiges pourraient appartenir au bâtiment antique décrit comme un temple par le voyageur A. von Kremer.
Fig. 254. Qatana (108*) : blocs antiques à l'entrée du hammam.
Fig. 254. Qatana (108*) : blocs antiques à l'entrée du hammam.
Photo J. Aliquot 2003.

28Épigraphie : IGLS 11, 38 (Qalaat Jendal), 39 (Ain el-Bourj). Site revu.
29Qalaat Jendal (1450 m d'altitude) occupe les pentes du vallon d'un affluent du Nahr el-Aouaj. L'éperon rocheux qui domine le village porte les ruines d'une forteresse médiévale. Les maisons modernes remploient de nombreux blocs appartenant à des bâtiments antiques. La dédicace d'une niche à Zeus par le prêtre Julius Hadrianus et sa famille, gravée sur l'un de ces blocs, indique l'existence d'un sanctuaire romain. Il faut peut-être rapporter au même lieu de culte la dédicace à la déesse Leucothéa de Ségeira trouvée en remploi à Ain el-Bourj, à 2 km en contrebas du village.

30Description (A) : Saulcy 1853, p. 565-568, pl. 50 ; Benzinger 1891, p. 72 ; Aliquot 2002, p. 241-246. Site revu.
Épigraphie : IGLS 11, 45.
31Le village de Kafr Hawar (1050 m d'altitude) s'étend de part et d'autre d'un affluent du Nahr el-Aouaj. Son nom conserve un toponyme syriaque signifiant « village blanc ». Son site pourrait correspondre à celui de la station ad Ammontem de la Table de Peutinger. La Lettre des archimandrites d'Arabie (trad. J.-B. Chabot, p. 153) signale la présence d'un couvent à Kafr Hawar au vie s. apr. J.-C.

32F. de Saulcy décrit de la manière la plus complète le petit temple sur podium qui s'élevait encore à Kafr Hawar au milieu du xixe s. (fig. 255). Le bâtiment a disparu depuis la fin de ce siècle. J. Benzinger signale que ses éléments ont été remployés pour construire un khan voisin, sans doute celui de Saassa, sur la route de Damas à Qouneitra. Dans la partie ancienne du village, néanmoins, la concentration de quelques blocs de grand appareil en calcaire blanc indique toujours l'emplacement du sanctuaire. La dédicace d'un autel découvert aux abords des ruines suggère d'attribuer le temple à Atargatis.
Fig. 255. Kafr Hawar (110) : podium du temple (A).
Fig. 255. Kafr Hawar (110) : podium du temple (A).
Dessin dans Saulcy 1851, pl. 50.

33Au sud du village, l'escarpement rocheux du Jabal el-Qalaa surplombe la vallée sur la rive droite du cours d'eau. Ses pentes sont occupées par une carrière de calcaire blanc (d'où les blocs du temple ont dû être extraits), une nécropole antique et des installations rupestres. Parmi ces dernières, la plus remarquable se présente sous la forme d'un petit lieu de culte rupestre connu localement sous le nom de Korsei el-Debb : ce « Fauteuil de l'Ours » est un autel monumental taillé dans la roche, au fond d'une pièce rectangulaire ouverte au nord/nord-est ; de chaque côté, une volée de quatre marches permet d'accéder à l'espace situé derrière l'autel (fig. 256).
Fig. 256. Kafr Hawar (110) : sanctuaire rupestre (B).
Fig. 256. Kafr Hawar (110) : sanctuaire rupestre (B).
Photo J. Aliquot 2003.

