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dimanche 5 février 2012

Europe princesse de tyr - liban ,legende


Objet: 1- La princesse Europe

1- La princesse Europe
Deux terres se disputaient la jeune princesse, l'asie ,et la terre  de la rive oppsee 

Le nom "Europe" tire son origine d'un personnage de la mythologie grecque. Fille d'Agénor, roi de Phénicie, la princesse Europe vivait à Tyr, sur le bord asiatique de la Méditerranée (aujourd'hui le Liban).

Se passionnant pour les voyages en mer, la jeune princesse rêvait des terres lointaines. Elle avait ainsi pour habitude de se promener, presque chaque jour, au bord de la mer, en regardant vers l'horizon infini.

Zeus, le Dieu des Dieux qui vivait au sommet de l'Olympe, caché par une couche de nuages, avait remarqué depuis quelques temps déjà, la grande beauté de la princesse et son goût pour les aventures et les découvertes. Il tomba amoureux d'elle et décida de l'emmener loin de chez elle, sur de nouvelles terres.

Dans la nuit qui suivit, la princesse fit un rêve étrange : deux terres, ayant l'aspect de femmes, se disputaient la jeune princesse. L'une, la "terre d'Asie", voulait la garder; l'autre, la "terre de la rive opposée", voulait l'emmener en mer sur ordre du roi des Dieux, Zeus.
Se réveillant, la princesse alla au bord de la mer. Subitement, un taureau, puissant mais docile émergea de la mer et persuada la belle princesse de monter sur son dos. Puis il s'envola et emmena la jeune princesse sur l'île de Crète, en Grèce. Là, il prit une forme humaine : ce n'était autre que Zeus (transformé en taureau). Europe tomba, elle aussi, amoureuse de lui. De leur amour naîtront trois enfants et grâce à la princesse, le continent gagna un nom : Europe.

Le mythe de la princesse Europe est aujourd'hui illustré sur la pièce de 2 € grecque, par la représentation d'un taureau portant une jeune femme sur son dos.
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2-La légende d'Europe.
http://www.pheniciens.com/persos/europe.htm

Image après traitement informatique
L'enlèvement d'Europe
Mosaïque trouvée à Byblos, époque romaine, fin II° - début III° siècle ap. J.C.

Depuis quelques années, nous assistons sur la scène de l'échiquier mondial, à l'émergence d'une nouvelle identité commune, la Communauté Européenne, plus communément appelée l'Europe.

Avec le lancement de la monnaie européenne, la Grèce a choisi de marquer l'historicité de l'événement en frappant la pièce de 2 € à l'effigie de la princesse Europe enlevée par Zeus métamorphosé en taureau. Mais qui était Europe ? Quel est son rapport avec la Grèce ?

La légende raconte qu'Europe, princesse phénicienne, fille d'Agénor(1) roi de Tyr, se promenant un jour au bord de la mer avec ses compagnes, fut remarquée par Zeus. Enflammé par sa beauté, il se métamorphosa en taureau aux cornes semblables à un croissant de lune et vint se coucher aux pieds de la jeune fille. Celle-ci d'abord effrayée, s'enhardit, caressa l'animal et s'assit sur son dos. Aussitôt le taureau se releva et s'élança vers la mer. Malgré les cris d'Europe, qui se cramponne à ses cornes, le taureau pénétra dans les flots et s'éloigne du rivage. Tous deux parvinrent ainsi jusqu'en Crète où Zeus s'unit à la jeune fille. De ces amours naîtront trois fils : Minos, Sarpédon et Rhadamante.

La suite de cette légende fut la recherche entreprise par les frères d'Europe. Agénor ordonna alors à son fils Cadmos de partir à la recherche de sa sœur, avec défense formelle de revenir tant qu'il ne l'a pas retrouvée. La mère de Cadmos, Téléphassa, et ses deux frères, Thassos et Cilix, l'accompagnèrent ; seul Phœnix resta au pays auprès de son père. Les recherches de Téléphassa et de ses fils furent vaines. Téléphassa mourut de chagrin et ses trois fils, en raison du serment prêté à leur père, n'osèrent pas retourner à Tyr : Thassos s'installa alors dans les îles de Thrace, auxquelles il s'identifia ; Cilix se fixa en Cilicie, dont il fut le fondateur légendaire quant à Cadmos, il débarqua en Grèce où il interrogea l'oracle de Delphes. L'oracle lui conseilla de se laisser guider par une génisse errante, qu'il croiserait à sa sortie du temple, et de fonder une ville à l'endroit même où elle se coucherait épuisée. L'animal conduisit Cadmos au site de Thèbes, où il éleva la citadelle de Cadmée. Toujours dans l'espoir de retrouver sa soeur, Cadmos offrit aux Grecs l'alphabet inventé par les Phéniciens. Hérodote raconte le récit en ces termes :

"Pendant le séjour que firent en ce pays les Phéniciens qui avaient accompagné Cadmos, et au nombre desquels étaient les Géphyriens, ils introduirent en Grèce plusieurs connaissances et entre autres des lettres, qui étaient, à mon avis, inconnues auparavant dans ce pays. Ils les employèrent d'abord de la même manière que tous les Phéniciens. Mais dans la suite des temps, ces lettres changèrent avec la langue et prirent une autre forme. Les pays circonvoisins étant alors occupés par les Ioniens, ceux-ci adoptèrent ces lettres, dont les Phéniciens les avaient instruits, mais ils firent quelques légers changements. Ils convenaient de bonne foi et comme le voulait la justice, qu'on leur avait donné le nom de lettres phéniciennes, parce que les Phéniciens les avaient introduites en Grèce". (Hérodote, II, 59).

Cette légende d'Europe résume les réalités historiques, économiques et culturelles qui devaient correspondre aux déplacements des foyers de civilisations du Proche-Orient vers les régions d'Occident, appelées par la suite "Europe".

La "déesse au taureau" va être reprise et représentée, en sculpture, peinture(2), céramique et mosaïques jusqu'au IV°siècle(3) et cela sur tout le pourtour méditerranéen (Liban, Grèce, Italie, France, Espagne, Tunisie, Algérie, ...). Ces vestiges antiques sont actuellement préservées dans les divers musées (Musée national de Beyrouth, Musée de l'Arles et la Provence antiques, Musée archéologique de Nîmes, British Museum, Musée du Vatican, Musée du Louvre, Staatliche museen de Berlin, Musée de l'Ermitage, Musée de Palerme, à Pompéi, Musée de l'Agora à Athènes, etc.). En 1998, La Poste française édita un timbre représentant cette légende et cela à l'occasion de l'exposition Liban, l'autre rive qui s'est tenue à L'Institut du Monde Arabe à Paris (du 27 octobre 1998 au 2 mai 1999).

Nous émettons un souhait de pouvoir un jour proposer via cette page l'historique de ces diverses représentations. Nous invitons tous les musées détenteurs d'une oeuvre représentant l'enlèvement d'Europe de nous soutenir dans cette démarche ; en participant à la réalisation de ce projet: tous les articles, photos, descriptions, ... seront les bienvenus.

Nous ouvrons une dernière parenthèse dans cette page en citant l'auteur classique Achille Tatius, observant les détails de la mosaïque :

"Le taureau avait été représenté au milieu de la mer, chevauchant les vagues (...). La jeune fille était assise au milieu de son dos, non pas à califourchon mais de côté, les deux pieds sur la droite et elle tenait les cornes de sa main gauche comme un conducteur de char tient les rênes, et, en fait, l'animal obliquait légèrement dans cette direction, obéissant à la pression de la main. Le buste de la jeune fille était recouvert d'une tunique qui lui descendait jusqu'en bas des jambes ; plus bas, une robe dissimulait la partie intérieure de son corps (...). Ses mains étaient éloignées l'une de l'autre, l'une sur les cornes du taureau, l'autre sur sa croupe, et dans l'une et l'autre, elle tenait au-dessus de sa tête une large écharpe qui voltigeait autour de ses épaules, et l'étoffe se creusait et se gonflait de toutes parts ; c'était la façon pour le peintre de représenter le vent. Ainsi la jeune fille était-elle installée sur le taureau comme un bateau en mer et son écharpe lui servait de voile".

(1) Les cités de Tyr et de Sidon pouvaient former une unité politique suivant les forces en place. Pour cette raison nous pouvons lire suivant les références, Europe fille du roi de Tyr, ou, fille du roi de Sidon. retour texte
(2) Voir Christian de Bartillat & Alain Roba, Métamorphoses d'Europe, trente siècles d'iconographies, Editions Bartillat, 2000 retour texte
(3) Odile Wattel-de Croizant, Les mosaïques représentant le mythe d'Europe (Ier-IVe siècles), Evolution et interprétation des modèles grecs en milieu romain, Editions De Boccard, Paris, 1995.
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3- Union européenne : Histoire, évènements significatifs
Catalogue formationEditoPrésentationContact - 17 mai 2011

NOM : Union européenne  (unification économique et politique de 27 pays européens)

LE NOM : L'appellation « Europe » vient du grec ancien Ευρώπη. Étymologiquement : la princesse « au large visage » et « aux grands yeux ».