34Architecture : Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 267. Site revu.
Épigraphie : IGLS 11, 46-47 (inscriptions du temple), 48-51 (épitaphes), 52 (cuve cultuelle dédiée par un trésorier sacré).
35Le village de Hiné (1060 m d'altitude), établi sur un tell archéologique (fig. 257), correspond à l'antique Ina, bourgade sans doute comprise dans les domaines de l'Ituréen Zénodoros, puis dans ceux de l'Hérodien Philippe, avant d'être attribuée à la cité de Damas (cf. IGLS 11, p. 81). La Lettre des archimandrites d'Arabie (trad. J.-B. Chabot, p. 149, 152-153) mentionne les couvents de Hiné et de ses environs au vie s. apr. J.-C.
Fig. 257. Hiné (111) : le tell.
Fig. 257. Hiné (111) : le tell.
Photo J. Aliquot 2008.
36Deux nécropoles antiques sont repérées à l'ouest et à l'est du village. Les ruines d'un grand temple romain ouvert à l'est d'au moins 40 m de long occupent le sommet du tell. Les membres de la mission allemande n'ont pu relever que deux assises du soubassement et la base du podium du bâtiment (fig. 258). Aujourd'hui, la route asphaltée recouvre le soubassement et le podium a été en grande partie démonté. Deux inscriptions étaient gravées sur ces parties du temple. Elles se rapportent à l'aménagement du sanctuaire sous la surveillance d'épimélètes. La plus longue indique qu'entre 179 et 182 apr. J.-C., la construction du temple et de son péribole a été ordonnée de manière exceptionnelle par le gouverneur de la province de Syrie (le futur empereur Pertinax) et financée grâce aux fonds sacrés (IGLS 11, 46).
Fig. 258. Hiné (111) : le podium du temple.
Fig. 258. Hiné (111) : le podium du temple.
Dessin D. Krencker, dans Krencker & Zschietzschmann 1938, p. 267, fig. 412.

37Épigraphie : IGLS 11, 41. Site revu.
38À Rimé, dans la haute vallée du Nahr el-Aouaj, une dédicace commémore la fondation d'un temple de Théandrios par un certain Munatius et sous sa propre autorité en 198-199 apr. J.-C. L'emplacement du bâtiment est indéterminé, mais l'occupation du site à l'époque romaine est bien attestée. D. Krencker et W. Zschietzschmann (1938, p. 269, pl. 116) relèvent le plan d'un tombeau romain. Des blocs décorés (fûts de colonne, chapiteau) sont remployés dans les maisons modernes. Des installations rupestres (citerne, tombes, niches) sont aménagées sur l'éperon rocheux qui domine le village.

39Description : Warren 1870c, p. 224-225 ; Mouterde 1959, p. 83. Site revu.
Épigraphie : IGLS 11, 42.
40Arné (1400 m d'altitude) occupe la tête de la haute vallée du Nahr el-Aouaj, sous la crête de l'Hermon. D'après une inscription remployée sur place dans une maison moderne, son nom actuel conserve celui l'antique Ornéa. Le même texte indique aussi qu'en février 330 apr. J.-C. le dieu tutélaire d'Ornéa a financé la réalisation du décor d'un temple tandis que deux responsables (diocètes) supervisaient l'aménagement de terrains sacrés appartenant au village. Le temple n'est pas localisé. Il pourrait appartenir à l'un des deux sanctuaires repérés à proximité de la source d'Ain el-Qasr, sur le site de Qasr Chbib, qui surplombe le village au nord-est, à environ 1550 m d'altitude. C. Warren et R. Mouterde signalent déjà les ruines des deux sanctuaires alignés l'un derrière l'autre et ouverts tous les deux au nord/nord-est. Plus à l'est, on peut encore voir la carrière d'où proviennent les blocs de calcaire gris-bleu utilisés dans la construction des bâtiments cultuels.

41Le sanctuaire présente un plan au sol rectangulaire. Il occupe une terrasse. Tout son long côté nord, dont la longueur totale atteint environ 80 m, est majoritairement constitué de la paroi rocheuse inégalement taillée. Des blocs complètent le mur là où la paroi présente des imperfections. En revanche, le long côté sud, vers la pente, est appareillé (fig. 259-260). La plupart des éléments constitutifs du mur d'entrée et du long côté sud du temple se sont effondrés sur place ou vers le sud. Plusieurs éléments du bâtiment sont épars : il s'agit de plusieurs fûts de colonne monolithes, du chambranle et du linteau de la porte d'entrée, de chapiteaux doriques uniquement épannelés, et de blocs moulurés appartenant à l'entablement du temple.
Fig. 259. Arné (113) : ruines du sanctuaire est (A).
Fig. 259. Arné (113) : ruines du sanctuaire est (A).
Photo J. Aliquot 2003.
Fig. 260. Arné (113) : ruines du sanctuaire est (A).
Fig. 260. Arné (113) : ruines du sanctuaire est (A).
Photo J. Aliquot 2003.