L'histoire :

La princesse Europe, fille d'Agénor (Roi de Sidon, en Phénicie), que le roi des dieux voulait séduire, avait un goût prononcé pour les aventures et les découvertes. Un jour, un taureau émergea de la mer et persuada la belle princesse de monter sur son dos. Puis, il s'envola et l'emmena sur l'île de Crète, en Grèce (et vers ce continent, alors inconnu, qui portera ultérieurement son nom…). Là, il prit une forme humaine : ce n'était autre que Zeus (transformé en taureau) dont elle tomba amoureuse.
 En tout cas, les historiens voient aujourd'hui, dans cette légende, l'illustration poétique et le récit symbolique de l'imprégnation en Occident des cultures et brillantes civilisations du Proche-Orient antique. Le mythe de la princesse Europe est aujourd'hui illustré sur la pièce de 2 € grecque, par la représentation d'un taureau portant une jeune femme sur son dos.

DEVISE : « In varietate concordia » (Unie dans la diversité), telle est la devise de l'Union européenne.

Cette devise signifie qu'au travers de l'UE, les Européens unissent leurs efforts en faveur de la paix et de la prospérité ; les nombreuses cultures, traditions et langues que compte l'Europe constituent un atout pour le continent.

HYMNE :

L'hymne européen est « l'Ode à la Joie » de Ludwig van Beethoven, compositeur allemand. Il correspond aux idéaux fraternels de Beethoven. D'où sa volonté incessante de composer une œuvre à la mesure du poème du même nom de Friedrich Von Schiller qui évoque la fraternisation de tous les hommes.

DRAPEAU : 12 étoiles jaunes en cercle sur fond bleu.

Le drapeau européen est une bannière d'azur composée symboliquement de 12 étoiles : ce chiffre évoque la plénitude, comme les 12 mois de l'année. Le drapeau européen est le symbole non seulement de l'Union, mais aussi de l'unité et de l'identité de l'Europe au sens large. 
chaque  élément le constituant a été choisi pour sa force symbolique :

le cercle d'étoiles dorées représente la solidarité et l'harmonie entre les peuples.
le cercle des 12 étoiles est traditionnellement un symbole de perfection, de plénitude et d'unité.
le chiffre 12 renvoie aussi au nombre de mois de l'année et d'heures sur le cadran d'une montre.

*Il fait également référence à l'emblème conçu par l'Autrichien Arsène Heitz, modeste fonctionnaire et catholique fervent. 
Selon ses dires, il s'est inspiré de la médaille miraculeuse de la rue du Bac (Paris).
Laquelle représente la Vierge avec la couronne de 12 étoiles qu'évoque l'Apocalypse de Saint-Jean : « Un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de 12 étoiles », Apocalypse 12,1. 
Il lui a ajouté un fond bleu, couleur traditionnelle du manteau de la Vierge.
EMBLÈME : en 2009, un appel à contribution a été lancé, avec une question à la clé : quel animal symboliserait le mieux l'Europe ? 
Les deux animaux retenus sont le taureau et la colombe.

Le Taureau est l'animal dont se servit Zeus pour l'enlèvement d'Europe afin de la déposer en Crête. 
Ce mythe évoque l'unité fondamentale entre Orient et Occident.

La Colombe est un symbole de paix, assimilé à la non-violence. 
Elle tient son origine des récits de la Bible et de l'épisode des 40 jours d'inondation durant lesquels Noé, sur son arche, sauva de la noyade la totalité des espèces animales de la planète. Symbole porteur de tolérance, d'ouverture, de fraternité entre les peuples… Et donc d'espoir !

JOURNÉE DE L'EUROPE : 9 mai (anniversaire de la Déclaration de Schuman, en 1950).

LANGUES PARLÉES  : 23

SUPERFICIE  : 4 376 780 km2 environ (7ème rang mondial)

POPULATION : 499,7 habitants, au 1er janvier 2009 (3ème rang mondial derrière la Chine et l'Inde, mais devant les Etats-Unis).

Critères d'adhésion définis aux Conseils européens de Copenhague (1993) et de Madrid (1995) 

le respect de la démocratie et de l'État de droit de la personne et des minorités.
une économie de marché ouverte et viable.
le respect de l'acquis communautaire.
la modernisation de l'État et des structures administratives.
Les 3 principes de liberté :

la liberté économique avec la libre circulation des biens ; le transport de marchandises se fait sans paiement de droit de douane à l'intérieur de l'Union ;
la liberté individuelle, via la libre circulation des personnes ; tout citoyen d'un pays de l'Union a la possibilité de s'installer et de travailler dans le pays de son choix ;
la liberté financière avec la libre circulation des capitaux ; tout citoyen ou entreprise d'un pays de l'Union peu ouvrir un compte bancaire dans le pays de son choix.
Le terme « Europe » désigne aujourd'hui le continent européen au sens strictement géographique. Avant les  XVe et XVIe siècles, on employait plus fréquemment  le terme « Occident » et l'unité de l'Europe était surtout religieuse et culturelle, visant également des conquêtes territoriales.

L'idée européenne s'est construite progressivement à partir du XVIe siècle. Dès lors, philosophes, écrivains et politiques s'employèrent à théoriser le rapprochement des peuples : Henri de Saint-Simon proposa la création d'un « Parlement européen », tandis que Jean-Jacques Rousseau écrivit les « Extraits et jugements sur le projet de paix éternelle ». Emmanuel Kant rédigea quant à lui son « Essai sur la paix perpétuelle », alors que Victor Hugo eu l'intuition géniale des « Etats-Unis d'Europe». Aristide Briand défendit, pour sa part, l'idée d'une « Société des Nations ».

Certains marxistes se fixèrent pour objectif de créer « des Etats-Unis socialistes d'Europe », alors qu'Altiero Spinelli plaida pour « une Europe libre et unie ». Au nom du Parti socialiste, Jean Jaurès se fit le défenseur d'une « Europe humaniste et pacifiste ». Dans ses pas, Léon Blum évoqua l'idée d'une « Union fédérale d'Europe »…

Mais c'est le désastre produit par les deux guerres mondiales qui finit de -convaincre les nations européennes et des hommes et des femmes de toutes nationalités de la nécessité de s'unir pour empêcher de nouveaux conflits et garantir la paix. Tous œuvrèrent pour la construction d'une Europe communautaire de plus en plus intégrée.
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Europe, fille de tyr,legende

La princesse Europe

europe fille de tyr ,
http://www.strasbourg-europe.eu/la-princesse-europe,14756,fr.html

Iconographie grecque ,zenon

Discours philosophiques de Maxime de Tyr traduits du grec par M. Formey

samedi 4 février 2012

SAINT CHRISTOPHE ,patron des conducteurs

SAINT CHRISTOPHE *
Une chapelle dediee a st Christophe fut decouverte pres de Cana - Tyr - Sud- Liban en 1860 , au cours d'explorations archeologiques .
voici les divers recits sur la vie de ce saint . il s'y melent histoire et legende, refletant une culture et une grande foi en Jesus Porteur des peches du monde et Redempteur....
source :
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome02/101.htm
Christophe, avant son baptême, se nommait Réprouvé, mais dans la suite il fut appelé Christophe, comme si on disait : "qui porte le Chris" , parce qu'il porta le Christ en quatre manières: sur ses épaules, pour le faire passer; dans son corps, par la macération; dans son coeur, par la dévotion et sur les lèvres, par la confession ou prédication.

Christophe était Chananéen; il avait une taille gigantesque, un aspect terrible, et douze coudées de haut: D'après ce qu'on lit eu ses actes, un jour qu'il se trouvait auprès d'un roi des Chananéens, il lui vint à l'esprit de chercher, quel était le plus grand prince du monde, et de demeurer près de lui. Il se présenta chez un roi très puissant qui avait partout la réputation de

* L'hymne O beate mundi auctor, du bréviaire mozarabe fait allusion, dans ses seize strophes, à tous les points de cette légende.

284

n'avoir point d'égal en grandeur. Ce roi en le voyant l'accueillit avec bonté et le fit rester à sa cour. Or, un jour, un jongleur chantait en présence du roi une chanson oit revenait souvent le nom du diable ; le roi, qui était chrétien, chaque fois qu'il entendait prononcer le nom de quelque diable, faisait de suite le signe de croix sur. sa figure. Christophe, qui remarqua cela, était fort étonné de cette action, et de ce que signifiait un pareil acte. Il interrogea le roi à ce sujet et celui-ci ne voulant pas le lui découvrir, Christophe ajouta : « Si vous ne me le dites, je ne resterai pas plus longtemps avec vous. » C'est pourquoi le roi fut contraint de lui dire : « Je me munis de ce signe, quelque diable que j'entende nommer, dans la crainte qu'il ne prenne pouvoir sur moi et ne me nuise. » Christophe lui répondit : « Si vous craignez que le diable ne vous nuise, il est évidemment plus grand et plus puissant que vous ; la preuve en est que vous en avez une terrible frayeur. Je suis donc bien déçu dans mon attente ; je pensais avoir trouvé le, plus grand et le plus puissant seigneur du monde ; mais maintenant je vous fais mes adieux, car je veux chercher le diable lui-même, afin de le prendre pour mon maître et devenir son serviteur. » Il quitta ce roi et se mit en devoir de chercher le diable. Or, comme il marchait au milieu d'un désert, il vit une grande multitude de soldats, dont l'un, à l'aspect féroce et terrible, vint vers lui et lui demanda où il allait. Christophe lui répondit: «Je vais chercher le seigneur diable, afin de le prendre pour maître et seigneur. » Celui-ci lui dit: « Je suis celui que tu cherches. » Christophe tout réjoui s'engagea pour être son (285) serviteur à toujours et le prit pour son seigneur. Or, comme ils marchaient ensemble, ils rencontrèrent une croix élevée sur un chemin public. Aussitôt que le diable eut aperçu cette croix, il fut effrayé, prit la fuite et, quittant le chemin, il conduisit Christophe à travers un terrain à l'écart et raboteux, ensuite il le ramena sur la route. Christophe émerveillé de voir cela lui demanda pourquoi il avait manifesté tant de crainte, lorsqu'il quitta la voie ordinaire, pour faire un détour, et le ramener ensuite dans le chemin: Le diable ne voulant absolument pas lui en donner le motif, Christophe dit : « Si vous ne me l'indiquez, je vous quitte à l'instant. » Le diable fut forcé de lui dire : « Un homme qui s'appelle Christ fut attaché à la croix; dès que j e vois l'image de sa croix, j'entre dans une grande peur, et m'enfuis effrayé. » Christophe lui dit : « Donc ce Christ est plus grand et plus puissant que toi, puisque tu as une si brande frayeur en voyant l'image de sa croix? J'ai donc travaillé en vain, et n'ai pas encore trouvé le plus grand prince- du monde. Adieu maintenant, je veux te quitter et chercher ce Christ. »
Il chercha longtemps quelqu'un qui lui donnât des renseignements sur le Christ; enfin il rencontra un ermite qui lui prêcha J.-C. et qui l'instruisit soigneusement de la foi. L'ermite dit à Christophe : « Ce roi que tu désires servir réclame cette soumission : c'est qu'il te faudra jeûner souvent.» Christophe lui répondit : « Qu'il me demande autre chose, parce qu'il m'est absolument impossible de faire cela. » « Il te faudra encore, reprend l'ermite, lui adresser des prières. » « Je ne sais ce que s'est, répondit Christophe, et je ne (286) puis me soumettre à cette exigence.» L'ermite lui dit: « Connais-tu tel fleuve où bien des passants sont en péril de perdre la vie? » « Oui, dit Christophe. L'ermite reprit: « Comme tu as une haute stature et que tu es fort robuste, si tu restais auprès de ce fleuve, et si tu passais tous ceux qui surviennent, tu ferais quelque chose de très agréable au roi J.-C. que tu désires servir, et j'espère qu'il se manifesterait à toi en ce lieu. » Christophe lui dit ; « Oui, je puis bien remplir cet office, et je promets que je m'en acquitterai pour lui. » Il alla donc au fleuve dont il était question, et s'y construisit un petit logement. Il portait à la main au lieu de bâton une perche avec laquelle il se maintenait dans l'eau ; et il passait. sans relâche tous les voyageurs. Bien des jours s'étaient écoulés, quand, une fois qu'il se reposait dans sa petite maison, il entendit la voix d'un petit enfant qui l'appelait en disant: « Christophe, viens dehors et passe-moi. » Christophe se leva de suite, mais ne trouva personne. Rentré chez soi, il entendit la même voix qui l'appelait. Il courut de,lors de nouveau et ne trouva personne. Une troisième fois il fut appelé comme auparavant, sortit et trouva sur la rive du fleuve un enfant qui le pria instamment de le passer. Christophe leva donc l'enfant sur ses épaules, prit son bâton et entra dans le fleuve pour le traverser. Et voici que l'eau du fleuve se gonflait peu à peu, l'enfant lui pesait comme une masse de plomb ; il avançait, et l'eau gonflait toujours, l'enfant écrasait de plus en plus les épaules de Christophe d'un poids intolérable, de sorte que celui-ci se trouvait dans de grandes angoisses et, craignait de périr. (287) Il échappa à grand peine. Quand il eut franchi la rivière, il déposa l'enfant sur la rive et lui dit : Enfant, tu m'as exposé à un grand danger, et tu m'as tant pesé que si j'avais eu le monde entier sur moi, je ne sais si j'aurais eu plus lourda porter. » L'enfant lui répondit : « Ne t'en étonne pas, Christophe, tu n'as pas eu seulement tout le monde sur toi, mais tu as porté sur les épaules celui qui a créé le monde : car je suis le Christ ton roi, , auquel tu as en cela rendu service; et pour te prouver que je dis la vérité, quand tu seras repassé, enfonce ton bâton en terre vis-à-vis ta petite maison, et le matin tu verras qu'il a. fleuri et porté des fruits, » A l'instant il disparut. En arrivant, Christophe ficha. donc son bâton en terre, et quand il se leva le matin, il trouva que sa perche avait poussé des feuilles, et des dattes comme un palmier. Il vint ensuite à Samos, ville de Lycie, où il ne comprit pas la langue que parlaient les habitants, et il pria le Seigneur de lui en donner l'intelligence. Tandis qu'il restait en prières, les juges le prirent pour un insensé, et le laissèrent. Christophe, ayant obtenu ce qu'il demandait, se couvrit le visage, vint à l'endroit où combattaient les chrétiens, et il les affermissait au milieu de leurs tourments. Alors un des juges le frappa. au visage, et Christophe se découvrant la figure : « Si je n'étais chrétien, dit-il, je me vengerais aussitôt de cette injure. » Puis il ficha son bâton, en terre en priant le Seigneur de le faire reverdir pour convertir le peuple. Or, comme cela se fit à l'instant, huit mille hommes devinrent croyants. Le roi envoya alors deux cents soldats avec ordre d'amener Christophe par (288) devant lui; mais l'avant trouvé en oraison ils craignirent de lui signifier cet ordre; le roi envoya encore un pareil nombre d'hommes, qui, eux aussi, se mirent à prier avec Christophe. Il se leva et leur dit : « Oui cherchez-vous? » Quand ils eurent vu son visage; ils dirent : « Le roi nous a envoyés pour te garrotter et t'amener à lui.» Christophe leur dit : « Si je voulais, vous ne pourriez. me conduire ni garrotté, ni libre. » Ils lui dirent : « Alors si tu ne veux pas, va librement partout: ou bon te semblera, et nous dirons au roi que nous ne t'avons pas trouvé. » « Non, il n'en sera pas ainsi, dit-il; j'irai avec vous.» Alors il les convertit à la foi, se fit lier par eux les mains derrière le dos, et conduire au roi en cet état. A sa vue, le roi fut effrayé et tomba à l'instant de son siège. Relevée ensuite par ses serviteurs, il lui demanda son nom et sa patrie. Christophe lui répondit : « Avant mon baptême, je m'appelais Réprouvé, mais aujourd'hui je me nomme Christophe. » Le roi lui dit : « Tu t'es donné un, sot nom, en prenant celui du Christ crucifié, qui ne s'est fait aucun bien, et qui ne pourra t'en faire. Maintenant donc, méchant Chananéen, pourquoi ne sacrifies-tu pas à nos dieux? » Christophe lui dit : « C'est à bon droit que tu t'appelles Dagnus *, parce que tu es la mort du monde, l'associé du diable; et tes dieux sont l'ouvrage de la main des hommes. Le roi lui dit : « Tu as été élevé au. milieu des bêtes féroces; tu ne peux donc proférer que paroles sauvages et choses inconnues des hommes. Or, maintenant,

* Damné ou danger ? ou plutôt dague, poignard ?