42Un second sanctuaire de plan rectangulaire se trouve à une trentaine de mètres à l'ouest du premier. Sa construction tire également parti de la configuration du terrain. Son mur de fond et sa partie postérieure sont entièrement rupestres. Le rocher qui le domine au nord a lui-même été aménagé : plusieurs degrés d'un escalier rupestre y sont visibles. À l'est, le site est totalement bouleversé. Il ne ressemble plus qu'à un vaste éboulis (fig. 261). Le tracé du mur d'entrée du péribole et du long côté méridional reste cependant identifiable, de même que l'angle sud-est du temple. La plate-forme de l'adyton doit à son caractère rupestre d'avoir été préservée des destructions naturelles ou artificielles (fig. 262). On y accède par une volée de quatre ou cinq marches, encadrée par deux murs. Plusieurs blocs repérés parmi les éboulis signalent la présence de niches cintrées.
Fig. 261. Arné (113) : ruines du sanctuaire ouest (B).
Fig. 261. Arné (113) : ruines du sanctuaire ouest (B).
Photo J. Aliquot 2003.
Fig. 262. Arné (113) : adyton rupestre du temple ouest (B).
Fig. 262. Arné (113) : adyton rupestre du temple ouest (B).
Photo J. Aliquot 2003.
43En contrebas du sanctuaire, plusieurs terrasses ont été aménagées sur le versant abrupt de la colline. On y trouve des installations rupestres, sous la forme de petites pièces carrées à ciel ouvert de 4 m de côté environ, dont le mur de fond est creusé d'une cavité rectangulaire ou carrée peu profonde et dont les murs latéraux sont soit entièrement, soit partiellement rupestres.

44Description : Porter 1855, 1, p. 293-296 ; Warren 1870b ; Conder 1874, p. 51-53 ; Clermont-Ganneau 1903d, p. 352-353 ; Mouterde 1951-1952, p. 22-23 ; Ehrl 1990 ; Ruprechtsberger 1992a, 1992b, 1994 et 1996. Site non revu.
Épigraphie : IGLS 11, 40.
45Dans son Onomasticon (s.v. Aermon), Jérôme mentionne le haut-lieu qui couronne le Mont Hermon, à 2814 m d'altitude, sur le site de Qasr Antar. Depuis Rachaiya el-Ouadi à l'ouest ou depuis Arné (113) à l'est, l'ascension pédestre jusqu'au site dure au moins six heures (fig. 263). Le sanctuaire occupe une terrasse naturelle, autour d'un cône rocheux creusé en son centre. Il se compose d'une enceinte ovale faite de blocs de grand appareil soigneusement dressés. Un petit temple ouvert à l'est s'élève au sud/sud-ouest du temenos (fig. 264). Une grotte se trouve au nord-est du sanctuaire. L'inscription grecque découverte au nord-ouest du péribole indique que le haut-lieu est consacré à un dieu qualifié de très grand et de saint. Le même texte laisse supposer que l'accès au site est réservé à des fidèles qui prêtent serment.
Fig. 263. Arné (113) et Qasr Antar (114) : le site de Qasr Chbib (en bas à droite) sous le sommet de l'Hermon.
Fig. 263. Arné (113) et Qasr Antar (114) : le site de Qasr Chbib (en bas à droite) sous le sommet de l'Hermon.
Photo J. Aliquot 2006.
Fig. 264. Qasr Antar (114) : plan du sanctuaire.
Fig. 264. Qasr Antar (114) : plan du sanctuaire.
Croquis d'après Warren 1870b.


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