si tu veux sacrifier, tu obtiendras de moi de grands honneurs, sinon, tu périras dans les supplices. » Et comme le saint ne voulut pas sacrifier, Dagnus le fit mettre en prison; quant aux soldats qui avaient été envoyés à Christophe, il les fit décapiter pour le nom de J.-C. Ensuite il fit renfermer avec Christophe dans la prison deux filles très belles, dont l'une s'appelait Nicée et l'autre Aquilinie, leur promettant de grandes récompenses, si elles induisaient Christophe à pécher avec elles. A cette vue, Christophe se mit tout de suite en prière. Mais comme ces filles le tourmentaient par leurs caresses: et leurs embrassements, il se leva et leur, dit : « Que prétendez-vous et pour quel motif avez-vous été introduites ici? ». Alors elles furent effrayées de l'éclat de son visage et dirent : «Ayez pitié de nous, saint homme, afin que nous puissions croire au Dieu que vous prêchez. » Le roi, informé de cela, se fit amener ces femmes et leur dit : « Vous avez donc aussi été séduites. Je jure par les dieux que si vous ne sacrifiez, vous périrez de malemort. » Elles répondirent : « Si tu veux que nous sacrifiions, commande qu'on nettoie les places et que tout le monde s'assemble au temple. » Quand cela fut fait, et qu'elles furent entrées dans le temple, elles dénouèrent leurs ceintures, les mirent au cou des idoles qu'elles firent tomber et qu'elles brisèrent; puis elles dirent aux assistants : « Allez appeler des médecins pour guérir vos dieux. » Alors par l'ordre du roi, Aquilinie est pendue; puis on attacha à ses pieds une pierre énorme qui disloqua tous ses membres. Quand elle eut rendu son âme au Seigneur, Nicée, sa soeur, fut (290) jetée dans le feu ; mais comme elle en sortit saine et sauve, elle fut tout aussitôt après décapitée. Après quoi sauve, est amené en présence du roi qui le fait fouetter avec des verges de fer; un casque de fer rougi au feu est mis sur sa tête; le roi fait préparer un banc en fer où il ordonne de lier Christophe et sous lequel il fait allumer du feu qu'on alimente avec de la poix. Mais le banc fond comme la cire, et le saint reste sain et sauf. Ensuite le roi le fait lier à un poteau et commande à quatre cents soldats de le percer de flèches : mais toutes les flèches restaient suspendues en l'air, et aucune ne put le toucher. Or, le roi, pensant qu'il avait été tué par les archers, se mit à l'insulter ; tout à coup une flèche se détache de l'air, vient retourner sur le roi qu'elle frappe à l'œil, et qu'elle aveugle. Christophe lui dit : « C'est demain que je dois consommer mon sacrifice; tu feras donc, tyran, de la boue avec mon sang; tu t'en frotteras l'oeil et tu seras guéri. » Par ordre du roi ou le mène au lieu où il devait être décapité; et quand il eut fait sa prière, on lui trancha la tête. Le roi prit un peu de son sang, et le mettant sur son oeil, il dit : « Au nom de Dieu et de saint Christophe. » Et il fut guéri à l'instant. Alors le roi crut, et porta un édit par lequel quiconque blasphémerait Dieu et saint Christophe serait aussitôt puni par le glaive. — Saint Ambroise parle ainsi de ce martyr dans sa préface : « Vous avez élevé, Seigneur, saint Christophe, à un tel degré. de vertu, et vous avez, donné une telle grâce à sa parole, que par lui vous avez arraché à l'erreur de la gentilité pour les amener à la croyance chrétienne, quarante-huit mille hommes. (291) Nicée et Aquilinie qui depuis longtemps se livraient publiquement à la prostitution, il les porta, à prendre des habitudes de chasteté, et leur enseigna à recevoir la couronne. Bien que lié sur un banc de fer, au milieu d'un bûcher ardent, il ne redouta pas d'être brûlé par ce feu, et pendant une journée entière, il ne put être percé par les flèches de toute une soldatesque. Il y a plus, une de ces flèches crève l'oeil d'un des bourreaux, et le sang du bienheureux martyr mêlé à la terre lui rend la vue et en enlevant l'aveuglement du corps, éclaire son esprit car il obtint sa grâce auprès de vous et il vous a prié avec supplication d'éloigner les maladies et les infirmités*. »

* Ces derniers mots nous expliquent le motif pour lequel saint Christophe est représenté avec des proportions gigantesques principalement aux portails des églises. On se croyait à l'abri des maladies et des infirmités dès lors qu'on avait vu la statue du saint, de là ces vers :

Christophore sancte, virtutes saut tibi tantae,
Qui te mane vident, nocturno tempore rident.
Christophore sancte, speciem qui eumque tuetur,
Ista nempe die non morte mala morietur.
Christophorum videas, postea tutus eas.

Saint Frumentius de Tyr, Liban -Sud +380

تذكار القديس فرومنتيوس الصوري اللبناني ، مبشّر الحبشة أثيوبيا  (+380 م)

يروي روفينوس الراهب (345-410 م) في تاريخه أنّ شابين من صور الفينيقية  -لبنان حالياً- ، وربما أخوين اسمهما فرومنتيوس واداسيوس  ، رافقا علاّمة من مدينة صور  اسمه ميروبيوس ، في رحلة استكشافية الى مجاهل  سواحل البحر الأحمر.

 ولسبب ما، عواصف أو خلافه ، وجدت سفينتهم في الحبشة – أثيوبيا ، حيث فتك السكان المحليّون بميروبيوس وأبقوا على الشابين فرومنتيوس واداسيوس على قيد الحياة. هذان ما لبثا أن نالا حظوة لدى "ملك أقسوم"،  وأصبحا مدبرين لقصره، كما صار فرومنتيوس معلماّ لوريث العرش.
ولمّا تبوأ الأمير الصغير الحكم مكان أبيه نال فرومنسيوس حظوة أكبر مكّنته من استصدار إذن لبعض التجّار المسيحيين بالقدوم الى الحبشة وبناء كنيسة صغيرة على أرض ، كما أخذ هو نفسه بنشر الإنجيل بين السكان .
 أما اداسيوس فعاد بعد حين الى مسقط رأسه  في صور جنوب لبنان اليوم، وصار كاهناً فيها ، فيما توجّه شقيقه فرومنتيوس الى مدينة الإسكندرية في بلاد النيل  ، حيث قابل كبير أساقفتها  أثناسيوس الكبير ( القديس ) ووصف له الأوضاع في الحبشة ، مقترحا عليه  سيامة أسقف عليها لنشر الكلمة هناك ، فأخذ القديس أثناسيوس باقتراح فرومنسيوس واختاره هو بالذات ليكون أوّل أسقف على أثيوبيا - الحبشة .
وقد تمكّن الأسقف الجديد لدى عودته الى إثيوبيا وإقباله على البشارة هناك من هداية أعداد غفيرة من أهل تلك البلاد  الى الإيمان المسيحي.
على هذا استمرّ ناشطاً في نقل البشارة بالربّ يسوع وشفاء المرضى واجتراح العجائب الى أن رقد بسلام ممتلئاً بروح القداسة  في العام 380 للميلاد.
تحيي الكنيسة الغربية تذكاره في 27 تشرين الأوّل، والكنيسة الشرقية في 30 تشرين الثاني، والكنيسة القبطية في 18 كانون الأوّل.
أيها الرب يسوع المسيح،  بشفاعة قديسك فرومنتيوس الصوري اللبناني مبشّر الحبشة  ، والذي بغيرته الرسولية ضاهى الرسل الاولين في حمل  البشارة  ، ارحمنا وخلّصنا، آمين.




  • Source :
  • http://saints.sqpn.com/saint-frumentius-of-ethiopia/
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  • SAINT FRUMENTIUS DE TYR, Apôtre de l’Ethiopie,
    évêque du IVe siècle
    MAR FROMINSIOS appelé ABBA SALAMA («Père de la paix»(+380)

    La conversion du roi Ezanas ou comment deux enfants chrétiens de Tyr, Phénicie (actuel Liban),
     semèrent l’évangile sur la terre d’Ethiopie

    Tout semble calme dans le port d’Adoulis. Un navire vient de jeter l’ancre. A son bord, le philosophe Méropius de Tyr revient d’un voyage d’exploration en Inde, accompagné de ses deux élèves, Frumentius et Edésisus, deux jeunes enfants de sa parenté. Méropius est soulagé de faire escale sur la côte éthiopienne avant de reprendre son périple. Il pourra certainement ravitailler en eau et en nourriture son équipage, épuisé par de longues semaines de navigation. Méropius et ses compagnons s’apprêtent à mettre pied à terre pour demander aux sujets du roi d’Axoum les vivres nécessaires à leur voyage. Mais tout à coup, les passagers sont pris de panique ; les Barbares, loin de les accueillir, se précipitent sur eux, les armes à la main, et les massacrent. Le navire est pillé, l’équipage exterminé. Un silence terrible plane sur le pont du bateau fantôme jonché de cadavres. C’est alors que deux jeunes garçons, tremblants de peur, sortent de leur cachette et courent se réfugier à terre.
    Frumentius et Edésius restent de longues heures cachés sous un arbre. Quand la nuit commence à tomber, pour briser le silence qui les entoure, ils récitent les dernières leçons qu’ils ont apprises. Et c’est ainsi que les Barbares les trouvent. Ils les conduisent à la cour du roi d’Axoum dans l’intention de les vendre comme esclaves. Le souverain comprend que les connaissances des deux jeunes romains peuvent lui être utiles. Frumentius, le plus âgé, est sage et perspicace. Il lit et écrit le grec, la langue officielle de l’Empire romain qui est aussi la langue écrite employée à Axoum. Frumentius devient alors secrétaire du roi, tenant les comptes et les archives du royaume, tandis que son jeune frère Edésius est nommé échanson du roi. Leurs compétences sont vites appréciées par la famille royale et les deux jeunes prisonniers sont bien traités.
    Mais la mort du souverain vient assombrir le ciel abyssin. Avant de mourir, le roi d’Axoum a désigné son épouse comme régente du royaume, en attendant que son tout jeune fils, Ezanas, soit en âge de régner. Il a aussi rendu la liberté à ses deux fidèles serviteurs, Frumentius et Edésius. Les deux frères peuvent désormais rentrer dans l’empire. Pourtant, ils ne partent pas. La reine, en effet, connaissant leur fidélité et leurs qualités, les supplie de l’aider à gouverner son royaume et à protéger son fils. Elle les charge de l’éducation et de la formation du futur roi, Ezanas, et de son frère Sazanas.
    Frumentius et Edésius s’acquittent de leur tâche avec loyauté et conscience. Les deux jeunes romains sont  chrétiens : ils ont reçu oralement la tradition chrétienne à Tyr, région de tradition chrétienne grecque et syriaque, avant de partir en voyage avec leur oncle. Tout naturellement, ils racontent à leurs élèves royaux la vie du Christ et celle des apôtres. Ezanas, futur souverain axoumite, apprend ainsi la vérité sur le Dieu unique, le Dieu créateur, sur les mystères du Christ et de sa résurrection, sur l’action de l’Esprit Saint qui parle au cœur de tout homme. Il apprend à vivre chrétiennement et à prier. Pendant ce temps, Frumentius, qui partage le pouvoir avec la reine, peut mettre en place une politique religieuse favorable aux chrétiens. Il se renseigne sur la situation des chrétiens dans le pays dont il assure les gouvernements. Constatant les liens commerciaux entre l’Abyssinie et le monde romain, il octroie des facilités aux marchands chrétiens dans leurs activités économiques et les autorise à établir des lieux de culte, en leur donnant des terrains pour la construction d’églises. De petites communautés chrétiennes s’organisent alors dans les villes du royaume d’Axoum. Les premières conversions permettent l’expansion rapide de la nouvelle religion. Grâce à la protection de Frumentius, la liberté de pratiquer la religion chrétienne - la religion de l’empire, une religion  d’étrangers ! - est accordée. Le christianisme s’introduit pour la première fois en Ethiopie.
    Le futur roi est bientôt en âge de prendre lui-même en charge le royaume. La tâche de Frumentius et d’Edésius est achevée, ils peuvent regagner l’Empire romain. Edésius rentre à Tyr, retrouve ses parents et est ordonné prêtre ; plus tard, il rencontre Rufin d’Aquilée. C’est lui qui rapportera les épisodes de la première christianisation d’Axoum dans son Histoire ecclésiastique. Frumentius, lui, gagne Alexandrie en Egypte. Il raconte toute son histoire à l’évêque Athanase et lui demande d’envoyer à Axoum un homme digne d’être évêque pour conduire ce nouveau peuple chrétien. Athanase considère que seul Frumentius est susceptible de remplir cette mission, le sacre aussitôt évêque et l’envoie diriger l’Eglise d’Abyssinie, entre 340 et 356. Commence alors la seconde œuvre missionnaire de Frumentius dans le royaume d’Axoum, nouvelle terre chrétienne.
    Les monnaies du royaume sont frappées de la croix du Christ. Le christianisme se développe à Axoum, dans une fidélité parfaite à la foi nicéenne. A tel point que l’empereur romain Constance II, disciple de l’arianisme, tente de faire renvoyer Frumentius pour le remplacer par un évêque arien en écrivant personnellement à Ezanas ! Comment cette missive a-t-elle été reçue ? Les chroniques sont muettes sur ce point. Mais une chose est certaine : avec Frumentius, une nouvelle Eglise est née sur les bords de la mer Rouge, et dans les siècles qui suivirent, une nouvelle nation chrétienne se développa en Ethiopie. La conversion d’Ezanas en fut le germe, et même si le royaume ne s’est converti officiellement au christianisme qu’au Ve siècle, la flamme de la foi était dès lors présente. Elle fut portée par deux enfants chrétiens de Tyr qui, dans des circonstances extraordinaires, ont converti un roi et jeté la semence du christianisme en terre éthiopienne. Les siècles suivants ont montré combien la moisson fut abondante.
    La fête de saint Frumentius, le célèbre évêque d'Axoum, fondateur de l'Eglise d'Ethiopie, né à Tyr vers 315, mort à Axoum vers 380, connu sous le nom d'Abba Salama («Père de la paix»), est célébrée le 27 octobre par les Latins,  le 30 novembre par les Grecs et le 18 décembre par les Coptes.
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    Fromentius and Aedeius , Student of the philosopher Meropius all three from Tyr in the actuel South Lebanon. While on a voyage on the Red Sea, the ship wrecked on the Ethiopian shore, and only Frumentius and Aedeius survived. They were taken to the king at Axum as a curiosity, and became members of the court, Frumentius serving as secretary. When the king died they stayed as part of the queen's court. She permitted them to introduce Christianity to the country, and open trade between Ethiopia and the west. Frumentius convinced Saint Athanasius to send missionaries from Alexandria, and was himself consecrated as bishop of Ethiopia. Converted many, including the princes Ezana and Sheazana, and established a firm foothold in Ethiopia for the faith. 
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    Source :
  • http://saints.sqpn.com/saint-frumentius-of-ethiopia/
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    Other version: 
    A Christian philosopher from Tyre called Meropius travelled to India with his wards, Frumentious and Aedsius. On the way home, they fell prey to pirates in the Red Sea and were shipwrecked. Meropius and the rest of the ship’s company were massacred, but the people of Aksum found the two boys sitting under a tree, studying. They were welcomed at the court of the King, Ella Amida; Aedsius became his cupbearer, and Frumentius became his treasurer and secretary. Then the King died, Frumentius acted as regent until prince Ezana came of age. When the prince came into his inheritance, Aedisius went back to Tyre and Frumentius went to Alexandria, Egypt to ask for a bishop for the Christians of Aksum. Athanasius responded by consecrating Frumentius and sending him back to Aksum as its first bishop. During his reign as king of Aksum , Ezana’s monument s and coins provide a fascinating mirror of his gradual adoption of Christianity. His earliest inscriptions are dedicated to the South Arabian gods Astar, Baher, and Meder, later they invoke the “Lord of Heaven,” and finally, the Trinity. Christianity became the official faith of that state!
    SOURCES:  Latourette, A History of Christianity, p.104, and Isichei, A History of Christianity in Africa, p.32

Le patrimoine chrétien de Tyr, au service de l’œcuménisme et de la diversité culturelle.

Le patrimoine chrétien de Tyr, au service de l’œcuménisme et de la diversité culturelle.
La cite de Tyr, au sud du Liban actuel, a connu le message chrétien du temps même du Christ et de ses premiers Apôtres et disciples. Les écrits évangéliques  et les Actes des Apôtres lui consacrent  plusieurs épisodes  affirmant son caractère comme berceau du Christianisme et foyer du pluriculturalisme. Elle avait occupe déjà une place cosmopolite entre les 2 eme et 4 eme siècles avant J.C, notamment par son rayonnement culturel et son influence maritime. Le livre d’Ezéchiel (7eme S. avant J.C.) nous donne une description parlante du niveau de gloire atteint par la cite  de Heracle. Quand, dans le monde habité ( l’œucouméné), à l’exception de l’Egypte et de la Mésopotamie, dominait le  modèle du village, Tyr offrait déjà le modèle de la Cite exemplaire avec son système  gouvernemental démocratique. L’historien Paul Morand décrit ainsi Tyr et Sidon : «  ces deux villages de pécheurs furent une fois toute l’histoire du monde. L’essence de l’esprit méditerranéen, de la science venue de Chaldée, l’art décoratif, l’industrie et le commerce de la race blanche vécurent sur ces deux promontoires, deux mille ans avant le Christ »
Bien qu’elle connaisse très tôt l’enseignement du Maitre Divin, l’Eglise de Tyr  ne prospère  réellement qu’au 2eme siècle après J.C, quand elle aura eu  ses premiers archevêques, ses  illustres martyrs et personnalités des divers rangs ecclésiaux et catégories sociales, ses philosophes, ses théologiens et ses juristes, aussi bien païens que chrétiens,  auxquels l’Humanité doit beaucoup ( pensons au moins au leg du célèbre jurisconsulte Ulpianus fils de Tyr et à son valeureux apport  au Droit Humain  ) . Rappelons  que les martyrologes des différentes églises, tant orientales qu’occidentales, ne cessent de  célébrer la mémoire des centaines de martyrs tyriens ( dont Christine, Theodosia, Tyranius, les 500 martyrs fêtés selon le calendrier maronite le 19  février,  etc…)
La basilique de Tyr, dédiée  à la Sainte Vierge, la plus illustre dans toute la chrétienté de l’époque,  se distinguait  par son architecture, son espace et ses admirables décorations. L’homélie de ré-inauguration prononcée alors (en 316)  , par l’historien et le  témoin oculaire Eusèbe de Césarée, en présence de l’illustre archevêque du lieu, Paulinus, nous en livre un témoignage vivant. (L’Histoire de l’Eglise,chap X)
En plus de ses éminents pasteurs , Tyr connait aussi parmi ses enfants ou originaires des papes ( Sissinius, , Jean et Constantin ) et des patriarches ; Sur  son spacieux  hippodrome  olympique  ont eu lieu des scènes émouvantes de martyres , survenus dans les vagues successives des persécutions romaines  ; des conciles régionaux y ont été tenus , entre le 3eme et le 7 eme siècles, dans la mouvance des houleuses controverses christologiques qui ont divise le christianisme en une mosaïque de sectes et de courants de pensée. Devenue Métropole depuis le règne de l’empereur Adrien (+113, et située entre Antioche, Jérusalem et Alexandrie, elle a joue avec ses 41 diocèses dont Sidon, Beyrouth, Byblos, Tripoli un rôle prépondérant sur  tous les plans.
Apres près de 5 siècles de domination musulmane (634-1096) durant lesquels la présence chrétienne s’est presque totalement éclipsée, les vagues successives des croisades ont laisse des empreintes toujours visibles  a travers des édifices et des écrits inoubliables. La figure d’un Guillaume de Tyr avec son héritage historiographique  ainsi que la splendide Basilique à l’intérieur de  laquelle se faisaient introniser  les Rois croises de Jérusalem demeurent autant de signes qui devraient enrichir les pages de l’Histoire chrétienne de Tyr et de son patrimoine culturel et religieux international.
Si vers la fin du 13eme siècle Tyr sombre dans l’obscurantisme né de  l’occupation des Mamlouks, héritiers de l’armée de Saladin, Tyr va s’cheminer, à l’instar des différentes régions du Liban  grâce à la politique d’ Emirs  convertis ou sympathisant avec la culture chrétienne , (notamment catholique , via le patriarcat et leadership laïc maronite ) , vers un essor socio- économique et culturel qui devait atteindre progressivement  ses structures modernes , concrétisées depuis 1920 par  la formule coexistentielle du Grand Liban.
La prise de conscience de la richesse patrimoniale du sol libanais, et par conséquent de l’archéologie  libanaise, dans le cadre de laquelle la ville de Tyr représente depuis toujours un site privilégié, devait amener les chercheurs à multiplier leurs activités , soit dans le cadre d’expéditions officielles et méthodiques  , comme celle  patronnée par Napoléon III en 1860, dirigée en l’occurrence  par des académiciens comme Ernest Renan, soit dans le cadre de recherches improvisées par des antiquaires et des faussaires dont le but se limitait a la simple recherche de trésors. Le fruit de ces recherches demeure considérable malgré sa dispersion.
Rapelons ici les mots pathetiques par lesquels Ernest Renan a exprime au cours de sa visite a Tyr en 1860 son admiration pour cette terre biblique qui inspirait toujours pour lui  le parfum qu’elle avait du temps de Jesus : 
" Ici,je suis déjà en terre biblique. Je vois de ma terrasse (à Tyr) Sarepta, l'Hermon, le Carmel, les montagnes de la tribu de Dan... Le Liban, la chose du monde la plus enivrante, par un rare privilège, réunit à un haut degré le grandiose et le charme ; ce sont des Alpes riantes, fleuries, parfumées. Chacun de ses sommets était couronné de temples... Tout ce que je puis vous dire, c'est que l'air du Liban est le plus suave, le plus pur, le plus vivifiant du monde, que ce pays inspire la santé, le repos, la tranquillité d'esprit, une activité bienfaisante et tempérée, que les populations en somme sont bonnes et douces, que la sécurité est plus grande qu'en aucun pays d'Europe et que je traverserais le pays seul à pied sans une ombre d'appréhension." 
Apres l’expédition française, nommée «  Expédition de Phénicie » (rapportée dans un ouvrage volumineux et publié entre 1864 et 1875), Tyr, ainsi que l’ensemble du sol libanais, fut l’objet de plusieurs explorations archéologiques qui ont fait lumière sur des trésors précieux dont une partie fait la richesse du Musée National libanais de Beyrouth, ainsi que d’autres musées en Europe et en Turquie.
Malheureusement, dirigée par l’Emir Maurice Chehab, et menées sous la supervision de l’Etat libanais,  les dernières fouilles des années 70, devaient être suspendues a cause  de la guerre qui a meurtri  le Liban. Mais malgré tout, ces fouilles  ont contribué a la découverte de l’ancienne ville de Tyr, phénicienne et gréco-romaine, dans laquelle il est fait lumière et pourra l’être davantage, sur un patrimoine chrétien sur l’un de ses  berceaux les plus originaux, singuliers et cosmopolites.
Une large  partie de ce  patrimoine a disparu ou dispersée, certes, mais, dans des conditions moins défavorables, il serait toujours possible de sauver le reste, grâce à la contribution d’institutions internationales comme l’Unesco, les institutions concernées par le patrimoine commun des pays méditerranéens, le Conseil des Eglises du Moyen Orient ou autres…
J’ajoute à cela que, ne se réduisant pas aux éléments enfouis dans le sol, le patrimoine englobe aussi les œuvres écrites et picturales, enfouies dans les bibliothèques, les couvents, les divers centres culturels  et musées du monde. Le patrimoine de Tyr est riche sur ce plan. De nos jours  il n’est plus impossible de le  restituer et regrouper dans un espace déterminé en quelques lieux , et pourquoi pas sur le sol même de Tyr.
Une  telle tache, aussi ambitieuse parait-elle, est énormément facilitée de nos jours par le recours aux  nouveaux moyens de communication (internet et autres techniques du numérique).
La prise d’une  décision claire et une bonne gestion concernant un tel projet pourrait le rendre concret.
Parmi ses avantages on peut avancer, dans le contexte de doute et d’appréhension issus du prétendu « printemps arabe « que :
-          Le christianisme est chez lui, enraciné, en Orient.
-          Aucune autorité ni force  ne peuvent justifier son départ forcé.
-          Il est autant  un devoir, pour la famille Internationale, qu’un droit inaliénable  pour les chrétiens d,Orient de laisser vivre ses derniers et se développer en paix sur le sol de leur propre berceau historique et géographique.
Sans cette garantie, les principes des Droits de l’Homme, fondement de notre Civilisation, risquent de devenir des notions et des valeurs vides de sens.

 JTK

mardi 31 janvier 2012

فيليبوس العربي

فيليبوس العربي 
كان الامبراطوران فيليب الاب وفيليب الابن  قد سبقا الامبراطور قسطنطين الى اعتناق الايمان  المسيحي بحوالى ستين سنة ( ٢٤٤- ٣١٣) . شهد بهذه الحقيقية المؤرخ اوسابيوس المعاصر لهما وهذه هي شهادته:  
" لما اكمل جورديانوس ست سنوات امبراطورا على الامبراطورية الرومانية خلفه فيليب مع ابنه فيليب . ويقال انه ،  اذ كان مسيحيا واراد ان يشترك مع الشعب في الصلاة  بالكنيسة ليلة عيد الفصح ، لم يسمح له رئيس الكنيسة وقتئذ بالدخول الا بعد ان يعترف ، ويعتبر نفسه ضمن الخطاة  الذين يقفون موقف التائبين . ولو لم يفعل هذا لما كان قد قبله بسبب  الجرائم الكثيرة التي ارتكبها. ويقال انه اطاع للحال ، مظهرا بمسلكه خوفا حقيقيا لله. "  
تاريخ الكنيسة تاليف يوسابيوس القيصري
ترجمة. القمص مرقس داود - مكتبة المحبة ١٩٧٩   الحديثة للطباعة الفجالة  -  مصر ، عن فيليبوس العربي: صفحة ٣٢٣-٣٢٤ 

icones de sainte christina

lundi 30 janvier 2012

تيودوسية ابنة صور اللبنانية ، الشهيدة في العذارى

Sainte Christine,martyre vers l'an 300, fetee le 24 juillet

Plusieurs hypotheses : une seule Christine ou bien deux ayant le même nom? 
Selon les diverses Sources:

1-selon Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.:
Christine était une enfant de dix ans; cependant il ne fallut pas moins de trois tyrans successifs pour la faire mourir, car les deux premiers furent victimes de leur cruauté. Elle avait pour père un gouverneur romain, nommé Urbain, très attaché au culte des faux dieux. Christine, inspirée d'en haut, après avoir ouvert les yeux à la vraie foi, enleva toutes les idoles d'or et d'argent que son père adorait dans sa maison, les mit en pièces et les donna en aumône à de pauvres chrétiens. A cette nouvelle, la colère de son père ne connut pas de bornes; elle fut souffletée, fouettée, déchirée avec des griffes de fer.

Au milieu de ces tortures, l'héroïque enfant conservait la paix de son âme et ramassait les morceaux de sa chair pour les présenter à son père dénaturé. Le supplice de la roue et celui du feu lui furent inoffensifs. Un ange vint ensuite dans la prison de Christine guérir ses plaies. Son père tenta un dernier effort; il la fit jeter dans le lac voisin avec une pierre au cou, mais un Ange la conduisit saine et sauve au rivage. Ce nouveau prodige irrita tellement le père barbare, que, le lendemain, on le trouva mort dans son lit.

Un nouveau gouverneur fut l'héritier de sa cruauté; il fit coucher Christine dans un bassin d'huile bouillante mêlée de poix; mais elle fit le signe de la Croix sur elle et ne ressentit pas les atteintes de ce supplice. Après de nouvelles tortures, on la conduisit dans le temple d'Apollon; dès qu'elle y entra, l'idole se brisa en pièces, et le tyran tomba raide mort. Sur le coup, trois mille infidèles se convertirent à la vraie foi.

La courageuse martyre dut être présentée devant un troisième juge, qui eut à coeur de venger la honte et la mort de ses deux prédécesseurs. Il fit jeter la jeune martyre dans une fournaise ardente, où elle resta cinq jours sans en rien souffrir. Les bourreaux, à bout d'expédiant, la laissèrent en prison au milieu d'une quantité de vipères que ne lui firent aucun mal. On lui coupa la langue sans qu'elle perdît l'usage de la parole. Enfin, attachée à un poteau, elle fut percée de flèches.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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2- SAINTE CHRISTINE selon Alphanus, archevêque de Salerne

Christine, ointe du chrême ; elle eut en effet le baume de bonne odeur dans son genre de vie, l'huile de dévotion dans le cœur, et la bénédiction à la bouche.
Sainte Christine ** naquit de parents très nobles, à Tyr ***, en Italie. Son père la mit dans une tour avec douze suivantes; elle y avait des dieux d'argent et d'or. Comme elle était fort belle et que plusieurs la recherchaient en mariage, ses parents ne voulurent l'accorder à personne afin qu'elle restât consacrée au culte des dieux. Mais, instruite par le Saint-Esprit à avoir en horreur les sacrifices des idoles, elle cachait dans une fenêtre les encens avec lesquels on devait sacrifier. Son père étant venu, les suivantes lui dirent : « Ta fille, notre maîtresse, méprise nos divinités et refuse de leur sacrifier ; elle dit au reste qu'elle est chrétienne. » Le père, par ses caresses, l'exhortait à honorer les dieux, et elle lui dit : « Ne  m'appelles pas ta fille, mais bien celle de celui auquel on doit le sacrifice de louanges ; car ce n'est pas à des dieux mortels, ymais au Dieu du ciel que j'offre des sacrifices. » Son père lui répliqua : « Ma fille, ne sacrifie pas seulement a un
* Alphanus, archevêque de Salerne en 1085, a donné les actes de cette sainte qui se trouvent ici en abrégé.
** Cette légende est un abrégé fidèle de la vie et du martyre de sainte Christine écrite au XI° siècle par Alphanus, archevêque de Salerne.
*** Ville de Toscane engloutie dans le lac Bolsène.
265
Dieu, de peur d'encourir la haine des autres. » Christine lui répondit.: « Tu as bien parlé, tout en ne connaissant pas la vérité ; j'offre en effet des sacrifices au Père, au Fils, et au Saint-Esprit. » Son père lui dit : « Si tu adores trois dieux, pourquoi n'adores-tu pas aussi les autres ? » Elle répondit: « Ces trois ne font qu'une seule divinité. » Après cela Christine brisa les dieux. de son père et en donna aux pauvres l'or et l'argent. Quand le père revint pour adorer ses dieux, et qu'il ne les trouva plus, en apprenant des suivantes ce que Christine en avait fait, il devint furieux et commanda qu'on la dépouillât et qu'elle fût fouettée par douze hommes jusqu'à ce qu'ils fussent épuisés eux-mêmes. Alors Christine dit à son père : « Homme sans honneur et sans honte, abominable aux yeux de Dieu ! ceux qui me fouettent s'épuisent ; demande pour eux à tes dieux de la vigueur, situ en as le courage! » Et son père la fit charger de chaînes et jeter en prison. Quand la mère apprit cela, elle déchira ses vêtements, alla trouver sa fille et se prosternant à ses pieds, elle dit : « Ma fille Christine, lumière de mes veux, aie pitié de moi, », Christine lui, répondit : « Que  m'appelez-vous votre, fille ?ne savez-vous pas lue je porte le nom de mon Dieu ?» Or, la mère, n'ayant pu faire changer sa fille de résolution, revint trouver son mari. auquel elle déclara les réponses de Christine. . Alors le père la fit amener devant son tribunal et lui dit : « Sacrifie  aux dieux, sinon tu seras accablée dans les supplices; tu ne seras plus appelée ma fille. » Elle lui répondit: « Vous  m'avez fait grande grâce de ne plus  m'appeler maintenant fille du diable. Celui qui (266) naît de Satan est démon ; tu es le père de ce même Satan. » Son père ordonna qu'on lui racleit les chairs avec des peignes et que ses jeunes membres fussent disloqués. Christine prit alors de sa chair qu'elle jeta à la figure de son père en disant: « Tiens, tyran, mange la chair que tu as engendrée. » Alors le père la fit placer sur une roue sous laquelle il fit allumer du feu avec de l'huile; mais la flamme qui en jaillit fit périr quinze cents personnes. Or, son père, qui attribuait tout cela à la magie, la fit encore une fois renfermer en prison, et quand la nuit fut venue, il commanda à ses gens de lui lier une pierre énorme au coi et de la jeter dans la mer. Ils le firent, mais aussitôt des anges la prennent, J -C. lui-même. vient à elle et la baptise dans la mer en disant : « Je te baptise en Dieu, mon père, et en moi J.-C. son fils, et dans le Saint-Esprit. » Et il la confia à l'archange Michel qui l'amena sur la terre. Le père, qui apprit cela, se frappa le front en disant : « Par quels maléfices fais-tu cela, de pouvoir ainsi exercer ta magie dans la mer ? » Christine lui répondit : « Malheureux insensé ! c'est de J.-C. que j'ai reçu jette grâce. » Alors il la renvoya dans la prison avec ordre de la décapiter le lendemain.
Or, cette nuit-là même, son père Urbain fut trouvé mort. Il .eut pour successeur un juge inique, appelé Elius *, qui fit préparer une chaudière dans laquelle on mit bouillir de l'huile, de la résine et de la poix pour jeter Christine. Quatre hommes, agitaient la cuve afin que la sainte fût consumée plus vite. Alors elle
* Alphanus le nomme Idion.
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loua Dieu de ce qu'après avoir reçu une seconde naissance, il voulait qu'elle fût bercée comme un petit enfant. Le juge irrité ordonna qu'on lui rasât la tête et qu'on la menât nue à travers la ville jusqu'au temple d'Apollon. Quand, elle y fut arrivée; elle commanda à l'idole de tomber, ce qui la réduisit en poudre. A cette nouvelle le juge s'épouvanta et rendit l'esprit. Julien lui succéda: il fit chauffer une fournaise et y jeter Christine ; et elle resta intacte pendant cinq jours * qu'elle passa à chanter et à se promener avec des anges. Julien, qui apprit cela et qui l'attribua à la magie, fit jeter sur elle deux aspics, deux vipères et deux couleuvres. Les serpents lui léchèrent les pieds, les aspics ne lui firent aucun mal et s'attachèrent à ses mamelles, et les couleuvres en se roulant autour de son cou léchaient sa sueur. Alors Julien dit à un enchanteur «Est-ce que tu es aussi magicien? irrite les bêtes. » Et comme il le faisait, lés serpents se jetèrent sur lui et le tuèrent en un instant. Christine commanda. ensuite aux serpents, les envoya dans un désert et elle, ressuscita. le mort. Julien alors ordonna de lui- enlever les mamelles, d'où il coula du lait au lieu de sang. Ensuite il lui fit couper la langue; Christine n'en perdit pas l'usage de la parole;  elle ramassa sa langue et la jeta à la figure de Julien, qui, atteint à l'oeil, se trouva aveuglé. Julien irrité lui envoya deux flèches au coeur et une autre à son côté. En recevant ces coups elle rendit son esprit a Dieu, vers l'an, du Seigneur 287, sous Dioclétien. Son corps repose dans un château
Alphanus le nomme Idion.
* Trois heures, d'après Alphanus.
268
           
qu'on appelle Bolsene situé entre la Ville vieille et Viterbe. La tour qui était vis-à-vis de ce château a été renversée de fond en comble.
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3- Accueil   Missel   Sanctoral

24/07 Ste Christine, vierge et martyre

Le martyrologe hiéronymien annonce aujourd'hui à Tyr le natale de la vierge sainte Christine (MH 393), mais on vénère le même jour à Bolsena, près d'Orvieto, en Ombrie, une martyre du même nom. S'agit-il de deux saintes homonymes ou le culte de la vierge syrienne s'est-il implanté en Italie ? – On ne saurait en discuter ici, encore que l'hypothèse des deux Christine semble la plus vraisemblable. En effet, si la Passion grecque de Christine de Tyr est attestée au Ve siècle, la tombe de Bolsena était visitée dès le IVe et, en 1880, on y a découvert des débris du squelette d'une jeune fille [1].

Simple commémoraison au bréviaire, Ste Christine ne dispose pas de lecture aux Matines, on fait seulement commémoraison à Laudes.
Dom Guéranger, l'Année Liturgique
Christine, dont le nom seul embaume l'Église des parfums de l'Époux, prélude dans sa grâce à la fête de l'aîné des fils du tonnerre. L'antique Vulsinies, assise près de son lac aux rives de basalte, aux calmes et claires eaux, la vit à dix ans mépriser les idoles des nations. Elle triompha du paganisme étrusque là même où Constantin signale en ses édits [2] le lieu de la solennelle réunion qui se faisait chaque année des faux prêtres ombriens et toscans. La découverte du tombeau de Christine est venue confirmer dans nos temps jusqu'à cette particularité de l'âge de la martyre donné par ses Actes, auxquels la science des derniers âges avait voulu dénier toute valeur. Nouvelle leçon, reçue après bien d'autres, et qui devrait amener une critique trop infatuée à reporter quelquej peu sur elle-même les défiances dont elle se fait un honneur. Lorsque du rivage qui reçut après ses combats la dépouille de l'héroïque enfant, on contemple l'île où périt tragiquement deux siècles plus tard la noble fille de Théodoric le Grand, Amalasonte, le néant des grandeurs qui n'ont que cette terre pour piédestal saisit l'âme plus éloquemment que ne ferait tout discours. Au XIIIe siècle, l'Époux, continuant d'exalter la martyre au-dessus des plus illustres reines [3], voulut l'associer à son triomphe au Sacrement d'amour : ce fut l'église de Christine qu'il choisit pour théâtre du miracle fameux de Bolsena, qui précéda de quelques mois seulement l'institution de la solennité du Corps du Seigneur.

Bhx cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Nous devons distinguer deux différentes Christine, bien qu'Adon, dans son Martyrologe, en ait fait une seule personne.

L'une est de Tyr, et elle est très vénérée par les Orientaux, qui lui donnent le titre de Χριστίνης μεγαομάρτυρος, l'autre est de Bolsena, où l'on conserve ses reliques.
La fête de ce jour est en l'honneur de la Mégalomartyre de Tyr, et elle est commune à tous les calendriers grecs, maronites, arméniens et coptes. Joseph l'hymnographe, au IXe siècle, composa en son honneur de magnifiques canons avec l'acrostiche :
Χριστοῦ σε μέλπα τὴν ἐπώνυμον χόρην ΙΩΣΕΗΦ 
Christi te puellam te cano cognomine, Ioseph.

A Constantinople, au moyen âge, on célébrait sa fête en trois lieux distincts [4]. Dans les mêmes livres liturgiques byzantins, nous trouvons ces vers en l'honneur de Christine :

Le sang qu'elle répandit pour vous,
vous unit Christine, ô Christ,
comme une épouse sans tache que déjà blessent les flèches.
L'autre martyre Christine, du lac de Bolsena, fut primitivement ensevelie dans le cimetière qui s'étend sous sa basilique. En 1880 on retrouva son tombeau, contenant encore une partie de ses reliques, et De Rossi en illustra la découverte dans son Bulletin d'Archéologie chrétienne, où il voulut démontrer que les Orientaux avaient emprunté aux Latins le culte de sainte Christine. Aujourd'hui cette thèse est abandonnée.

De l'examen des ossements de la Sainte de Bolsena, il résulte que celle-ci n'avait probablement pas plus de quatorze ans.
La messe est du Commun Me exspectavérunt.
Dom Pius Parsch, Le guide dans l'année liturgique
Sainte Christine. Jour de mort : 20 juillet, vers 300. Tombeau : à Palerme en Sicile [5]. Image : Celle d'une jeune fille, avec divers instruments de torture. Vie : Nous devons distinguer deux saintes de ce nom. La première était originaire de Bolsena ; la seconde vécut à Tyr et est honorée comme grande martyre chez les Orientaux. C'est aujourd'hui la fête commune de ces deux saintes.

4- Voici le texte du Martyrologe sur la sainte d'Occident. « A Bolsena, en Toscane, mort de sainte Christine, vierge et martyre. A l'âge de onze ans, elle brisa, en témoignage de sa foi, les idoles d'or et d'argent de son père et les distribua aux pauvres. Sur l'ordre de celui-ci, elle fut lacérée de coups, soumise à divers tourments et jetée avec une lourde pierre dans la mer ; mais un ange la délivra. Plus tard, sous un autre magistrat, successeur de son père, elle subit avec une admirable constance de nouveaux supplices plus terribles encore. Elle acheva enfin sa glorieuse carrière après avoir été jetée dans une fournaise ardente où elle resta cinq jours sans en être incommodée, après avoir triomphé par la force du Christ de tous les artifices, été transpercée de traits et eu la langue arrachée ». Son tombeau fut découvert en 1886. De l'examen de ses restes on peut conclure qu'elle mourut très jeune ; tout au plus avait-elle quatorze ans.

Pratique : Il se trouve encore aujourd'hui des enfants assez courageux pour dire à leur père et à leur mère ; « Voilà qui est indigne d'un foyer chrétien » ; des enfants capables de détruire sans hésitation les tableaux et les livres inconvenants qu'ils y découvrent, et d'affronter les conséquences de leur geste.

[1] Cf. Pierre Jounel, Le Culte des Saints dans les Basiliques du Latran et du Vatican au douzième siècle, École Française de Rome, Palais Farnèse, 1977.

[2] Orelli-Henze. n. 5580.

[3] Cant. VI, 7.

[4] Act. SS. Ind. V, 504.

[5] Dom Parsch ici des reliques de la Christine de Tyr qui aurait été transférées en Sicile, cf. Pierre Jounel, Le Culte des Saints dans les Basiliques du Latran et du Vatican au douzième siècle, École Française de Rome, Palais Farnèse, 1977, p. 260.
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5- Christine de Tyr
Sainte Christine de Tyr est une sainte martyre ayant vécu, selon les sources, au iiie siècle ou au ve siècle. Son jour de fête est fixé au 24 juillet en Orient et en Occident.
Son père, Urban, était un riche magistrat romain qui vénérait les idoles païennes. Il possédait un grand nombre de ces statues en or, que sa fille, convertie au christianisme, brisa et donna aux pauvres. Son père, furieux, la fit fouetter et emprisonner. Face à son refus de renoncer au Christ, le père écartela Christine avec des crochets en fer et finit par la jeter au feu. Voyant qu'elle avait survécu à ce traitement, il fut si frappé qu'il en mourut dans de grandes souffrances.
Cela ne mit pourtant pas un terme au chemin de croix de Christine, étant donné qu'un second magistrat fut nommé. Ce dernier l'exhorta à davantage de sagesse en lui rappelant ses origines aristocratiques, ce à quoi elle aurait répondu : « Le Christ, que tu méprises, me délivrera de tes mains ». La réplique exaspéra le magistrat, qui l'enferma dans un four pendant cinq jours, en vain. Le juge suivant l'enferma en compagnie de serpents venimeux : ces derniers l'ignorèrent mais tuèrent le gardien. Christine ramena le gardien à la vie et le convertit au christianisme, mais sa seule récompense fut d'avoir la langue coupée.
Elle succomba finalement à la mort après avoir été percée de flèches. Ses reliques sont désormais conservées à Palerme en Sicile, dont Christine est également l'une des quatre saintes patronnes.
ModifierDeux Traditions

On a supposé qu'elle avait souffert dans une ville appelée Tyro, située sur une île du lac de Bolsena. 
C'est la présence fort ancienne de ses reliques en Italie qui a fait chercher dans ce pays un lieu pouvant correspondre aux indications obscures de certains textes. En fait, la tradition orientale permet de lever certaines obscurités. L'Orient honore en effet le 24 juillet une martyre du nom de Christine qui a combattu à Tyr, ville située sur une île qu'Alexandre le Grand transforma en presqu'île. Il n'y a pas lieu de penser qu'il y ait eu deux Christine de Tyr (ou de Tyro).
Autres saintes du nom de Christine : voir Sainte Christine.
 Portail du catholicisme  Portail de la Rome antique  Portail de la Sicile.

vendredi 20 janvier 2012

المراة النازفة التي شفاها السيد المسيح كانت من بانياس عند جبل حرمون

المراة النازفة التي شفاها السيد المسيح كانت من سكان بانياس عند جبل حرمون
من كتاب تاريخ الكنيسة -  تاليف يوسابيوس القيصري من القرن الرابع الميلادي 
ترجمة القمص مرقس  داود - مكتبة المحبة ١٩٧٩   القاهرة الحديثة للطباعة الفجالة  -  مصر 
النص التالي مستل من الفصلين   السابع عشر والثامن عشر ، صفحة ٣٦٤- ٣٦٥
 " العلامات التي تمت في بانياس عن قدرة مخلصنا العظيمة"
" .... في قيصرية  فيليبس التي يدعوها الفينيقيون  بانياس توجد ينابيع عند سفح جبل بانيوس ينبع منها الاردن . (... ) طالما كنت قد ذكرت هذه المدينة فلا اظن لائقا ان اتجنب ذكر رواية تستحق التسجيل للاجيال المتعاقبة. لانه يقال ان المراة نازفة الدم التي نالت البرء على يدي المخلص ، كما نعرف من الانجيل المقدس ، كانت من سكان تلك المدينة، وان بيتها معروف فيها ، وانه لا تزال باقية هناك اثار لتعطف المخلص عليها. لانه قد اقيم على حجر مرتفع بباب بيتها تمثال نحاسي لامراة جاثية ويداها مبسوطتان كانها تصلي . وتجاه هذا تمثال من نفس المادة لرجل  في هندام انيق مرتد عباءة مزدوجة انيقة  مادا يده نحو المراة.، وعند قدميه بجانب النصب نفسه نبات غريب يرتفع الى هدب العباءة النحاسية، وهو دواء لكل  انواع الامراض. 
ويقولون ان هذا النصب تمثال ليسوع . وقد بقي الى يومنا هذا ، حتى اننا نحن انفسنا ايضا رايناه عندما كنا مقيمين في المدينة. 
وليس غريبا على الذين من الامم ، الذين منذ القديم انتفعوا من المخلص ، ان يفعلوا هكذا طالما كنا قد علمنا ان رسوما مماثلة لرسولية  بولس وبطرس ، والمسيح نفسه محفوظة بالتصوير، اذ جرت العادة بين الاقدمين على ما يظهر ، حسب تقليد الامم ، ان يقدموا ، بلا تمييز ، مثل هذا الاكرام لمن يعتبرونهم منقذين لهم. "